Съдържание
Условие1 Modèle simplifié de flambement de coque.1.1 Première approche du flambement : déplacement du sommet de la coque mince modélisée par un système à 1 degré de liberté.1.2 Détermination des paramètres du modèle élastique.1.3 Analyse du système de contrôle–commande du gonflement du coussin ETFE.1.3.1 Modèle sans groupe de pompage.1.3.2 Modèle avec groupe de pompage.РешениеX-ENS 2018, Приемен изпит, математика и физика, математика и физика · инженерни науки — Задача 2. Seconde partie — Étude du flambement, sous chargement extérieur, d’une membrane fine gonflée
ÉCOLE POLYTECHNIQUE — CONCOURS D’ADMISSION 2018 — FILIÈRE MP — COMPOSITION DE PHYSIQUE ET SCIENCES DE L’INGÉNIEUR – (X)
Consignes
L’usage de calculatrice n’est pas autorisé pour cette épreuve. Les résultats des applications numériques seront donnés avec un chiffre significatif.
Les candidats indiqueront très clairement les parties et références des questions abordées.
Présentation de l’épreuve
Cette épreuve comprend deux parties indépendantes sur le thème de la stabilité d’équilibre. La première porte sur l’étude d’un dispositif de protection électrique basé sur un effet de couplage électrique–thermique. La seconde s’intéresse au flambement des structures en coque mince. Les calculs relatifs à la section (3) de la première partie sont indépendants des résultats des parties précédentes. Il est conseillé de ne pas consacrer plus de 2h00 par partie.
Условие
Nous nous proposons d’étudier une instabilité pouvant apparaître sur les structures en coque mince. Ces structures, de faible épaisseur par rapport à leurs autres dimensions, sont très utilisées pour leur intérêt architectural. Elles peuvent être en béton, acier, bois ou encore en toile tendue. Dans ce dernier cas, la forme de la toile peut être déterminée par les conditions sur ses frontières. Elle peut également être contrôlée et ainsi s’adapter aux nécessités d’usage, ou prévenir les instabilités dues aux chargements climatiques. Les dispositifs de contrôle agissent principalement sur la tension de la toile pour maîtriser, à chaque instant, sa forme.
Parmi les procédés récents utilisant un contrôle, les membranes en Ethylène Tétrafluoroéthylène, encore appelée ETFE, ont apporté un renouveau dans les formes architecturales. Elles sont légères, thermiquement isolantes et adaptables à des géométries variées. Ces éléments de toiture, ou de façade, sont composés de deux membranes formant une chambre gonflée, fixées à leurs périphéries sur une structure porteuse. On appelle un tel élément gonflé un coussin ETFE. La pression intérieure du coussin est contrôlée en permanence afin de maintenir une géométrie stable, assurer l’étanchéité et compenser d’éventuelles fuites d’air. Parmi les projets emblématiques réalisés avec cette technologie citons le centre national aquatique de Pékin construit pour les jeux olympiques d’été de 2008, la couverture du bâtiment de CentraleSupelec ou encore la couverture de la station du RER E Rosa Parks (voir figure (1)).
L’objet de cette partie est d’étudier le comportement d’un coussin ETFE et, en particulier, l’adaptation de sa pression de gonflement pour éviter les risques de flambement, y compris en cas de faible fuite d’air. Nous étudierons dans un premier temps un modèle simplifié de flambement de coques minces, puis nous améliorerons le modèle mécanique pour identifier les paramètres du modèle initial, enfin nous étudierons le contrôle commande de stabilisation de la forme. La figure (2) schématise la structure d’un coussin ETFE.


1 Modèle simplifié de flambement de coque.
Dans cette partie, nous étudions le comportement mécanique d’un élément de toiture ETFE. Celui-ci est soumis aux chargements extérieurs tels que le vent, la neige ou d’autres sollicitations ponctuelles comme les charges de maintenance. Nous limitons notre étude à l’analyse du comportement mécanique de la membrane supérieure d’un coussin ETFE. Celle-ci subit les chargements extérieurs sur sa face supérieure et la différence de pression entre la pression de gonflement et la pression de l’atmosphère.
1.1 Première approche du flambement : déplacement du sommet de la coque mince modélisée par un système à 1 degré de liberté.
Nous nous intéressons au premier mode de flambement de la membrane supérieure, sous chargement uniforme, correspondant à son affaissement. Nous considérons la partie supérieure du coussin ETFE et restreignons l’étude de sa déformation au déplacement de son sommet. Sur la figure (3), la structure est modélisée par deux ressorts de raideur et de longueur à vide et est soumise à la charge verticale .
Compte-tenu de la symétrie de cette structure, nous réduisons son modèle à un seul ressort, comme le représente la figure (4). Ce ressort est fixé à une extrémité par une rotule, au point A. Son autre extrémité, le point B, peut glisser sans frottement exclusivement suivant l’axe de la glissière. La projection orthogonale du point A sur cet axe définit le point O. Nous notons et .


1. Nous considérons d’abord le cas . Établir l’équation d’équilibre du système à partir d’un raisonnement énergétique.
2. Discuter la situation des positions d’équilibre du système selon la valeur du rapport . On commentera brièvement ces résultats.
3. Étudier la stabilité des positions d’équilibre.
• Nous supposons dorénavant et que la force () appliquée à la structure est indépendante de la position du point B.
4. Construire, à partir d’un bilan énergétique, la grandeur dont le minimum caractérise l’état d’équilibre du système.
5. Nous posons , , , et . Exprimer la grandeur à l’aide de , et .
6. Donner l’allure de la représentation graphique de pour deux valeurs (positives) du paramètre illustrant les deux types de situation envisageables.
7. Écrire l’équation d’équilibre sous la forme .
8. Préciser l’équivalent de pour et celui pour . Exprimer les zéros de cette fonction.
9. En s’appuyant sur ces résultats, esquisser l’allure de la représentation graphique de .
10. Indiquer comment résoudre graphiquement l’équation d’équilibre.
11. Commenter, à partir de cette analyse graphique, les différentes situations d’équilibre du système.
12. Notons une valeur de telle qu’il n’existe qu’une seule position d’équilibre , avec . Donner l’aspect graphique de la dépendance de (de l’équilibre stable) avec lorsque ce paramètre évolue de à . Le phénomène de saut qui apparaît sur ce tracé est la manifestation d’une instabilité appelée flambement.
1.2 Détermination des paramètres du modèle élastique.
Nous considérons la membrane supérieure du coussin ETFE en vue d’identifier les paramètres intervenant dans le modèle développé dans la partie précédente. Dans un premier temps, nous analyserons le lien entre la tension dans la membrane et la différence de pression entre la pression de gonflement et la pression atmosphérique, ainsi que le lien entre et le rayon de courbure de cette membrane. Enfin, nous identifierons la raideur du coussin ETFE gonflé.
La géométrie (idéalisée) du coussin ETFE se présente comme un secteur de cylindre d’ouverture angulaire , de longueur (assez grande pour pouvoir s’affranchir des effets de bord) selon son axe , de rayon et de distance entre les deux lignes de fixation. Sa courbure résulte de la différence, notée , entre la pression intérieure au coussin (pression de gonflement) et la pression atmosphérique extérieure. En réaction à , une tension linéique apparaît sur le pourtour de cette membrane. La figure (5) représente un tronçon de longueur du secteur de cylindre, à l’équilibre mécanique. La figure (6) précise sa géométrie.



13. Déterminer l’expression de chacune des tensions linéiques et apparaissant sur les frontières de la membrane (figure (6)), en fonction de la différence de pression et des paramètres géométriques du coussin.
14. Nous identifions la longueur à vide du ressort, introduite dans la partie précédente (figure (4)), à la distance entre le point de fixation M (ou N), et le sommet J du dôme formé par la membrane gonflée (figure (6)). Exprimer en fonction de et .
15. Exprimer à l’ordre deux en .
• On propose maintenant de déterminer la raideur du coussin ETFE gonflé, sous chargement de type neige. Considérons alors que le coussin ETFE gonflé est soumis à une charge linéique uniforme . Cette charge produit une déflexion de la membrane, par rapport à sa configuration sans charge. En vue de déterminer cette déflexion, nous considérons un modèle simplifié où la géométrie sans charge serait plane. La différence de pression et la courbure sont simplement traduites par leur conséquence, c’est-à-dire la présence de tensions et appliquées aux extrémités d’un tronçon de membrane. On supposera ainsi que la charge de neige est négligeable devant la pression de gonflement, c’est-à-dire , afin que les tensions et soient identiques à celles trouvées en question 13. Sa déflexion est notée , comptée positivement suivant . La figure (7) illustre le passage de la géométrie réelle courbe à la géométrie simplifiée plane de la membrane. La figure (8) détaille le système finalement étudié. La figure (9) isole un élément de ce système.
16. Établir les relations d’équilibre de l’élément représenté figure (9).


• Dans toute la suite, nous supposons .
17. Démontrer que la tension linéique est uniforme. L’exprimer en fonction de et .
18. Exprimer la déflexion en fonction de et des paramètres , et .
19. Exprimer la déflexion maximale en fonction de , , et .
20. Nous identifions la déflexion maximale de la membrane au déplacement du point sous l’action de la force (voir figures (3) et (4)). Déduire de cette analogie l’expression de la raideur . On donnera cette expression en fonction de , , , , et (voir figure (6)). On supposera .
1.3 Analyse du système de contrôle–commande du gonflement du coussin ETFE.
Afin de maintenir le coussin ETFE dans un bon état de gonflement, en situation normale comme en situation dégradée, un système de contrôle–commande surveille et ajuste la quantité et la pression de l’air. En fonctionnement normal, cette régulation doit permettre de limiter l’effet de la dilatation thermique de l’air. En fonctionnement dégradé, par exemple lors d’un percement de la membrane, elle assure la sécurité des personnes situées sous la structure.
On étudie ici la régulation dans le cas d’un percement de la membrane ETFE. Celui-ci peut être dû à un endommagement du tissu ETFE ou à une mauvaise régulation de la purge en air. Cette partie propose tout d’abord l’étude temporelle d’une régulation sans intervention d’un système de pompage. Ensuite, elle étudie cette réponse avec système de pompage. On néglige la compressibilité de l’air, aussi on modélisera, dans les schémas, le “fluide” emprisonné dans le coussin ETFE comme un fluide incompressible.
Nous notons l’image, dans le domaine de Laplace, d’une fonction .
1.3.1 Modèle sans groupe de pompage.
Le système de régulation de l’air est représenté schématiquement dans la figure (10). Le coussin est modélisé par un réservoir de section et de hauteur sur laquelle le contrôle est effectué. La hauteur consigne est notée . En bas du réservoir, une purge permet une vidange avec un débit . Le réservoir est rempli selon le débit contrôlé par une vanne régulée de manière proportionnelle à la différence , avec des conditions de limitation supérieure et inférieure, soit :

21. Établir l’équation, en grandeurs de Laplace, décrivant ce dispositif de régulation pour .
22. Représenter le schéma fonctionnel correspondant.
23. Le réservoir est initialement plein (). On étudie la réponse du système à un créneau de vidange défini par la séquence :
où représente le temps caractéristique du système. Exprimer la dépendance temporelle de l’évolution pour . On précisera le temps pour lequel le débit maximal de remplissage est atteint ainsi que la hauteur d’eau minimale .
24. En déduire l’évolution temporelle de pour . On précisera le temps à partir duquel le débit de remplissage est inférieur au débit maximal.
25. Esquisser la courbe de la réponse temporelle à ce créneau de vidange. Donner les valeurs frontières pour , , et , avec .
1.3.2 Modèle avec groupe de pompage.
Le système inclut maintenant un groupe de pompage qui régule le débit de remplissage en fonction du niveau d’eau du réservoir. Ce groupe de pompage est composé d’un système électronique de mesure de la hauteur d’eau et d’un groupe motopompe. Le système électronique convertit la différence entre la hauteur d’eau et la hauteur consigne en un angle de rotation consigne selon une relation intégratrice de constante :
Le groupe motopompe est composé de deux parties : un moteur et un système de pompage hydraulique. Le comportement du moteur est complexe et dépend notamment du couple résistant qu’oppose l’eau pompée. Ainsi, nous proposons un modèle simplifiée du fonctionnement du moteur résumé dans le schéma fonctionnel représenté figure (11). Dans ce modèle intervient le moment d’inertie du rotor du moteur autour de son axe ainsi qu’une constante de “frottement” positive . Le couple résistant opposé par les frottements internes et l’eau pompée s’écrit alors . La régulation du moteur se fait en position pour un angle consigne avec un contrôle proportionnel de coefficient .
Enfin, l’angle de rotation du moteur met en mouvement le système de pompage hydraulique qui assure un débit de remplissage du réservoir proportionnel à la vitesse de rotation du groupe motopompe. Ainsi, le débit de remplissage du réservoir est donné par : . La figure (12) représente le système étudié. Dans un premier temps, nous étudierons la régulation propre du groupe de pompage. Puis, nous l’intégrerons dans le système global de régulation du réservoir. Enfin, nous étudierons la réponse de ce système à une fuite de faible débit constant.


26. Exprimer la fonction de transfert du groupe de pompage dont le schéma fonctionnel est représenté figure (11).
27. Exprimer la fonction de transfert du système de régulation du réservoir définie par le rapport :
28. Représenter le schéma fonctionnel du système global de régulation du niveau du réservoir en notation de Laplace.
29. Déterminer la limite pour de la hauteur en réponse à un échelon de débit de fuite tel que :
30. Commenter le résultat précédent. Proposer une modification simple du système de régulation afin que cette limite se fixe sur .
Решение
Внимание: Непълно решение
В архива няма официално решение на тази задача.
Оригинал в Архива: MP_2018_SI.pdf