X-ENS 2013, Приемен изпит, математика и физика, математика и физика — Задача 1. Quelques aspects de l’interaction coulombienne

ÉCOLE POLYTECHNIQUE – ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2013 — FILIÈRE MP — COMPOSITION DE PHYSIQUE – (XULC)

Consignes

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.

On se contentera de donner un unique chiffre significatif aux résultats des applications numériques.

Условие

L’interaction coulombienne joue un rôle important dans de nombreux systèmes physiques et chimiques tels que les plasmas, les gaz d’électrons ou les électrolytes. Nous nous proposons d’en étudier quelques aspects.

Cette étude comprend trois parties. La première introduit la notion de suspension colloïdale. La deuxième aborde les phénomènes d’écrantage électrique et de double couche. Enfin, la troisième traite de l’interaction entre colloïdes.

Données numériques, formulaire et notations

Charge électrique élémentaire :ee=1,60×10−19 C=1,60\times10^{-19}\ \mathrm{C}
Permittivité diélectrique du vide :ϵ0\epsilon_0=8,85×10−12 F⋅m−1=8,85\times10^{-12}\ \mathrm{F\cdot m^{-1}}
Constante de Boltzmann :kBk_B=1,38×10−23 J⋅K−1=1,38\times10^{-23}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}}

(Pour T=300 KT=300\ \mathrm K, kBT/e≃26 mVk_BT/e\simeq26\ \mathrm{mV})

Nombre d’Avogadro :NA\mathcal N_A=6,02×1023 mol−1=6,02\times10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}
Masse volumique de l’or (300 K) :ρor\rho_{\mathrm{or}}=19,30×103 kg⋅m−3=19,30\times10^3\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}

2(sinh⁡x)2=cosh⁡(2x)−12(\sinh x)^2=\cosh(2x)-1

La mobilité μ\mu d’un ion en solution relie sa vitesse de dérive au champ électrique selon la relation v⃗ion=μE⃗\vec v_{\mathrm{ion}}=\mu\vec E (c’est une grandeur algébrique du même signe que celui de la charge de l’ion).

La permittivité diélectrique d’un milieu s’exprime par la relation ϵ=ϵrϵ0\epsilon=\epsilon_r\epsilon_0, où ϵr\epsilon_r désigne sa permittivité relative (ϵr≥1\epsilon_r\geq1). Dans notre étude, nous admettrons qu’il suffira de remplacer ϵ0\epsilon_0 par ϵ\epsilon, dans les formules établies pour le vide.

I Suspension colloïdale et distribution de Maxwell-Boltzmann.

Un milieu fluide, de température uniforme TT et de masse volumique ρf\rho_f, contient des particules solides en suspension (que nous appellerons également colloïdes), en régime dilué. Cette solution est soumise au champ de pesanteur g⃗=−gu⃗z\vec g=-g\vec u_z. Les colloïdes sont sphériques, de rayon aa, de volume vv et de masse mm. Nous notons n=n(z)≡δN/δVn=n(z)\equiv\delta N/\delta V leur nombre, par unité de volume, à l’altitude zz (la grandeur nn sera appelée concentration).

Pour les ordres de grandeurs, les colloïdes sont en or (a=50 nma=50\ \mathrm{nm}, n=1018 particules⋅m−3n=10^{18}\ \mathrm{particules\cdot m^{-3}}) et le fluide est de l’eau à T=300 KT=300\ \mathrm K.

1. Dans la limite du régime dilué nous admettrons que l’équation d’état du gaz colloïdal est celle du gaz parfait. En notant PcP_c la pression du gaz colloïdal, préciser cette équation en faisant intervenir nn (et kBk_B).

2. Établir l’équation différentielle traduisant l’équilibre mécanique d’un élément de volume de solution (cette équation fait notamment intervenir nn, ρf\rho_f et la pression PfP_f du fluide). Vérifier qu’elle se met sous la forme :

dPfdz+gρf+kBTdndz+nvgΔρ=0(Δρ≡ρor−ρf) .(1)\frac{\mathrm dP_f}{\mathrm dz}+g\rho_f+k_BT\frac{\mathrm dn}{\mathrm dz}+nvg\Delta\rho=0\quad(\Delta\rho\equiv\rho_{\mathrm{or}}-\rho_f)\,.\qquad (1)

3. Nous supposons que le fluide est un liquide d’équation d’état ρf=Cste\rho_f=\mathrm{Cste} et, qu’en régime dilué, il vérifie l’équation de l’hydrostatique, indépendamment de la présence des colloïdes. En déduire l’équation différentielle vérifiée par nn.

4. Nous notons n0≡n(0)n_0\equiv n(0). Déterminer n(z)n(z) et exprimer sa longueur caractéristique de variation, LL. Calculer LL.

5. La relation n=n(z)n=n(z) trouvée est la distribution de Maxwell-Boltzmann. La commenter sur le plan énergétique.

D’un point de vue statistique, la probabilité élémentaire qu’une particule quelconque se situe dans l’intervalle [z,z+δz][z,z+\delta z] s’écrit : δp=K n(z) δz\delta p=K\,n(z)\,\delta z où KK est un facteur de proportionnalité. Exprimer δp\delta p en fonction de zz, LL et δz\delta z, dans le cas d’une solution de hauteur HH telle que H≫LH\gg L.

6. Nous convenons que la comparaison du rapport L(a)/aL(a)/a à l’unité définit une frontière entre un état de suspension et celui d’un sédiment. Exprimer, en fonction de kBTk_BT et gΔρg\Delta\rho, la taille critique aca_c associée à cette frontière. Proposer une interprétation énergétique de ce seuil et justifier le choix du critère adopté. Calculer aca_c.

7. Indiquer à quelle condition, sur aa et nn, le gaz de colloïdes peut être effectivement considéré comme un gaz parfait. Est-elle, ici, satisfaite ?

8. La définition de la concentration locale n(z)n(z), donnée dans l’introduction, présuppose une uniformité des grandeurs à l’échelle de δV\delta V. Indiquer comment doivent alors se situer la longueur caractéristique LL et l’extension δz\delta z de l’élément de volume δV\delta V.

9. Indiquer quelle autre contrainte borne δz\delta z, cette fois inférieurement.

10. La solution préparée est de concentration initiale nin_i homogène. Nous admettons qu’une particule, dans son mouvement au sein du fluide, subit de sa part une force F⃗η=−6πηav⃗col\vec F_\eta=-6\pi\eta a\vec v_{\mathrm{col}} (force de Stokes). η\eta désigne la viscosité dynamique du liquide et v⃗col\vec v_{\mathrm{col}} la vitesse du colloïde par rapport au fluide. Exprimer le temps caractéristique τ\tau nécessaire à l’obtention du profil d’équilibre de la concentration, dans une solution de hauteur HH. Estimer τ\tau pour de l’eau de viscosité η=10−3 kg⋅m−1⋅s−1\eta=10^{-3}\ \mathrm{kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}} et H=10 cmH=10\ \mathrm{cm}. Quelle conclusion pratique tire-t-on de ce résultat ?

II Double couche électrique à la surface d’un colloïde chargé.

Le phénomène de double couche apparaît au voisinage d’une surface chargée, immergée dans un électrolyte. Sous certaines conditions, il se forme une première couche d’ions adsorbés à la surface, suivie d’une seconde couche, dite diffuse, où les ions conservent leur propriété migratoire. Ce phénomène fut découvert au XIXe^{\text{e}} siècle et sa première modélisation est attribuée à Helmholtz (1879). Nous nous proposons de l’étudier au voisinage de la surface d’un colloïde métallique chargé.

L’électrolyte est une solution globalement neutre, de permittivité diélectrique ϵ\epsilon, contenant des cations et des anions de charges respectives q+=Zeq^+=Ze et q−=−Zeq^-=-Ze (Z∈NZ\in\mathbb N). Cette solution est maintenue à la température TT.

Des colloïdes métalliques sphériques, de rayon aa, sont dispersés dans cet électrolyte (en régime dilué). Nous supposons que chaque colloïde porte une charge surfacique uniforme, notée σ0\sigma_0. À l’échelle considérée, la surface d’une telle particule est localement assimilable à un plan infini (figure 1).

Surface métallique chargée, origine 0, axe x, champ électrique, potentiel et concentrations ioniques de l’électrolyte.
Figure 1 – Voisinage immédiat de la surface d’un colloïde métallique chargé.

Nous notons V(x)V(x) le potentiel et E⃗=E(x)u⃗x\vec E=E(x)\vec u_x le champ électrique dans la solution, à la distance xx de la surface du colloïde (x≥0x\geq0). La référence de potentiel est fixée par une électrode, plongeant dans la solution loin de la particule (c’est-à-dire où la solution demeure neutre, à l’échelle locale). Nous admettrons que le potentiel est uniforme dans le colloïde (x≤0x\leq0).

Les grandeurs n+(x)n^+(x), J+(x)J^+(x) et n−(x)n^-(x), J−(x)J^-(x) désignent respectivement les concentrations et densités volumiques de courants particulaires, des ions positifs et négatifs, dans la solution. Nous notons μ+\mu^+ et μ−\mu^- les mobilités (grandeur définie en début de problème), D+D^+ et D−D^- les coefficients de diffusion, de ces ions en solution. n∞n_\infty désigne la concentration de chacune des espèces ioniques, loin du colloïde. Nous convenons que l’absence d’exposant (+)(+) ou (−)(-) aux grandeurs ioniques d’une relation signifiera qu’elle se rapporte indifféremment à un cation ou un anion (par exemple “ρ=nq\rho=nq”).

N.B. : Nous ne tenons désormais plus compte de la pesanteur. D’autre part, les concentrations “nn” qui interviennent se rapportent ici aux ions et non plus aux colloïdes.

Pour les applications numériques nous adopterons :

T=300 KT=300\ \mathrm K, Z=1Z=1, ϵr=80\epsilon_r=80, n∞=0,01 mol⋅L−1∼6×1024 ions⋅m−3n_\infty=0,01\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}\sim6\times10^{24}\ \mathrm{ions\cdot m^{-3}} et a=50 nma=50\ \mathrm{nm}.

II.A Équations générales.

11. Nous admettons que le courant particulaire JJ [m−2⋅s−1\mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}}] (entendons J+J^+ ou J−J^-) est la somme des courants de conduction JCJ_C et de diffusion JDJ_D. Exprimer ce courant en fonction de dV/dx\mathrm dV/\mathrm dx et dn/dx\mathrm dn/\mathrm dx.

12. En régime stationnaire, établir que nn et VV sont liés par la relation :

n(x)=n∞exp⁡[−μV(x)D].(2)n(x)=n_\infty\exp\left[-\frac{\mu V(x)}D\right].\qquad (2)

13. Exprimer l’énergie potentielle électrostatique U(x)U(x) d’un ion en solution. Nous admettons que la relation (2) coïncide avec la distribution de Maxwell-Boltzmann introduite question (5), mais transposée du domaine gravitationnel au domaine électrostatique. En déduire la relation liant kBTk_BT, qq, DD et μ\mu (relation de Einstein).

Nous adoptons désormais l’expression de nn faisant intervenir explicitement kBTk_BT.

14. Exprimer la densité volumique de charge ρsol(x)\rho_{\mathrm{sol}}(x) dans la solution. Établir ensuite l’équation différentielle non linéaire (EDV) dont le potentiel VV est solution.

15. Nous posons Ψ≡V/VT\Psi\equiv V/V_T et X≡x/λDX\equiv x/\lambda_D où VTV_T et λD\lambda_D sont respectivement un potentiel et une longueur caractéristiques. Donner les expressions de VTV_T et (λD)2(\lambda_D)^2 pour que l’équation EDV prenne la forme :

d2ΨdX2=sinh⁡Ψ(X≥0) ,(3)\frac{\mathrm d^2\Psi}{\mathrm dX^2}=\sinh\Psi\quad(X\geq0)\,,\qquad (3)

Préciser l’intérêt d’une telle écriture.

16. Évaluer VTV_T, λD\lambda_D et A⋆≡a/λDA^\star\equiv a/\lambda_D.

II.B Approximation linéaire.

17. Indiquer à quelle condition l’équation (3) tend vers une équation linéaire que l’on précisera. C’est cette forme approchée que nous adopterons dans cette partie.

18. Exprimer V(x)V(x) et E(x)E(x) en faisant intervenir σ0\sigma_0.

19. Esquisser la représentation graphique de EE (on supposera σ0>0\sigma_0>0). Interpréter ce tracé en comparant cette situation à celle pour laquelle l’électrolyte serait remplacé par le vide. Commenter la dépendance de λD\lambda_D avec la température. Quelle approximation le rapport A⋆A^\star, calculé question (16), permet-il de contrôler ?

20. Exprimer la capacité CcC_c d’un colloïde de surface d’aire AA (Cc≡∂Qc/∂VcC_c\equiv\partial Q_c/\partial V_c où QcQ_c est la charge du colloïde et VcV_c son potentiel). Commenter ce résultat.

21. Évaluer σ0\sigma_0 (exprimée en e⋅A˚−2e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-2}) pour V(0)=VTV(0)=V_T. Préciser l’intérêt de ce choix d’unité. Commenter ce résultat.

II.C Solution générale.

Nous considérons ici l’équation (3) dans le cadre général. Nous notons E⋆≡−dΨ/dX=E/EcE^\star\equiv-\mathrm d\Psi/\mathrm dX=E/E_c le champ électrique adimensionnalisé.

22. Expliciter le champ caractéristique EcE_c. Indiquer pourquoi ce résultat pouvait être attendu (à un préfacteur numérique près).

23. En déterminant l’intégrale première associée à l’équation (3), établir que E⋆E^\star s’écrit (on supposera σ0≥0\sigma_0\geq0) :

E⋆=2sinh⁡(Ψ/2) .(4)E^\star=2\sinh(\Psi/2)\,.\qquad (4)

24. Exprimer la densité volumique de charge ρsol\rho_{\mathrm{sol}}, dans la solution, en fonction de Ψ\Psi. Interpréter son signe.

25. Exprimer la charge surfacique σ0\sigma_0 du colloïde, en fonction de Ψ0≡Ψ(0)\Psi_0\equiv\Psi(0).

26. Déterminer la capacité CcC_c d’un colloïde de surface d’aire AA, en fonction de Ψ0\Psi_0 (CcC_c est définie question (20)).

27. Exprimer la charge totale σsol\sigma_{\mathrm{sol}}, de la solution, enrobant le colloïde, ramenée à l’unité de surface de ce dernier. Commenter la comparaison de σsol\sigma_{\mathrm{sol}} à σ0\sigma_0. La solution demeure-t-elle globalement neutre ? Pourquoi ?

28. L’intégration de l’équation (4), conduit à l’expression du potentiel (Gouy 1910, Chapman 1913) :

Ψ=2ln⁡[1+θ0exp⁡(−X)1−θ0exp⁡(−X)]ouˋθ0=tanh⁡(Ψ0/4) .(5)\Psi=2\ln\left[\frac{1+\theta_0\exp(-X)}{1-\theta_0\exp(-X)}\right]\quad\text{où}\quad\theta_0=\tanh(\Psi_0/4)\,.\qquad (5)

Vérifier la compatibilité, avec cette expression générale, de la relation correspondante établie dans le cadre linéaire.

29. La figure (2) représente la dépendance spatiale de ρsol\rho_{\mathrm{sol}} obtenue par ce modèle (voir légende). Analyser cette évolution en considérant que les ions ont une taille de l’ordre de l’ångström.

Courbe de densité volumique de charge de −35 à 0 en fonction de x/λ_D de 0 à 0.01.
Figure 2 – Dépendance spatiale de ρsol\rho_{\mathrm{sol}} (e⋅A˚−3e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-3}) calculée pour T=300 KT=300\ \mathrm K, n∞=0,01 mol⋅L−1n_\infty=0,01\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, Z=1Z=1, V(0)=400 mVV(0)=400\ \mathrm{mV} (λD≃30 A˚\lambda_D\simeq30\ \mathrm{\mathring A}).

30. En s’appuyant sur la figure (2), justifier qu’il se forme, près de la surface du colloïde, une couche compacte d’ions, précédant une seconde couche, dite diffuse, où les ions conservent leur mobilité (il s’agit du phénomène de double couche évoqué en introduction).

31. Ce modèle donne les résultats suivants :

  • Pour V(0)=400 mVV(0)=400\ \mathrm{mV} ; σ0≃0,85 e⋅A˚−2\sigma_0\simeq0,85\,e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-2} et ρsol(0)≃−32 e⋅A˚−3\rho_{\mathrm{sol}}(0)\simeq-32\,e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-3} ;
  • Pour V(0)=310 mVV(0)=310\ \mathrm{mV} ; σ0≃0,15 e⋅A˚−2\sigma_0\simeq0,15\,e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-2} et ρsol(0)≃−1 e⋅A˚−3\rho_{\mathrm{sol}}(0)\simeq-1\,e\cdot\mathrm{\mathring A}^{-3}.

En déduire l’ordre de grandeur de l’épaisseur δ\delta de la couche compacte, pour V(0)=400 mVV(0)=400\ \mathrm{mV}. Préciser à combien de couches d’ions adsorbés elle correspond.

32. L’hypothèse implicitement adoptée qui a conduit à considérer l’électrolyte comme un milieu continu est-elle vérifiée dans la situation illustrée figure (2) ?

III Quelques aspects de l’interaction entre colloïdes.

Nous considérons deux colloïdes (1) et (2) situés à une distance telle que l’on ne peut plus négliger leur influence réciproque. À l’échelle de notre étude nous considérons toujours que la géométrie sphérique peut être, localement, approchée par une géométrie plane et notons AA l’aire de leur surface effective d’interaction. Nous notons ℓ⃗=ℓu⃗x\vec\ell=\ell\vec u_x le vecteur distance (orienté de 1 vers 2) entre les deux surface des colloïdes. Nous souhaitons exprimer la force d’interaction, de (1) sur (2), F⃗=Fu⃗x\vec F=F\vec u_x. Ces colloïdes sont connectés à un générateur imposant leur potentiel VcV_c (relativement à une électrode de référence). Chaque colloïde porte alors la densité surfacique de charge σ0(Vc,ℓ,T)\sigma_0(V_c,\ell,T) et la charge Qc=Aσ0Q_c=A\sigma_0. Enfin, un opérateur mécanique exerce sur (2) la force F⃗op=Fopu⃗x\vec F_{\mathrm{op}}=F_{\mathrm{op}}\vec u_x, nécessaire au maintien de l’équilibre mécanique des colloïdes ((1) étant supposé immobilisé par un autre opérateur mécanique).

33. Donner les allures de V(x)V(x) et E(x)E(x) entre les colloïdes (0≤x≤ℓ0\leq x\leq\ell), pour Vc>0V_c>0.

34. Nous considérons le système thermodynamique Σ\Sigma constitué des deux surfaces (1) et (2) et de l’électrolyte compris entre ces deux surfaces. Nous notons TT sa température et SS son entropie.

a) Exprimer le travail élémentaire δW\delta W fourni par le générateur et l’opérateur mécanique lors d’une transformation élémentaire réversible (Qc,ℓ)↦(Qc+dQc,ℓ+dℓ)(Q_c,\ell)\mapsto(Q_c+\mathrm dQ_c,\ell+\mathrm d\ell).

b) En déduire l’expression de la différentielle dU(ℓ,Qc,S)\mathrm dU(\ell,Q_c,S) de l’énergie interne du système.

c) Déduire de cette différentielle celle de la fonction d’état dont les variables sont VcV_c, ℓ\ell et TT (nous notons GG cette fonction d’état).

d) Nous considérons la variation ΔGEI↦EF\Delta G_{EI\mapsto EF}, de la fonction G(Vc,ℓ,T)G(V_c,\ell,T), entre les états initial EI(0,ℓ↦∞,T)EI(0,\ell\mapsto\infty,T) et final EF(V0,ℓ0,T)EF(V_0,\ell_0,T). En empruntant, dans le plan isotherme (Vc,ℓ)(V_c,\ell), deux chemins bien choisis que l’on décrira, établir l’égalité :

∫ℓ∞ℓ0Fop(V0,ℓ) dℓ=2A∫0V0[σ0(ℓ∞,Vc)−σ0(ℓ0,Vc)] dVc .(6)\int_{\ell_\infty}^{\ell_0}F_{\mathrm{op}}(V_0,\ell)\,\mathrm d\ell=2A\int_0^{V_0}[\sigma_0(\ell_\infty,V_c)-\sigma_0(\ell_0,V_c)]\,\mathrm dV_c\,.\qquad (6)

Donner l’expression de σ0(ℓ∞,Vc)\sigma_0(\ell_\infty,V_c).

e) Exprimer FF sous forme intégrale (que l’on ne cherchera pas à expliciter). Préciser son signe.

35. Parallèlement à l’interaction électrostatique due à la charge des colloïdes, ceux-ci sont également soumis à une interaction due aux forces de van der Waals (conséquence des interactions dipôle-dipôle des atomes formant les colloïdes). Celle-ci est attractive, faible, variant avec la distance comme 1/ℓ31/\ell^3, mais n’est pas écrantée. En admettant que FF varie comme exp⁡(−ℓ/λD)\exp(-\ell/\lambda_D), expliquer pourquoi la suspension colloïdale est susceptible de former des agrégats, lorsque la concentration ionique augmente.

36. Nous supposons que des agrégats se forment à partir de colloïdes identiques (sphériques de rayon aa) portant tous la même charge Q1Q_1. En considérant que les agrégats sont sphériques et compacts, exprimer la charge surfacique σN\sigma_N d’un agrégat formé de NN colloïdes.

Dans le cadre de ce modèle, et en ne considérant que le seul effet de la charge, le processus d’agrégation est-il favorisé par leur croissance ?

37. Nous supposons que la condition d’agrégation est satisfaite. Discuter les grandeurs (ou paramètres) influençant la cinétique d’agrégation.

Решение

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Теми и трудност

Трудност: неоценена.

Електричество · Топлинни явления · Електростатика · Молекулно-кинетична теория · Първи принцип на термодинамиката

Предпоставки: Разширена олимпиадна подготовка


Оригинал в Архива: MP_2013.pdf