X-ENS 2016, Приемен изпит, математика и физика, математика и физика — Задача 1. Cavité résonante de longueur fixée

ÉCOLE POLYTECHNIQUE – ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2016 — FILIÈRE MP — COMPOSITION DE PHYSIQUE (XULCR)

Consignes

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.

Les résultats des applications numériques seront donnés avec un chiffre significatif.

Optomécanique en cavité

L’optomécanique se consacre à l’étude du couplage de dispositifs mécaniques à une onde électromagnétique. Ce problème étudie différents aspects d’un système optomécanique modèle, à savoir une cavité résonante linéaire formée de deux miroirs semi-réfléchissants parallèles se faisant face, dont l’un est mobile.

Dans la première partie, on établit les équations dynamiques générales d’une cavité de longueur fixée, soumise à un champ électromagnétique incident. Dans la seconde partie, on étudie le couplage optomécanique en supposant que l’un des miroirs est libre de se déplacer sous l’action de la force d’origine électromagnétique imposée par le faisceau incident, et d’une force de rappel élastique appliquée par le support sur lequel ce miroir est monté.

Dans tout ce problème, on utilise le signe ” ≡\equiv ” (plutôt que ” == ”) pour définir une grandeur.

Dans les applications numériques, on prendra c≈3×108 m.s−1c \approx 3 \times 10^{8}\ \mathrm{m.s^{-1}} pour la vitesse de la lumière dans le vide, π≈3\pi \approx 3 et 0,9≈0,9\sqrt{0{,}9} \approx 0{,}9.

Условие

On considère une cavité linéaire, d’axe (Oz)(Oz), délimitée par deux miroirs (diélectriques) semi-réfléchissants plans identiques, notés (M1)(M_1) et (M2)(M_2). On admettra que les faces « internes » des miroirs (M1)(M_1) et (M2)(M_2) – c’est-à-dire les faces dirigées vers l’intérieur de la cavité (représentées en trait plein sur la figure 1), ont même coefficient de réflexion en amplitude (pour le champ électrique) pris égal à (−ρ)(-\rho), où ρ\rho est supposé réel et positif ; le coefficient de réflexion des faces « externes » de (M1)(M_1) et (M2)(M_2) – c’est-à-dire les faces dirigées vers l’extérieur de la cavité (représentées par les zones grisées sur la figure 1), est quant à lui pris égal à ρ\rho. On admettra aussi que les deux miroirs (M1)(M_1) et (M2)(M_2) possèdent le même coefficient de transmission en amplitude (pour le champ électrique), noté τ\tau, que l’on suppose réel et positif ; ce coefficient est identique pour les deux sens de traversée des miroirs. On admettra enfin que les coefficients (ρ,τ)(\rho, \tau) ne dépendent pas de la pulsation du champ incident, et que la relation τ2+ρ2=1\tau^2 + \rho^2 = 1 est vérifiée. On note R≡ρ2R \equiv \rho^2 et T≡τ2T \equiv \tau^2. Dans cette partie, on suppose les deux miroirs fixes dans le référentiel du laboratoire et l’on note LL la distance qui sépare (M1)(M_1) et (M2)(M_2).

On envoie vers la cavité formée par (M1)(M_1) et (M2)(M_2) une onde incidente plane progressive monochromatique se propageant selon l’axe (Oz)(Oz) et polarisée selon l’axe (Ox)(Ox), décrite par son champ électrique :

E⃗i(z,t)=ℜ[Ei(z,t)]e⃗x(1)\vec{E}_i(z,t) = \Re\left[E_i(z,t)\right]\vec{e}_x \qquad (1)
Ei(z,t)=Eiexp⁡[iω(t−zc)](2)E_i(z,t) = \mathscr{E}_i \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right] \qquad (2)
Schéma de la cavité : axe horizontal z et axe vertical x d’origine O ; miroir (M1) en z = 0 et miroir (M2) à la distance L, faces externes grisées. Zone (I) à gauche avec les champs E_i (vecteur d’onde k_i vers la droite) et E_r (k_r vers la gauche) ; zone (II) entre les miroirs avec E_+ (k_+) et E_− (k_−) ; zone (III) à droite avec E_t (k_t).
Figure 1 – Cavité résonante linéaire de longueur LL, soumise à un champ incident (partie 1).

où ℜ\Re désigne la partie réelle, Ei\mathscr{E}_i l’amplitude de l’onde incidente à l’origine des temps et des coordonnées, supposée réelle, et i2=−1\mathrm{i}^2 = -1. Vous admettrez que cette onde crée une onde réfléchie dans le demi-espace z<0z < 0 de même direction de polarisation que l’onde incidente, de sorte que le champ total en amont de la cavité (dans la zone notée I sur la figure 1) s’écrit

E⃗I(z,t)=ℜ[Ei(z,t)+Er(z,t)]e⃗x(3)\vec{E}_I(z,t) = \Re\left[E_i(z,t) + E_r(z,t)\right]\vec{e}_x \qquad (3)
Er(z,t)=Erexp⁡[iω(t+zc)](4)E_r(z,t) = \mathscr{E}_r \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right] \qquad (4)

où Er\mathscr{E}_r désigne l’amplitude de l’onde réfléchie à l’origine des temps et des coordonnées, a priori complexe.

De même, le champ créé à l’intérieur de la cavité (zone II) prend la forme générale

E⃗II(z,t)=ℜ[E+(z,t)+E−(z,t)]e⃗x(5)\vec{E}_{II}(z,t) = \Re\left[E_+(z,t) + E_-(z,t)\right]\vec{e}_x \qquad (5)
E+(z,t)=E+exp⁡[iω(t−zc)](6)E_+(z,t) = \mathscr{E}_+ \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right] \qquad (6)
E−(z,t)=E−exp⁡[iω(t+zc)](7)E_-(z,t) = \mathscr{E}_- \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t + \frac{z}{c}\right)\right] \qquad (7)

Enfin, le champ au-delà de la cavité (zone III) s’écrit

E⃗III(z,t)=ℜ[Et(z,t) e⃗x](8)\vec{E}_{III}(z,t) = \Re\left[E_t(z,t)\,\vec{e}_x\right] \qquad (8)
Et(z,t)=Etexp⁡[iω(t−zc)](9)E_t(z,t) = \mathscr{E}_t \exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right] \qquad (9)

Ces différents champs sont représentés sur la figure 1 ainsi que les vecteurs d’ondes associés

k⃗i=k⃗+=k⃗t=ωce⃗z(10)\vec{k}_i = \vec{k}_+ = \vec{k}_t = \frac{\omega}{c}\vec{e}_z \qquad (10)
k⃗r=k⃗−=−ωce⃗z(11)\vec{k}_r = \vec{k}_- = -\frac{\omega}{c}\vec{e}_z \qquad (11)

1) Que représentent les coefficients RR et TT ? Que signifie physiquement la relation R+T=1R + T = 1 ?

2) Justifiez la nature progressive choisie pour le champ E⃗III(z,t)\vec{E}_{III}(z,t).

3) Au moyen des coefficients de réflexion et transmission, écrivez trois relations entre les amplitudes Ei,E+,E−\mathscr{E}_i, \mathscr{E}_+, \mathscr{E}_- et Et\mathscr{E}_t traduisant la transmission/réflexion en z=0z = 0 et z=Lz = L.

4) Déduisez les amplitudes E+\mathscr{E}_+, E−\mathscr{E}_- et Et\mathscr{E}_t en fonction de Ei\mathscr{E}_i, ω\omega, LL, cc, RR et TT. Vous mettrez le résultat sous la forme

E+=Θ(ω)TEi(12)\mathscr{E}_+ = \frac{\Theta(\omega)}{\sqrt{T}}\mathscr{E}_i \qquad (12)
E−=−Θ(ω)RTexp⁡(−2iωLc)Ei(13)\mathscr{E}_- = -\Theta(\omega)\sqrt{\frac{R}{T}}\exp\left(-\frac{2\mathrm{i}\omega L}{c}\right)\mathscr{E}_i \qquad (13)
Et=Θ(ω) Ei(14)\mathscr{E}_t = \Theta(\omega)\,\mathscr{E}_i \qquad (14)

et vérifierez que la fonction Θ(ω)\Theta(\omega) prend la forme

Θ(ω)≡T1−Rexp⁡(−2iωLc)(15)\Theta(\omega) \equiv \frac{T}{1 - R\exp\left(-\dfrac{2\mathrm{i}\omega L}{c}\right)} \qquad (15)

5) Exprimez la fonction ∣Θ(ω)∣2|\Theta(\omega)|^2 et tracez sa représentation graphique pour R=0,9R = 0{,}9 en fonction de la variable réduite (ωLc)\left(\dfrac{\omega L}{c}\right).

6) Montrez l’existence d’une famille discrète de pulsations ωn∈N\omega_{n\in\mathbb{N}} du champ incident pour lesquelles ∣Θ∣2|\Theta|^2 est maximale. À quoi ces pulsations correspondent-elles physiquement pour l’intensité transmise ?

7) Montrez que l’intensité (moyennée sur une période) III(z)I_{II}(z) à l’intérieur de la cavité se met sous la forme III(z)=1T∣Θ(ω)∣2L(ω,z)IiI_{II}(z) = \dfrac{1}{T}|\Theta(\omega)|^2\mathscr{L}(\omega,z)I_i où IiI_i désigne l’intensité incidente et L(ω,z)\mathscr{L}(\omega,z) un terme que vous exprimerez en fonction de RR et ω(z−L)/c\omega(z-L)/c.

8) Tracez les courbes représentatives de L(ωn,z)\mathscr{L}(\omega_n,z) pour R=0,9R = 0{,}9 et n=1n = 1, 2 et 3 en fonction de la variable réduite (z/L)(z/L). Même question pour R=1R = 1 ; quelle est la nature de l’onde observée à l’intérieur de la cavité dans ce cas ?

9) On revient au cas général (R<1)(R < 1). En vous plaçant au voisinage d’une pulsation ωn\omega_n déterminez une expression approchée de la fonction Θ(ω)\Theta(\omega) puis mettez la fonction ∣Θ(ω)∣2|\Theta(\omega)|^2 sous la forme

∣Θ(ω)∣2≈11+4(ω−ωnΔω12)2(16)|\Theta(\omega)|^2 \approx \frac{1}{1 + 4\left(\dfrac{\omega - \omega_n}{\Delta\omega_{\frac{1}{2}}}\right)^2} \qquad (16)

où Δω12\Delta\omega_{\frac{1}{2}} est un paramètre dont vous préciserez l’expression et la signification physique. Donnez l’expression approchée de Δω12\Delta\omega_{\frac{1}{2}} dans la limite T≪1T \ll 1.

10) En vous servant des résultats précédents, établissez une analogie entre la cavité étudiée et des dispositifs rencontrés dans un (d’) autre(s) domaine(s) de la physique. À partir de cette analogie, définissez un facteur de qualité pour la cavité considérée et indiquez sa signification physique.

Dans les questions 11 à 15, on cherche à relier le paramètre Δω12\Delta\omega_{\frac{1}{2}} au taux de perte en énergie de la cavité. Pour ce faire, on va suivre une approche particulaire. On rappelle qu’une onde électromagnétique est composée de photons, particules sans masse, dont la quantité de mouvement pp et l’énergie EE sont données par les formules p=ℏω/cp = \hbar\omega/c et E=ℏωE = \hbar\omega, où ω\omega est la pulsation du rayonnement électromagnétique considéré. On admet que, lorsqu’il atteint l’un des miroirs (M1)(M_1) ou (M2)(M_2), un photon est transmis, sans modification de son énergie ni de sa quantité de mouvement, avec la probabilité TT, tandis qu’il « rebondit », sans modification de son énergie mais avec une quantité de mouvement opposée, avec la probabilité RR.

11) Exprimez le temps Δt\Delta t mis par un photon pour parcourir une longueur de cavité.

12) Durant cet intervalle de temps, combien un photon subit-il de rebonds sur les parois de la cavité ?

13) Quelle est la probabilité pour ce photon de quitter la cavité pendant la durée Δt\Delta t ?

14) Si la cavité contient, à l’instant tt, nph(t)n_{ph}(t) photons, combien de photons auront quitté la cavité à l’instant (t+Δt)(t + \Delta t) (on suppose nph≫1n_{ph} \gg 1) ?

15) Reliez l’énergie électromagnétique Eem(t)E_{em}(t) contenue dans la cavité au nombre de photons nph(t)n_{ph}(t). En supposant nph≫1n_{ph} \gg 1, exprimez la variation d’énergie électromagnétique (ΔEem)pertes(\Delta E_{em})_{\mathrm{pertes}} entre tt et t+Δtt + \Delta t due aux pertes au niveau des miroirs. En assimilant (ΔEem)pertes(\Delta E_{em})_{\mathrm{pertes}} et Δt\Delta t à des éléments infinitésimaux exprimez le taux de perte de la cavité γ≡−1Eem(dEemdt)pertes\gamma \equiv -\dfrac{1}{E_{em}}\left(\dfrac{\mathrm{d}E_{em}}{\mathrm{d}t}\right)_{\mathrm{pertes}}. Finalement, reliez γ\gamma au paramètre Δω12\Delta\omega_{\frac{1}{2}} introduit à la question 9.

On suppose maintenant que les champs sont quasi-monochromatiques, c’est-à-dire qu’ils peuvent se mettre sous la forme de paquets d’ondes

E+(z,t)=1σ∫E+(ω)exp⁡[iω(t−zc)] dω(17)E_+(z,t) = \frac{1}{\sigma}\int \mathscr{E}_+(\omega)\exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\,\mathrm{d}\omega \qquad (17)
Ei(z,t)=1σ∫Ei(ω)exp⁡[iω(t−zc)] dω,(18)E_i(z,t) = \frac{1}{\sigma}\int \mathscr{E}_i(\omega)\exp\left[\mathrm{i}\omega\left(t - \frac{z}{c}\right)\right]\,\mathrm{d}\omega, \qquad (18)

où les fonctions E+(ω)\mathscr{E}_+(\omega) et Ei(ω)\mathscr{E}_i(\omega) ne prennent de valeurs significatives que sur l’intervalle [ωc−σ2,ωc+σ2]\left[\omega_c - \dfrac{\sigma}{2}, \omega_c + \dfrac{\sigma}{2}\right] autour d’une pulsation ωc=ωn\omega_c = \omega_n où n∈N∗n \in \mathbb{N}^* et σ≪πcL\sigma \ll \dfrac{\pi c}{L}.

16) Rappelez brièvement pourquoi un paquet d’ondes de la forme précédente constitue une solution des équations de Maxwell.

17) En utilisant la forme approchée pour Θ(ω)\Theta(\omega) obtenue à la question 9, établissez la relation linéaire entre les composantes E+(ω)\mathscr{E}_+(\omega) et Ei(ω)\mathscr{E}_i(\omega) dans le régime R≈1R \approx 1.

18) Déduisez du résultat précédent l’équation différentielle vérifiée par la fonction E+E_+

∂∂tE+≈−[γ2−iωc]E++γc4LEi.(19)\frac{\partial}{\partial t}E_+ \approx -\left[\frac{\gamma}{2} - \mathrm{i}\omega_c\right]E_+ + \sqrt{\frac{\gamma c}{4L}}E_i. \qquad (19)

19) On considère une cavité de longueur L=0,9 mmL = 0{,}9\ \mathrm{mm}, constituée de deux miroirs de même coefficient R=0,99R = 0{,}99. Calculez ω3000\omega_{3000} ainsi que la longueur d’onde associée λ3000\lambda_{3000}. À quel type d’onde électromagnétique a-t-on affaire ? Calculez Δω12\Delta\omega_{\frac{1}{2}} ainsi que le facteur de qualité Q3000Q_{3000}. Commenter la comparaison aux ordres de grandeur caractéristiques rencontrés dans d’autres domaines de la physique.

Решение

Внимание: Непълно решение

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Оригинал в Архива: MP_2016.pdf