Съдържание
Условие2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957)2.2 Modèle exosphérique du vent solaire2.2.1 Distribution des vitesses au niveau de l’exobase2.2.2 Première approche : modèle de Chamberlain (1960)2.2.3 Modèle de Lemaire et Scherer (1971)2.2.4 Distribution suprathermique des électrons : modèle de Pierrard et Lemaire (1996)2.3 Vent solaire avec champ magnétique : spirale de ParkerОтговориРешениеX-ENS 2008, Приемен изпит, математика и физика — Задача 2. Le vent solaire
SESSION 2008 — Filière MP — PHYSIQUE MPI — Épreuve commune aux ENS de Paris, Lyon et Cachan — Le vent solaire
Consignes
L’usage de calculatrices électroniques de poche à alimentation autonome, non imprimantes et sans document d’accompagnement, est autorisé. Cependant, une seule calculatrice à la fois est autorisée sur la table ou le poste de travail, et aucun échange n’est autorisé entre les candidats.
Les parties 1 et 2 sont assez largement indépendantes l’une de l’autre.
Le candidat est prié d’accorder un soin particulier à la clarté et à la concision de ses réponses ainsi qu’aux applications numériques demandées.
Le vent solaire
Le vent solaire est l’extension aux grandes distances de l’atmosphère solaire (appelée la couronne solaire, voir Fig. 1). C’est un flux de plasma (particules ionisées) issu d’une région de la couronne solaire appelée l’exobase, et qui s’étend dans tout le système solaire. Ce plasma est globalement neutre, complètement ionisé et constitué d’électrons et d’ions (on utilisera le terme de proton pour désigner l’ion dans tout le problème). Le tableau 1 récapitule les caractéristiques principales de ce vent solaire au niveau de la Terre.
Le but de cette étude est de comprendre l’origine physique du vent solaire et d’estimer sa vitesse asymptotique.
| valeur | unité | |
|---|---|---|
| Densité particulaire moyenne | m | |
| Vitesse du vent solaire lent () | 400 | km.s |
| Vitesse du vent solaire rapide | 750 | km.s |
| Température | K | |
| Champ magnétique | 7,0 | nT |
Tab. 1: Caractéristiques du vent solaire à une unité astronomique (1 UA).
Constantes physiques
| notation | grandeur | valeur | unité |
|---|---|---|---|
| charge élémentaire | C | ||
| masse de l’électron | kg | ||
| masse du proton | kg | ||
| constante de Boltzmann | J.K | ||
| permittivité diélectrique du vide | F.m | ||
| perméabilité magnétique du vide | H.m | ||
| UA | unité astronomique (distance Terre-Soleil) | m | |
| G | constante de gravitation | kg.m.s | |
| masse du Soleil | kg | ||
| rayon du Soleil | m | ||
| pulsation de rotation du Soleil | rad.s |
Notations
| grandeur | unité | |
|---|---|---|
| densité d’électrons | m | |
| densité de protons | m | |
| T | température | K |
Formulaire
On rappelle quelques expressions d’analyse vectorielle en coordonnées sphériques :
On donne la valeur de l’intégrale suivante () :
Corrigé de l’épreuve de physique MPI 2008
Le lecteur intéressé pourra consulter cette bibliographie introductive sur laquelle le sujet s’est en partie appuyé :
- « How does the solar wind blow ? a simple kinetic model », Nicole Meyer-Vernet, Eur. J. Phys. 20, 167 (1999)
- « Basics of the solar wind », Nicole Meyer-Vernet (Cambridge University Press, 2007)
- « Physics of space plasmas : an introduction », George K. Parks (Boulder, 2004)
- « Physics of the space environment », Tamas I. Gombosi (Cambridge University Press, 1998)
Условие
On modélise le vent solaire comme un plasma cinétique complètement ionisé constitué d’électrons et de protons. On appelle vitesse du vent solaire celle des protons.

30. À l’aide des données du tableau 1, estimer le temps que mettrait le Soleil à perdre toute sa masse si le vent solaire était l’unique mécanisme de perte de masse.
31. Comparer la perte d’énergie due au vent solaire avec la perte d’énergie due à la radiation électromagnétique. On rappelle qu’au niveau de la Terre (à 1 UA), le flux lumineux reçu de la part du Soleil est d’environ 1000 W.m.
2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957)
La couronne solaire, supposée ici à symétrie sphérique, est la partie de l’atmosphère solaire située au-delà du rayon solaire et qui se dilue dans l’espace (voir Fig. 1). Dans le modèle dit hydrostatique, on décrit la couronne solaire comme un gaz parfait d’électrons et de protons dans lequel les collisions assurent les échanges thermiques (modèle collisionnel, ou « fluide »), de telle sorte que la température est la même pour les électrons et les protons. On néglige les éventuels champs électrique et magnétique, ainsi que tout mouvement d’ensemble. On admet de plus que dans les plasmas considérés, la conductivité thermique n’est pas constante, mais dépend de la température T selon la loi :
où est une constante.
32. Justifier, à l’aide de ce qui a été vu dans la partie 1, que l’on peut a priori négliger le champ électrique.
33. Exprimer la pression du plasma, à la distance du centre du Soleil, en fonction de la température et de la densité en protons.
34. On suppose que le régime permanent est atteint. Montrer que la température s’écrit sous la forme :
où est une constante et . Déterminer la valeur de .
35. Avec ce modèle, quelle serait la température au niveau de la Terre ? Utiliser les données du tableau 3 de la partie 2.2.
36. Établir l’équation de l’équilibre hydrostatique et l’écrire sous la forme :
Donner l’expression de .
37. En déduire que la pression s’écrit :
et donner l’expression de en fonction de .
38. Calculer numériquement et comparer cette valeur à la pression du milieu interstellaire, qui est de l’ordre de Pa.
39. Quelle(s) critique(s) peut-on faire à ce modèle ? Dans quelle mesure suggère-t-il l’existence d’un vent solaire ?
2.2 Modèle exosphérique du vent solaire
La couronne solaire est maintenant modélisée comme la succession de deux régions séparées par une frontière appelée l’exobase. Cette frontière est définie comme la sphère de rayon . Sous l’exobase se situe la barosphère, dans laquelle les collisions dominent et où le modèle d’équilibre hydrostatique précédent est valable. Au-delà de l’exobase se situe l’exosphère, dans laquelle le plasma est supposé sans collision (cinétique). Le vent solaire est émis au niveau de l’exobase. Les données utiles concernant l’exobase sont rassemblées dans le tableau 3.
| Notation | Valeur | Unité | |
|---|---|---|---|
| Température de l’exobase | K | ||
| Densité particulaire de référence à l’exobase | m | ||
| Altitude de l’exobase | m | ||
| Indice lorentzien | 3 | sans unité |
Tab. 3: Caractéristiques de l’exobase.
2.2.1 Distribution des vitesses au niveau de l’exobase
La loi de distribution des vitesses est notée . Elle est définie telle que la probabilité élémentaire d’observer une particule (électron ou proton ) dont le vecteur vitesse est compris entre et s’écrit :
La notation indicielle spécifie que les quantités se rapportent à celles des électrons pour l’indice ou à celles des protons pour l’indice .
On suppose, pour le moment, que cette distribution des vitesses est maxwellienne pour les électrons et les protons, soit :
40. Vérifier que :
41. Montrer que la distribution de la norme de la vitesse s’écrit :
42. Exprimer la vitesse quadratique moyenne ainsi que la vitesse la plus probable, notée .
43. Exprimer la vitesse de libération au niveau de l’exobase. Cette vitesse est-elle la même pour les électrons et les protons ? Faire l’application numérique.
44. Exprimer, sous forme intégrale, les flux (nombre de particules par unité de temps et par unité de surface) d’électrons et de protons qui s’échappent au niveau de l’exobase (on précisera soigneusement les bornes des intégrales pour chaque variable).
45. En déduire qu’ils s’écrivent finalement :
46. Faire l’application numérique. En déduire qu’un champ électrique doit nécessairement apparaître.
2.2.2 Première approche : modèle de Chamberlain (1960)
Le modèle de Chamberlain consiste à tenir compte du potentiel électrique , créé par la séparation de charge, en imposant la neutralité électrique de l’équilibre hydrostatique du plasma (pour lequel la distribution de Boltzmann est valable). On appelle le potentiel gravitationnel dans l’exosphère.
47. En s’inspirant des équations (1) et (2), exprimer et en fonction de et .
48. Montrer que le potentiel électrique, appelé potentiel de Pannekoek-Rosseland (PR), s’écrit :
Faire l’application numérique au niveau de l’exobase.
49. Exprimer les nouvelles vitesses de libération pour les électrons et les protons en fonction de G, , et des masses et .
50. Calculer le rapport en fonction de . Quelle conclusion peut-on en tirer ?
51. Quelle hypothèse faut-il remettre en question ?
2.2.3 Modèle de Lemaire et Scherer (1971)
Le modèle de Lemaire et Scherer supprime l’hypothèse évoquée dans la question 51, mais impose la nullité du courant électrique qui s’échappe du Soleil. Le potentiel au niveau de l’exobase, noté , n’est donc plus égal à et doit être déterminé de façon consistante.
Pour augmenter le flux de protons, le modèle de Lemaire et Scherer fait l’hypothèse que presque tous les protons peuvent quitter l’exobase, de telle sorte que la vitesse de libération des protons est quasi-nulle.
52. Montrer que les hypothèses précédentes permettent d’écrire :
53. Établir ensuite l’équation implicite suivante, portant sur le potentiel :
54. On pose et on admet que la solution de l’équation précédente donne environ . Calculer , comparer au résultat trouvé à la question 48 et commenter.
55. À l’aide d’un bilan d’énergie, exprimer la vitesse asymptotique (pour ) du vent solaire.
56. Calculer numériquement et comparer les ordres de grandeur des contributions thermique, électrique et gravitationnelle intervenant dans l’expression précédente de .
2.2.4 Distribution suprathermique des électrons : modèle de Pierrard et Lemaire (1996)
Le modèle précédent rend compte de la vitesse du vent solaire dit lent, que l’on observe dans le plan de l’écliptique (donc sur Terre). Un vent solaire qualifié de rapide, d’une vitesse de l’ordre de 750 km.s, a été observé par la sonde Ulysse, vers la fin années 90, en dehors du plan de l’écliptique. Afin de l’expliquer, on suppose que les protons conservent une distribution maxwellienne des vitesses, mais que la distribution des vitesses des électrons, au niveau de l’exobase, est une lorentzienne donnée par :
où est une constante qui sera déterminée plus tard et , dont on ne cherchera pas l’expression, assure la normalisation . L’indice est compris entre 2 et 5 pour le vent solaire (on prendra pour les applications numériques). Comme dans le modèle précédent, on impose la nullité du courant électrique qui s’échappe du Soleil.
57. Représenter qualitativement les distributions maxwellienne et lorentzienne. En déduire, toujours qualitativement, que l’accélération du vent solaire peut être plus importante avec un tel modèle.
58. Calculer la vitesse la plus probable.
59. Montrer que la vitesse quadratique moyenne des électrons s’écrit :
On pourra effectuer une intégration par parties et utiliser la normalisation de .
60. En déduire l’expression de en fonction de , si on définit la température comme dans le cas d’une distribution maxwellienne. Faire l’application numérique.
61. Calculer le flux électronique émis au niveau de l’exobase en supposant que . Vérifier cette hypothèse a posteriori.
62. On fait l’approximation . Montrer que alors :
Donner l’expression de .
63. Calculer enfin la vitesse asymptotique du vent solaire pour . On donne .
64. Quelles sont les principales limitations du modèle que l’on vient de développer ?
2.3 Vent solaire avec champ magnétique : spirale de Parker
Quand on tient compte de l’effet du champ magnétique créé par le Soleil, on admet que les équations couplées entre les champs électromagnétiques et le mouvement des particules entraînent les conséquences suivantes :
- au niveau de l’exobase, le vent solaire est émis radialement dans le référentiel en rotation avec le Soleil,
- la vitesse du vent solaire dans ce même référentiel (notée et dont la norme est supposée constante) est toujours colinéaire au champ magnétique .
On se place en coordonnées sphériques ayant pour axe, l’axe de rotation du Soleil. On note la colatitude et l’angle azimutal (longitude).

65. Établir, dans le référentiel en rotation avec le Soleil, la courbe paramétrée représentant la trajectoire des particules.
66. On cherche le champ magnétique sous la forme :
Exprimer en fonction de la valeur du champ magnétique au niveau de l’exobase.
67. En déduire l’expression du champ magnétique et montrer que sa norme vaut :
68. Tracer les lignes de champ magnétique dans le plan et pour . Ces lignes de champ forment ce qu’on appelle des spirales de Parker. Quelles sont les différences avec le champ magnétique créé par un dipôle magnétique ?
69. À l’aide des données fournies dans les différents tableaux, calculer la valeur du champ magnétique à retenir au niveau de l’exobase pour . Quel angle fait la spirale de Parker au niveau de la Terre par rapport au rayon vecteur ?
Fin du sujet
La photographie de la page ci-après représente la comète Hale-Bopp au moment de son passage à proximité de la Terre en 1997. Cette photo met en évidence à la fois la présence du rayonnement électromagnétique émis par le Soleil et la présence du vent solaire. On peut en effet distinguer deux queues : la queue courbe est due à la pression de radiation du Soleil sur les poussières neutres de la comète tandis que la queue droite est due au vent solaire et provient de l’interaction de celui-ci avec les ions de la comète. L’angle entre ces deux queues est dû à la spirale de Parker.
Отговори
30. s
Corrigé officiel : τSN ≈ 1,6 × 10²¹ s = 4,9 × 10¹³ ans.
2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957), 34.
Corrigé officiel.
2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957), 35. 680000 K
Corrigé officiel : T(r = 1 UA) ≈ 6,8 × 10⁵ K.
2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957), 38. Pa
Corrigé officiel : p∞ = 3,7 × 10⁻⁷ Pa.
2.2.1 Distribution des vitesses au niveau de l’exobase, 43. 270000 m/s
Corrigé officiel : vlib = (2GM☉/r0)^(1/2) ≈ 2,7 × 10⁵ m.s⁻¹.
2.2.2 Première approche : modèle de Chamberlain (1960), 48. 190 V
Corrigé officiel : VPR(r0) ≈ 190 V.
2.2.2 Première approche : modèle de Chamberlain (1960), 50.
Corrigé officiel.
2.2.3 Modèle de Lemaire et Scherer (1971), 54. 880 V
Corrigé officiel : V(r0) ≈ 880 V.
2.2.3 Modèle de Lemaire et Scherer (1971), 56. 430 km/s
Corrigé officiel : vSN ≈ 430 km.s⁻¹.
2.2.4 Distribution suprathermique des électrons : modèle de Pierrard et Lemaire (1996), 60. m/s
Corrigé officiel : w ≈ 5,5 × 10⁶ m.s⁻¹.
2.2.4 Distribution suprathermique des électrons : modèle de Pierrard et Lemaire (1996), 63. 700 km/s
Corrigé officiel : U0 ≈ 16 et vSN ≈ 700 km.s⁻¹.
2.3 Vent solaire avec champ magnétique : spirale de Parker, 69. B0 ≈ 8,7 × 10⁻⁶ T ; Θ ≈ 47°
Corrigé officiel.
Решение
2 Le vent solaire
30. On se place à UA, la masse perdue pendant vaut (en négligeant la masse des électrons), ce qui donne un temps de vie de
Où est la densité particulaire du vent solaire au niveau de la Terre. La perte de masse par le vent solaire n’est pas le mécanisme qui fixe la durée de vie du Soleil (de l’ordre de ans).
31. L’énergie perdue pendant est l’énergie cinétique des particules (à 1 UA, on néglige l’énergie potentielle), donc
Alors que la puissance électromagnétique s’écrit simplement
La perte d’énergie est dominée par les photons par 6 ordres de grandeur.
2.1 Modèle hydrostatique de Chapman pour la couronne solaire (1957)
32. D’après la partie 1 sur l’écrantage, le plasma se comporte comme un bon conducteur, donc le champ électrique est nul, sauf bien sûr localement, mais ici les échelles de distance sont grandes devant la longueur de Debye m.
33. .
Donc
34. En régime permanent, l’équation de diffusion de la chaleur s’écrit , ce qui donne l’équation différentielle :
Avec la condition limite au limite , on en déduit le résultat par une méthode de séparation des variables, avec .
35. On prend UA, ce qui donne
ce qui est en accord qualitatif avec la donnée du tableau 1.
36. À l’aide de l’équilibre hydrostatique , puis de la loi des gaz parfaits ainsi que de l’expression précédente de en fonction de (si on néglige devant ), on obtient ce qu’il faut une fois projeté sur avec
Avec le théorème de Gauss, on a immédiatement :
Et enfin, en utilisant l’expression de , on a finalement pour :
37. On obtient à l’aide de l’équation d’équilibre hydrostatique :
L’expression de s’écrit :
38. On a Pa par la question 33, donc :
La pression ne s’annule pas à l’infini, ce qui suggère l’existence d’un vent solaire : la pression est beaucoup plus grande que la pression du milieu interstellaire qui est de l’ordre de Pa.
39. C’est un modèle statique d’une part, et d’autre part il suppose un plasma collisionnel, ce qui n’est pas notre cas. Dans un plasma cinétique, la diffusion de la température telle qu’elle a été modélisé () n’a plus de sens.
2.2 Modèle exosphérique du vent solaire — 2.2.1 Distribution des vitesses au niveau de l’exobase
40. Il suffit d’utiliser l’intégrale donnée au début du sujet à trois reprises.
41. Il suffit pour cela d’intégrer, dans l’espace des vitesses, sur une couronne sphérique d’épaisseur :
d’où le résultat.
42. La vitesse quadratique moyenne vaut :
Donc
La vitesse la plus probable est celle pour laquelle :
donc
Ces deux vitesses ne sont pas égales car les distributions ne sont pas symétriques.
43. Comme on est dans l’exosphère, il n’y a pas de collisions, donc l’énergie d’une particule se conserve et un simple bilan d’énergie entre l’exobase et l’infini donne :
C’est la même vitesse pour les électrons et les protons. Comme les électrons sont en moyenne plus rapides car plus légers, on s’attend à ce qu’il y en ait davantage qui s’échappent.
44. Voir question suivante.
45. Le nombre de particules quittant l’exobase entre et est égal au nombre de particules comprises dans un bout de couronne sphérique d’épaisseur et de base dS, et qui ont une vitesse supérieure à la vitesse de libération (on se place en coordonnées sphériques dans l’espace des vitesses) :
On intègre entre 0 et pour ne prendre que les particules qui ont une vitesse radiale positive (et ). Avec une intégration par parties, on obtient le résultat demandé.
46. On a et . Donc et . Il va donc se créer une importante séparation de charge qui sera à l’origine d’un champ électrique (qui assurera la quasi-neutralité).
2.2.2 Première approche : modèle de Chamberlain (1960)
47. Comme on est à l’équilibre hydrostatique, on peut utiliser les distributions de Boltzmann et donc :
48. C’est immédiat à partir de (condition de neutralité), de la question précédente, et du fait que pour . On trouve .
49. À l’aide d’un bilan d’énergie analogue à la question 43, on trouve
C’est-à-dire
50. La question précédente donne :
En utilisant l’équation donnée, on en déduit :
Donc malgré la neutralité, le modèle de Chamberlain prévoit que le Soleil se charge positivement.
51. L’hypothèse de neutralité est trop contraignante, il faut se contenter de la quasi-neutralité pour lever ce problème. En effet, d’après l’équation de Poisson.
2.2.3 Modèle de Lemaire et Scherer (1971)
52. Le fait que la vitesse soit négligeable montre que le potentiel gravitationnel compense à peu près le potentiel électrique . Or, comme , on en déduit que , donc la vitesse de libération des électrons se simplifie comme demandé.
53. Il suffit d’écrire la condition de nullité du courant électrique, qui donne :
Ensuite, il suffit de constater que , qui est équivalent à avoir , car avec PR, on avait et . On obtient alors ce qu’il faut.
54. On trouver . C’est normal de trouver davantage qu’à la question 48 car il faut davantage chasser les protons pour assurer une nullité du courant électrique.
55. On fait un bilan d’énergie entre l’exobase et l’infini, où représente l’énergie cinétique au niveau de l’exobase. Puis on utilise le fait que la température, comme les potentiels électrique et gravitationnel tendent vers zéro à l’infini :
56. On trouve , ce qui est le bon ordre de grandeur. Chacun des termes dans le bilan précédent est du même ordre de grandeur : pour l’énergie thermique, pour l’énergie électrique et pour l’énergie gravitationnelle.
2.2.4 Distribution suprathermique des électrons : modèle de Pierrard et Lemaire (1996)
57. Une distribution suprathermique va augmenter sensiblement le flux d’électron, sans forcément changer la densité moyenne, donc augmenter le champ électrique accélérateur.
58. Il suffit de dériver la distribution de la norme des vitesses et on trouve sans difficulté que est effectivement la vitesse la plus probable.
59. La vitesse quadratique moyenne s’écrit :
En appelant I l’intégrale, on montre à l’aide d’une IPP que :
Puis il suffit de multiplier dans l’intégrale par au numérateur et au dénominateur pour montrer que :
Enfin, on utilise la normalisation pour intégrer la seule intégrale qui reste, ce qui fournit le résultat demandé. On déduit que nécessairement .
60. À partir de la définition de la température cinétique qui est , on a immédiatement le résultat suivant :
61. On a :
D’où
On aurait pu aussi calculer le flux de façon exacte :
62. En égalant le flux d’électrons avec le flux de protons qui s’exprime à l’aide de l’équation (7) avec , on obtient :
On obtient le résultat demandé à l’aide de
On doit aussi utiliser l’expression de trouvée plus haut et on trouve pour :
63. L’expression précédente donne que . Avec cette valeur, on voit que le potentiel électrostatique domine dans le bilan d’énergie de la question 55, de telle sorte qu’on peut écrire :
On voit donc que modifier la queue de la distribution des vitesses électroniques au niveau de l’exobase suffit à considérablement augmenter la vitesse d’éjection des protons, donc du vent solaire.
64. On n’a pas tenu compte du champ magnétique solaire, ni de la rotation du Soleil. Ces deux effets rajoutent des termes dans le bilan d’énergie.
2.3 Vent solaire avec champ magnétique : spirale de Parker

65. On a dans le référentiel en rotation (pour ) :
Ces équations s’intègrent car est supposée constante. En éliminant le temps , on obtient :
66. donne , donc :
en remarquant qu’au niveau de l’exobase, le champ magnétique est purement radial.
67. Il suffit d’écrire la condition que est colinéaire à la vitesse, c’est-à-dire puis le résultat de la question précédente pour aboutir à :
D’où le résultat pour la norme.
68. La forme des lignes de champ est complètement différente, avec une spirale ici (voir Fig. 1). La composante radiale décroit en alors que la composante tangentielle décroît en . Ce champ magnétique est différent de celui donné par un dipôle magnétique qui donnerait une décroissance en .
69. On obtient, à partir de la valeur du champ magnétique du tableau 1 :
à et ,
donc
ce qui colle qualitativement avec les observations. On trouve un angle de :
Fin du sujet
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