X-ENS 2015, Приемен изпит, математика и физика, математика и физика — Задача 1. Propagation d’ondes le long d’une chaîne de pendules couplés

ÉCOLE POLYTECHNIQUE – ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2015 — FILIÈRE MP — COMPOSITION DE PHYSIQUE (XULCR)

Consignes

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.

Les résultats des applications numériques seront donnés avec un chiffre significatif.

Условие

Introduction.

Cette étude porte sur la propagation d’ondes le long d’une chaîne de pendules couplés par l’intermédiaire d’un câble de torsion. Elle est conduite dans la limite du milieu continu.

Elle comprend deux parties. Dans la première, l’étude est menée dans l’approximation linéaire. Dans ce cadre, nous nous intéressons également à l’analogue électrique d’une chaîne de pendules. Cette analogie est construite à partir de la notion d’impédance. Dans la seconde partie, nous quittons l’approximation linéaire pour décrire la propagation d’ondes d’extension spatiale limitée, appelées “solitons”.

Des rappels sont faits occasionnellement, il est toutefois conseillé de suivre le cheminement de l’énoncé.

1 Étude d’une chaîne de pendules couplés.

Jusqu’à la question 26 incluse, nous nous plaçons dans l’approximation des petits angles.

1.1 Cas de deux pendules couplés.

Un câble de torsion 1^{1}, inextensible, de longueur 3a3a, d’extension radiale et de masse négligeables, est fixé rigidement par ses extrémités à un support immobile.

Deux pendules (m,l)(m,l) identiques sont soudés sur le câble, aux abscisses x1=ax_1=a et x2=2ax_2=2a (figure 1). Chaque pendule est constitué d’une masse mm quasi-ponctuelle fixée à l’extrémité d’une tige de longueur ll et de masse négligeable.

La tension du câble est telle qu’il reste rectiligne (selon e⃗x\vec e_x). Le vecteur unitaire e⃗y\vec e_y est dirigé selon l’accélération de la pesanteur g⃗\vec g et le trièdre (e⃗x,e⃗y,e⃗z)(\vec e_x,\vec e_y,\vec e_z) est direct. L’origine de l’axe (Ox)(Ox) est choisie à l’extrémité gauche (O)(O) du câble.

1^{1}. Ou tout autre élément susceptible de se déformer en torsion (seule déformation que nous considérons).

Deux pendules identiques sur trois portions de câble de longueur a; masses m, longueurs l, gravité et trièdre ex, ey, ez.
Figure 1 – Deux pendules couplés par l’intermédiaire d’un câble de torsion.

Le mouvement des pendules s’effectue, chacun, dans un plan vertical (e⃗y,e⃗z)(\vec e_y,\vec e_z), perpendiculaire au câble. Nous notons θ1\theta_1 (resp. θ2\theta_2) l’angle que forme le premier (resp. second) pendule avec la verticale. Ces angles algébriques sont comptés positivement dans le sens trigonométrique.

Au repos, θ1=θ2=0\theta_1=\theta_2=0, et le câble n’est soumis à aucune torsion. Lorsque les sections, délimitant une portion de câble de longueur aa, tournent d’un angle de torsion relatif Δθ\Delta\theta, cette portion est alors soumise à un couple, parallèle à l’axe du câble. Sa norme s’exprime par le produit C∣Δθ∣C|\Delta\theta|, où CC est la constante de raideur de torsion propre à la portion de câble. Enfin, nous négligeons tout phénomène dissipatif.

Pour les applications numériques, nous adoptons les valeurs suivantes :

{g=10 m⋅s−2m=20 gl=10 cma=1 cmC=20 Nm⋅rad−1(1)\left\{\begin{aligned}g&=10\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}\\m&=20\ \mathrm g&l&=10\ \mathrm{cm}\\a&=1\ \mathrm{cm}&C&=20\ \mathrm{Nm\cdot rad^{-1}}\end{aligned}\right.\qquad (1)

1. Pour un tel système, en pratique, préciser dans quelle mesure il devient légitime de négliger les phénomènes dissipatifs. On donnera des critères qualitatifs, sans calcul.

2. Établir les équations différentielles couplées régissant la dynamique du système. On fera apparaître deux pulsations caractéristiques ωg≡g/l\omega_g\equiv\sqrt{g/l} et ωC≡C/(ml2)\omega_C\equiv\sqrt{C/(ml^2)} dont on donnera une interprétation physique.

3. Nous introduisons les nouvelles variables :

{θ+=θ1+θ2θ−=θ1−θ2(2)\left\{\begin{aligned}\theta_+&=\theta_1+\theta_2\\\theta_-&=\theta_1-\theta_2\end{aligned}\right.\qquad (2)

(a) Établir le système d’équations différentielles qu’elles vérifient.

(b) Préciser l’intérêt de ce changement de variables.

4. (a) Décrire le mouvement des deux pendules correspondant à chacun des deux états particuliers (θ+(t) ; θ−(t)=0)(\theta_+(t)\,;\,\theta_-(t)=0) et (θ+(t)=0 ; θ−(t))(\theta_+(t)=0\,;\,\theta_-(t)), appelés modes propres.

(b) Exprimer les pulsations correspondantes, appelées pulsations propres et notées ω1,1\omega_{1,1} et ω1,−1\omega_{1,-1}, en fonction de ωg\omega_g et ωC\omega_C.

(c) Pour un mode propre, justifier que les deux pendules oscillent à la même pulsation.

(d) En considérant la torsion des différentes portions du câble, retrouver directement l’expression de ω1,1\omega_{1,1}, ou celle de ω1,−1\omega_{1,-1}. Choix que l’on précisera.

5. La constante de raideur de torsion CC dépend d’une caractéristique d’élasticité propre au matériau, GG (en Pa), du rayon RR du câble et de sa longueur aa. Donner la forme de sa dépendance avec ces paramètres. On précisera la démarche suivie.

1.2 Cas de NN pendules couplés.

Nous considérons dans cette partie une chaîne constituée de NN pendules (m,l)(m,l) identiques. Le nieˋmen^{ième} pendule oscille dans le plan xn=nax_n=na et son paramètre angulaire est noté θn\theta_n (figure 2). Le cadre général de l’étude reste inchangé et nous rappelons que nous restons dans l’approximation des petits angles.

Chaîne de pendules n−1, n, n+1 suspendus au câble de torsion, gravité et trièdre.
Figure 2 – NN pendules couplés par l’intermédiaire d’un câble de torsion.

6. Établir l’équation régissant le mouvement du nieˋmen^{ième} pendule (1<n<N1<n<N).

7. Passage à la limite du milieu continu.

L’état de torsion du câble est décrit continûment par une fonction θ(x,t)\theta(x,t) telle que θn(t)=θ(na,t)\theta_n(t)=\theta(na,t). Nous nous plaçons dans une situation de déformation telle que le développement de cette fonction, dans le passage de l’abscisse nana à l’abscisse na+ana+a, peut être limité au second ordre relativement au pas aa. Établir alors que, dans cette limite du milieu continu, la fonction θ\theta vérifie l’équation aux dérivées partielles :

∂2θ∂t2−c02∂2θ∂x2+ω02θ=0 ,(3)\frac{\partial^2\theta}{\partial t^2}-c_0^2\frac{\partial^2\theta}{\partial x^2}+\omega_0^2\theta=0\,,\qquad (3)

où c0c_0 et ω0\omega_0 sont des constantes que l’on exprimera et pour lesquelles on proposera une interprétation physique.

8. Pour un pas aa fixé, préciser à quelle condition le passage à la limite du milieu continu demeure valide. Cette condition implique le pas aa ainsi que deux dérivées spatiales de la fonction θ\theta.

9. Nous posons μ≡m/a\mu\equiv m/a et κ≡Ca\kappa\equiv Ca. Exprimer alors c0c_0 en fonction de κ\kappa, μ\mu et ll.

10. Justifier que c0c_0 reste inchangée si l’on modifie aa tout en maintenant le rapport μ\mu fixé.

11. Donner la valeur de c0c_0.

Dans la suite du problème, on conservera les notations ω0\omega_0 et c0c_0, sans les expliciter.

Nous étudions la propagation d’une onde harmonique (OH) de pulsation ω\omega (ω∈R+\omega\in\mathbb R_+) et de nombre d’onde kk (k∈Ck\in\mathbb C), écrite en notation complexe :

θ‾(x,t)=θ0exp⁡[j(ωt−kx)] .(4)\underline\theta(x,t)=\theta_0\exp[j(\omega t-kx)]\,.\qquad (4)

12. Nous supposons le pas aa fixé. Traduire, pour cette onde, la condition de validité de la limite continue établie question 8.

13. (a) Établir la relation de dispersion du milieu, pour cette onde. On posera Ω≡ω/ω0\Omega\equiv\omega/\omega_0 et K=c0k/ω0K=c_0k/\omega_0.

(b) Esquisser l’allure de l’évolution, avec Ω\Omega, des parties réelle et imaginaire de KK.

14. Pour ces deux sous-questions, nous supposons Ω≥1\Omega\geq1.

(a) Exprimer les vitesses de phase VφV_\varphi et de groupe VGV_G (adimensionnalisées), en fonction de Ω\Omega.

(b) Représenter leur allure sur un même graphique. Commenter brièvement ces évolutions.

15. Nous imposons au premier pendule, à l’origine de la chaîne, un mouvement angulaire sinusoïdal. Décrire alors qualitativement le comportement du système mécanique selon la pulsation d’excitation, pour Ω∈[0 +∞]\Omega\in[0\ +\infty] (la chaîne est supposée infinie).

1.3 Analogue électrique de la chaîne de pendules.

1.3.1 Impédance mécanique des éléments constituant le motif de la chaîne.

Nous considérons, successivement, un élément (C,a)(C,a) du câble de torsion puis un pendule (m,l)(m,l), qui composent le motif de base de la chaîne. Un opérateur mécanique extérieur à ces éléments, est susceptible d’imposer un moment de la forme M‾=M0exp⁡(jωt)\underline{\mathcal M}=\mathcal M_0\exp(j\omega t), de direction portée par l’axe e⃗x\vec e_x.

16. L’une des extrémités de l’élément (C,a)(C,a) est supposée fixe, l’autre est soumise au moment M‾\underline{\mathcal M}. Celle-ci répond alors à cette excitation par sa vitesse angulaire θ˙‾\underline{\dot\theta} (portée par l’axe e⃗x\vec e_x). Exprimer l’impédance mécanique de cet élément, définie par le rapport M‾/θ˙‾≡Zcable(ω)\underline{\mathcal M}/\underline{\dot\theta}\equiv Z_{cable}(\omega).

17. C’est maintenant à un pendule (m,l)(m,l), seul, soumis au champ de pesanteur, qu’est appliqué le moment M‾\underline{\mathcal M}. Exprimer son impédance mécanique Zpendule(ω)Z_{pendule}(\omega).

18. La figure 3 représente trois quadripôles électriques de structures différentes. Chacun de ces quadripôles constitue le motif de base d’une ligne bifilaire.

Trois quadripôles a, b, c avec condensateurs et inductances; longueurs a et bornes des lignes bifilaires.
Figure 3 – Différentes cellules de base d’une ligne électrique bifilaire.

(a) À partir de l’expression de chacune des impédances Zcable(ω)Z_{cable}(\omega) et Zpendule(ω)Z_{pendule}(\omega), et en considérant la structure de la chaîne, identifier le quadripôle électrique équivalent à un motif de la chaîne. On argumentera ce choix.

(b) Indiquer l’analogue mécanique de chacun des trois composants électriques du quadripôle choisi.

19. L’analogue électrique trouvé, dans la limite du milieu continu, est-il matérialisable par un câble coaxial tel que ceux utilisés en travaux pratiques ? On argumentera la réponse.

1.3.2 Impédance mécanique de la chaîne de pendules.

Comme à la question 15, nous imposons au premier pendule de la chaîne, supposée infinie, un mouvement angulaire sinusoïdal θ‾=θ0exp⁡(jωt)\underline\theta=\theta_0\exp(j\omega t). Nous nous plaçons dans la limite du milieu continu.

Nous notons M‾(x,t)\underline{\mathcal M}(x,t) le moment appliqué, par la partie gauche sur la partie droite de la chaîne, à travers la section d’abscisse xx du câble, à l’instant tt. La rotation de cette section est repérée par l’angle θ(x,t)\theta(x,t).

20. Exprimer l’impédance mécanique Zmeca(ω)≡M‾/θ˙‾Z_{meca}(\omega)\equiv\underline{\mathcal M}/\underline{\dot\theta} de la chaîne.

21. L’écrire sous la forme Zmeca=±μl2c0 Γ(Ω)Z_{meca}=\pm\mu l^2c_0\,\Gamma(\Omega) où Γ\Gamma est une fonction de la variable Ω≡ω/ω0\Omega\equiv\omega/\omega_0. On notera que ZmecaZ_{meca} est indépendante de xx.

22. Préciser la dimension de la fonction Γ\Gamma.

23. Illustrer graphiquement la dépendance, relativement à Ω\Omega, des parties réelle et imaginaire de la fonction Γ\Gamma.

24. Analyser ces dépendances et en particulier leur limite vers les hautes fréquences. Pour Ω≥1\Omega\geq1 établir le lien entre Γ\Gamma et la vitesse de groupe adimensionnalisée VGV_G obtenue question 14.

25. Pour Ω≥1\Omega\geq1, il apparaît que l’impédance de la chaîne est réelle. L’opérateur mécanique fournit donc continûment de la puissance à la chaîne. Concilier ce fait avec l’absence de composant dissipatif dans son modèle.

26. Pour Ω≤1\Omega\leq1, l’impédance de la chaîne est imaginaire. Analyser ce résultat à la lumière de la question 15.

2 Non-linéarité et propagation d’un soliton.

Dès lors, et jusqu’à la fin du sujet, nous quittons l’approximation des petits angles.

Dans cette partie, nous étudions la propagation d’ondes dans le milieu non-linéaire constitué par la chaîne infinie de pendules, dans la limite des milieux continus. Dans ces conditions, l’équation d’onde vérifiée par l’angle θ(x,t)\theta(x,t) de torsion du câble s’écrit :

∂2θ∂t2−c02∂2θ∂x2+ω02sin⁡θ=0 ,(5)\frac{\partial^2\theta}{\partial t^2}-c_0^2\frac{\partial^2\theta}{\partial x^2}+\omega_0^2\sin\theta=0\,,\qquad (5)

où c0c_0 et ω0\omega_0 sont les constantes déterminées à la question 7. Rappelons que l’on conserve ces notations sans les expliciter.

Nous considérons la longueur LL de la chaîne comme “infinie”. Les extrémités de la chaîne ont alors pour abscisses ±L/2→±∞\pm L/2\to\pm\infty, x=0x=0 étant celle de son milieu.

Nous recherchons des solutions progressives de l’équation 5 sous la forme :

θ(x,t)=F(x−vt)≡F(z) ,(6)\theta(x,t)=F(x-vt)\equiv F(z)\,,\qquad (6)

où vv est une constante et z=x−vtz=x-vt est la position dite réduite.

27. Établir que FF est solution de l’équation :

12[dFdz]2+Acos⁡F=B ,(7)\frac12\left[\frac{\mathrm dF}{\mathrm dz}\right]^2+A\cos F=B\,,\qquad (7)

où AA est une constante à exprimer et BB une constante d’intégration.

28. (a) Justifier que l’étude du système est ainsi transposable à celle d’un point matériel, de masse unitaire, soumis au potentiel Veff(F)=Acos⁡FV_{eff}(F)=A\cos F, l’angle FF jouant le rôle de la position et la variable zz celui du temps. Soulignons qu’il s’agit d’une transposition, en particulier VeffV_{eff} n’a pas la dimension d’une énergie.

(b) Quel est alors le rôle à attribuer à la constante BB ?

29. (a) Représenter l’allure du potentiel dans chacun des cas, v<c0v<c_0 et v>c0v>c_0.

(b) Sur chacun des tracés précédents, positionner la constante BB en envisageant les différentes situations (en vue d’une interprétation énergétique de ces diagrammes).

30. Analyse qualitative des diagrammes d’énergie.

(a) Nous nous plaçons dans le cas v<c0v<c_0 et B→A−B\to A^- (BB tend vers AA, par valeur inférieure). À partir du diagramme d’énergie, décrire le mouvement du point matériel en s’attachant à son aspect “temporel”.

(b) Nous nous plaçons dans le cas v>c0v>c_0 et A<B<−AA<B<-A. À partir du diagramme d’énergie, décrire le mouvement du point matériel et en déduire celui de la chaîne de pendules.

(c) Toujours pour v>c0v>c_0 et A<B<−AA<B<-A, mais avec B→A+B\to A^+, préciser quel cadre d’étude nous retrouvons alors.

Onde solitaire, ou soliton.

Pour v<c0v<c_0 et B=AB=A, la fonction FdF_d suivante est une solution progressive de l’équation 7 :

Fd(z)=4arctan⁡[exp⁡(zλ)] ,ouˋ z=x−vt , λ=λ01−v2/c02 et λ0=c0/ω0 .(8)F_d(z)=4\arctan\left[\exp\left(\frac z\lambda\right)\right]\,,\quad\text{où}\ z=x-vt\,,\ \lambda=\lambda_0\sqrt{1-v^2/c_0^2}\ \text{et}\ \lambda_0=c_0/\omega_0\,.\qquad (8)

Nous sommes donc dans la situation décrite question 30a.

31. (a) Représenter l’allure de la fonction FdF_d. Préciser notamment sa valeur en 0 et ses limites en ±∞\pm\infty.

(b) Déterminer les limites en ±∞\pm\infty de la dérivée spatiale ∂θ/∂x\partial\theta/\partial x.

(c) Sur la zone où sa variation est la plus marquée, nous approchons la fonction FdF_d par sa tangente en 0, et par ses limites en −∞-\infty et +∞+\infty respectivement à gauche et à droite de cette zone. Dans ce cadre, déterminer l’extension spatiale caractéristique, notée Λ\Lambda, de cette zone.

(d) Calculer la valeur de λ0\lambda_0.

Un soliton apparaît ainsi être une onde d’étendue spatiale limitée.

32. Pour ces deux sous-questions, nous supposons v>0v>0.

(a) Tracer, sur un même graphique, l’allure de l’angle θ\theta le long de la chaîne, à trois instants t1<t2<t3t_1<t_2<t_3 que l’on fera apparaître sur les tracés.

(b) De même, tracer sur un second graphique les trajectoires (en fonction du temps) des pendules situés à différentes positions x1<x2<x3x_1<x_2<x_3 que l’on fera apparaître sur les tracés.

33. En représentant les pendules par des petits segments, illustrer l’allure de la chaîne à un instant donné.

34. (a) En se reportant à la figure 2, préciser en quoi la solution FdF_d est “dextre” (droite).

(b) Donner alors, en le justifiant, la fonction FsF_s décrivant un soliton “senestre” (gauche) se propageant vers x>0x>0.

Pour caractériser simultanément les évolutions spatiale et temporelle de la chaîne, nous représentons l’angle θ\theta le long de la chaîne, à différents instants tn=t0+nΔtt_n=t_0+n\Delta t (n∈Zn\in\mathbb Z), régulièrement espacés. Afin que cette illustration reste lisible, les différentes courbes sont translatées verticalement, d’un pas nαn\alpha (α>0\alpha>0). Ainsi, on trace en réalité nα+θ(x,t0+nΔt)n\alpha+\theta(x,t_0+n\Delta t) en fonction de xx, et pour une série de valeurs de nn. La figure 4 présente deux exemples de solitons, obtenus sur des chaînes identiques, mais avec des conditions initiales (excitations) différentes.

Diagrammes spatio-temporels a et b; profils θ décalés, axes x en mètres, repères 2π et instants t1,t2,t3.
Figure 4 – Diagrammes spatio-temporels décrivant une onde soliton, pour des conditions initiales différentes, avec le pas de temps Δt=0,12 s\Delta t=0,12\ \mathrm s.

35. (a) Préciser, en le justifiant, s’il s’agit de solitons dextres ou senestres.

(b) Estimer, dans chacun des cas, la valeur de la vitesse de propagation du soliton.

(c) De même, estimer la valeur de λ\lambda.

Initiation d’une onde soliton.

Le pendule situé en x=0x=0 est excité par un opérateur extérieur qui lui impose une rotation selon la loi horaire :

θ0(t)=4arctan⁡[exp⁡(Ω0t)](t∈]−∞,+∞[ , Ω0>0) .(9)\theta_0(t)=4\arctan[\exp(\Omega_0t)]\quad(t\in]-\infty,+\infty[\,,\ \Omega_0>0)\,.\qquad (9)

36. (a) Expliquer pourquoi cette excitation crée deux solitons dans la chaîne.

(b) Préciser leur sens de propagation et leur chiralité (dextre ou senestre).

Nous nous intéressons par la suite à l’onde se propageant sur le domaine x≥0x\geq0.

37. (a) Exprimer la vitesse réduite v/c0v/c_0 de propagation du soliton, en fonction du rapport Ω0/ω0\Omega_0/\omega_0, puis illustrer graphiquement cette dépendance.

(b) Calculer la valeur de vv pour Ω0/ω0=0,5\Omega_0/\omega_0=0,5.

Aspects énergétiques.

L’énergie mécanique totale de la chaîne infinie parcourue par le soliton décrit par l’équation 8, ou son correspondant senestre, s’écrit :

E=E01−v2/c02ouˋE0=8μgκl .(10)E=\frac{E_0}{\sqrt{1-v^2/c_0^2}}\quad\text{où}\quad E_0=8\sqrt{\mu g\kappa l}\,.\qquad (10)

Nous considérons maintenant une chaîne dont la masse des pendules subit un saut en x=0x=0, les autres paramètres restant inchangés. On note μ−\mu_- la masse linéique pour x<0x<0 et μ+\mu_+ celle pour x≥0x\geq0, avec μ−<μ+\mu_-<\mu_+. Un soliton de vitesse v−v_- est créé par un opérateur en x→−∞x\to-\infty. Les diagrammes de la figure 5 décrivent cette situation pour un soliton à basse vitesse et un autre à haute vitesse.

Diagrammes c et d des profils θ à travers un saut de masse en x=0; réflexion ou transmission et instants t1,t2,t3.
Figure 5 – Diagrammes spatio-temporels d’évolution d’un soliton parcourant une chaîne présentant un saut de masse linéique en x=0x=0.

38. En s’appuyant sur les résultats des questions 31c et 31d, préciser dans quelle mesure la relation 10 reste applicable à une chaîne occupant seulement un demi-espace. C’est un argument qualitatif qui est attendu.

39. Commenter les diagrammes présentés figure 5 en précisant notamment l’évolution du soliton dans chacun des cas.

40. (a) Quelle énergie minimale un soliton doit-il disposer pour être transmis dans la seconde moitié de la chaîne (x>0x>0) ?

(b) En déduire la valeur critique vCv_C de la vitesse d’un soliton incident (x<0x<0) au dessus de laquelle il poursuivra sa propagation dans la seconde moitié de la chaîne (x>0x>0). On exprimera ce résultat en fonction de κ\kappa, ll, 1/μ−1/\mu_- et 1/μ+1/\mu_+.

41. Plaçons-nous dans le cas particulier μ+/μ−=8\mu_+/\mu_-=8. Comment faut-il alors choisir les rapports κ+/κ−\kappa_+/\kappa_- et l+/l−l_+/l_-, pour qu’un soliton incident soit toujours transmis, et sans modification de sa vitesse, quelle qu’elle puisse être ?

42. Lorsque les paramètres mécaniques μ\mu, κ\kappa et ll varient continûment le long de la chaîne, l’équation de propagation 5 n’est plus valable. Comment faut-il alors la modifier pour qu’elle décrive un tel système ?

Analogies avec d’autres systèmes physiques.

43. Quelle analogie suggèrent les dépendances, par rapport à la vitesse vv, de l’énergie EE et de la longueur λ\lambda (ou Λ\Lambda), relatives au soliton étudié ?

44. Dans quelle(s) autre(s) situation(s) rencontre-t-on également ce type d’onde, d’extension spatiale limitée, se propageant sur une longue distance sans modification (sensible) de sa forme ?

45. Peut-on observer la propagation d’un soliton dans un câble coaxial tel que ceux utilisés en travaux pratiques ? Dans une fibre optique ? On argumentera chacune des réponses.

Решение

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Теми и трудност

Трудност: неоценена.

Механика · Вълни и звук · Електричество · Махала · Разпространение на вълни · Променливотокови вериги

Предпоставки: Разширена олимпиадна подготовка


Оригинал в Архива: MP_2015.pdf