X-ENS 2018, Приемен изпит, математика и физика, математика и физика · инженерни науки — Задача 2. Seconde partie — Étude du flambement, sous chargement extérieur, d’une membrane fine gonflée

ÉCOLE POLYTECHNIQUE — CONCOURS D’ADMISSION 2018 — FILIÈRE MP — COMPOSITION DE PHYSIQUE ET SCIENCES DE L’INGÉNIEUR – (X)

Consignes

L’usage de calculatrice n’est pas autorisé pour cette épreuve. Les résultats des applications numériques seront donnés avec un chiffre significatif.

Les candidats indiqueront très clairement les parties et références des questions abordées.

Présentation de l’épreuve

Cette épreuve comprend deux parties indépendantes sur le thème de la stabilité d’équilibre. La première porte sur l’étude d’un dispositif de protection électrique basé sur un effet de couplage électrique–thermique. La seconde s’intéresse au flambement des structures en coque mince. Les calculs relatifs à la section (3) de la première partie sont indépendants des résultats des parties précédentes. Il est conseillé de ne pas consacrer plus de 2h00 par partie.

Условие

Nous nous proposons d’étudier une instabilité pouvant apparaître sur les structures en coque mince. Ces structures, de faible épaisseur par rapport à leurs autres dimensions, sont très utilisées pour leur intérêt architectural. Elles peuvent être en béton, acier, bois ou encore en toile tendue. Dans ce dernier cas, la forme de la toile peut être déterminée par les conditions sur ses frontières. Elle peut également être contrôlée et ainsi s’adapter aux nécessités d’usage, ou prévenir les instabilités dues aux chargements climatiques. Les dispositifs de contrôle agissent principalement sur la tension de la toile pour maîtriser, à chaque instant, sa forme.

Parmi les procédés récents utilisant un contrôle, les membranes en Ethylène Tétrafluoroéthylène, encore appelée ETFE, ont apporté un renouveau dans les formes architecturales. Elles sont légères, thermiquement isolantes et adaptables à des géométries variées. Ces éléments de toiture, ou de façade, sont composés de deux membranes formant une chambre gonflée, fixées à leurs périphéries sur une structure porteuse. On appelle un tel élément gonflé un coussin ETFE. La pression intérieure du coussin est contrôlée en permanence afin de maintenir une géométrie stable, assurer l’étanchéité et compenser d’éventuelles fuites d’air. Parmi les projets emblématiques réalisés avec cette technologie citons le centre national aquatique de Pékin construit pour les jeux olympiques d’été de 2008, la couverture du bâtiment de CentraleSupelec ou encore la couverture de la station du RER E Rosa Parks (voir figure (1)).

L’objet de cette partie est d’étudier le comportement d’un coussin ETFE et, en particulier, l’adaptation de sa pression de gonflement pour éviter les risques de flambement, y compris en cas de faible fuite d’air. Nous étudierons dans un premier temps un modèle simplifié de flambement de coques minces, puis nous améliorerons le modèle mécanique pour identifier les paramètres du modèle initial, enfin nous étudierons le contrôle commande de stabilisation de la forme. La figure (2) schématise la structure d’un coussin ETFE.

Photographie de l’intérieur d’une station couverte par une toiture transparente en membranes ETFE portée par des arcs en bois et des poteaux obliques.
Figure 1 – Exemple de couverture en membrane ETFE.
Coupe d’un coussin ETFE en forme de lentille : membrane supérieure (1) et inférieure (2) fixées de chaque côté sur un cadre grisé (3) ; conduit coudé avec ventilateur relié au bas de la membrane inférieure (4) ; petit évent sur la membrane supérieure (5).
Figure 2 – Schéma d’un coussin ETFE : 1- membrane supérieure, 2- membrane inférieure, 3- cadre de fixation du coussin, 4- système d’injection d’air, 5- système de purge d’air en cas de surpression.

1 Modèle simplifié de flambement de coque.

Dans cette partie, nous étudions le comportement mécanique d’un élément de toiture ETFE. Celui-ci est soumis aux chargements extérieurs tels que le vent, la neige ou d’autres sollicitations ponctuelles comme les charges de maintenance. Nous limitons notre étude à l’analyse du comportement mécanique de la membrane supérieure d’un coussin ETFE. Celle-ci subit les chargements extérieurs sur sa face supérieure et la différence de pression entre la pression de gonflement et la pression de l’atmosphère.

1.1 Première approche du flambement : déplacement du sommet de la coque mince modélisée par un système à 1 degré de liberté.

Nous nous intéressons au premier mode de flambement de la membrane supérieure, sous chargement uniforme, correspondant à son affaissement. Nous considérons la partie supérieure du coussin ETFE et restreignons l’étude de sa déformation au déplacement de son sommet. Sur la figure (3), la structure est modélisée par deux ressorts de raideur kk et de longueur à vide aa et est soumise à la charge verticale 2F⃗=2F u⃗y2\vec{F}=2F\,\vec{u}_y.

Compte-tenu de la symétrie de cette structure, nous réduisons son modèle à un seul ressort, comme le représente la figure (4). Ce ressort est fixé à une extrémité par une rotule, au point A. Son autre extrémité, le point B, peut glisser sans frottement exclusivement suivant l’axe (O,u⃗y)(\mathrm{O},\vec{u}_y) de la glissière. La projection orthogonale du point A sur cet axe définit le point O. Nous notons AO⃗=ℓ u⃗x\vec{\mathrm{AO}}=\ell\,\vec{u}_x et OB⃗=y u⃗y\vec{\mathrm{OB}}=y\,\vec{u}_y.

Deux ressorts (k, a) en forme de toit reliant les appuis articulés A et C au sommet B, sur lequel s’exerce une force verticale ascendante 2F.
Figure 3 – Modèle élastique pour l’étude du flambement de la membrane supérieure du coussin ETFE.
Un ressort (k, a) incliné entre le point A (rotule) et le point B qui glisse sur un axe vertical passant par O ; force F verticale en B ; distance horizontale ℓ entre A et O ; hauteur y de B au-dessus de O ; vecteurs unitaires u_x et u_y en O.
Figure 4 – Modèle élastique réduit à un seul ressort.

1. Nous considérons d’abord le cas F=0F=0. Établir l’équation d’équilibre du système à partir d’un raisonnement énergétique.

2. Discuter la situation des positions d’équilibre du système selon la valeur du rapport a/ℓa/\ell. On commentera brièvement ces résultats.

3. Étudier la stabilité des positions d’équilibre.

• Nous supposons dorénavant a/ℓ>1a/\ell>1 et que la force F⃗\vec{F} (∣F⃗∣≠0|\vec{F}|\neq 0) appliquée à la structure est indépendante de la position du point B.

4. Construire, à partir d’un bilan énergétique, la grandeur W(y)W(y) dont le minimum caractérise l’état d’équilibre du système.

5. Nous posons Y=y/ℓY=y/\ell, A=a/ℓA=a/\ell (A>1)(A>1), E⋆=12kℓ2E^\star=\dfrac{1}{2}k\ell^2, α=Fkℓ\alpha=\dfrac{F}{k\ell} et ψ(Y)=W(y)E⋆\psi(Y)=\dfrac{W(y)}{E^\star}. Exprimer la grandeur Ψ\Psi à l’aide de YY, AA et α\alpha.

6. Donner l’allure de la représentation graphique de ψ\psi pour deux valeurs (positives) du paramètre α\alpha illustrant les deux types de situation envisageables.

7. Écrire l’équation d’équilibre sous la forme Φ(Y)=α\Phi(Y)=\alpha.

8. Préciser l’équivalent de Φ\Phi pour Y→±∞Y\to\pm\infty et celui pour Y→0Y\to 0. Exprimer les zéros de cette fonction.

9. En s’appuyant sur ces résultats, esquisser l’allure de la représentation graphique de Φ\Phi.

10. Indiquer comment résoudre graphiquement l’équation d’équilibre.

11. Commenter, à partir de cette analyse graphique, les différentes situations d’équilibre du système.

12. Notons α1\alpha_1 une valeur de α\alpha telle qu’il n’existe qu’une seule position d’équilibre Yeq1Y_{\mathrm{eq}1}, avec Yeq1>0Y_{\mathrm{eq}1}>0. Donner l’aspect graphique de la dépendance de YeqY_{\mathrm{eq}} (de l’équilibre stable) avec α\alpha lorsque ce paramètre évolue de α1\alpha_1 à −α1-\alpha_1. Le phénomène de saut qui apparaît sur ce tracé est la manifestation d’une instabilité appelée flambement.

1.2 Détermination des paramètres du modèle élastique.

Nous considérons la membrane supérieure du coussin ETFE en vue d’identifier les paramètres (k,a,F)(k,a,F) intervenant dans le modèle développé dans la partie précédente. Dans un premier temps, nous analyserons le lien entre la tension dans la membrane et la différence de pression entre la pression de gonflement et la pression atmosphérique, ainsi que le lien entre aa et le rayon de courbure de cette membrane. Enfin, nous identifierons la raideur kk du coussin ETFE gonflé.

La géométrie (idéalisée) du coussin ETFE se présente comme un secteur de cylindre d’ouverture angulaire 2θ2\theta, de longueur LL (assez grande pour pouvoir s’affranchir des effets de bord) selon son axe u⃗z\vec{u}_z, de rayon RR et de distance 2ℓ2\ell entre les deux lignes de fixation. Sa courbure résulte de la différence, notée PP, entre la pression intérieure au coussin (pression de gonflement) et la pression atmosphérique extérieure. En réaction à PP, une tension linéique TT [N⋅m−1]\left[\mathrm{N\cdot m^{-1}}\right] apparaît sur le pourtour de cette membrane. La figure (5) représente un tronçon de longueur dz\mathrm{d}z du secteur de cylindre, à l’équilibre mécanique. La figure (6) précise sa géométrie.

Tube cylindrique en pointillés d’axe u_z dont un élément d’arc de membrane grisé est soumis à la pression P (flèches radiales) et aux tensions T dz et T′ dz à ses deux bords.
Figure 5 – Élément [z,z+dz][z,z+\mathrm{d}z] du tube modélisant la membrane soumise à la différence de pression.
Arc de cercle de rayon R entre les points de fixation M et N distants de 2ℓ, sommet J ; demi-angle θ de part et d’autre de la verticale ; pression P (flèches radiales) ; tensions T_0 dz en M et T_0′ dz en N tangentes à l’arc ; vecteurs u_x et u_y au centre.
Figure 6 – Géométrie du tronçon élémentaire. Les tensions linéiques T0T_0 et T0′T_0' sont supposées indépendantes de zz.
À gauche, membrane courbe sur deux appuis soumise à la pression P et à la charge répartie −q dz e_y, avec déflexion f(x) à l’abscisse x (courbe déformée en pointillés) ; double flèche d’équivalence ; à droite, membrane plane entre deux appuis tendue par T_0 dz et T_0′ dz, chargée par −q dz e_y, déflexion f(x) en pointillés ; repères e_x, e_y.
Figure 7 – Simplification géométrique adoptée de la configuration de membrane sous chargement.

13. Déterminer l’expression de chacune des tensions linéiques T0T_0 et T0′T_0' apparaissant sur les frontières de la membrane (figure (6)), en fonction de la différence de pression PP et des paramètres géométriques du coussin.

14. Nous identifions la longueur à vide aa du ressort, introduite dans la partie précédente (figure (4)), à la distance entre le point de fixation M (ou N), et le sommet J du dôme formé par la membrane gonflée (figure (6)). Exprimer aa en fonction de ℓ\ell et RR.

15. Exprimer a/ℓa/\ell à l’ordre deux en ℓ/R\ell/R.

• On propose maintenant de déterminer la raideur du coussin ETFE gonflé, sous chargement de type neige. Considérons alors que le coussin ETFE gonflé est soumis à une charge linéique uniforme −q dz u⃗y-q\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_y [N⋅m−1]\left[\mathrm{N\cdot m^{-1}}\right]. Cette charge produit une déflexion de la membrane, par rapport à sa configuration sans charge. En vue de déterminer cette déflexion, nous considérons un modèle simplifié où la géométrie sans charge serait plane. La différence de pression PP et la courbure sont simplement traduites par leur conséquence, c’est-à-dire la présence de tensions T0 dzT_0\,\mathrm{d}z et T0′ dzT_0'\,\mathrm{d}z appliquées aux extrémités d’un tronçon [z,z+dz][z,z+\mathrm{d}z] de membrane. On supposera ainsi que la charge de neige est négligeable devant la pression de gonflement, c’est-à-dire q≪Pq\ll P, afin que les tensions T0 dzT_0\,\mathrm{d}z et T0′ dzT_0'\,\mathrm{d}z soient identiques à celles trouvées en question 13. Sa déflexion est notée f=f(x)f=f(x), comptée positivement suivant −u⃗y-\vec{u}_y. La figure (7) illustre le passage de la géométrie réelle courbe à la géométrie simplifiée plane de la membrane. La figure (8) détaille le système finalement étudié. La figure (9) isole un élément [x,x+dx][x,x+\mathrm{d}x] de ce système.

16. Établir les relations d’équilibre de l’élément [x,x+dx][x,x+\mathrm{d}x] représenté figure (9).

Membrane entre deux appuis, fléchie vers le bas sous la charge répartie −q dz e_y ; tensions T_0 dz et T_0′ dz aux extrémités, dirigées vers le haut le long de la membrane ; abscisse x et déflexion f(x) ; repère e_x, e_y.
Figure 8 – Déflexion f=f(x)f=f(x) du tronçon [z,z+dz][z,z+\mathrm{d}z] de membrane soumise à la charge linéique uniforme −qdz u⃗y-q\mathrm{d}z\,\vec{u}_y (avec ∥T⃗0∥=∥T⃗0′∥\|\vec{T}_0\|=\|\vec{T}_0{}'\|).
Élément courbe de membrane chargé par −q dz e_y ; à gauche la tension T(x) dz faisant l’angle α(x) avec l’horizontale, à droite la tension T(x+dx) dz faisant l’angle α(x+dx).
Figure 9 – Élément [x,x+dx][x,x+\mathrm{d}x] du tronçon de membrane représenté figure (8).

• Dans toute la suite, nous supposons ∣α∣≪1|\alpha|\ll 1.

17. Démontrer que la tension linéique est uniforme. L’exprimer en fonction de PP et RR.

18. Exprimer la déflexion f=f(x)f=f(x) en fonction de xx et des paramètres qq, T0T_0 et ℓ\ell.

19. Exprimer la déflexion maximale fMf_M en fonction de qq, PP, RR et ℓ\ell.

20. Nous identifions la déflexion maximale fMf_M de la membrane au déplacement du point BB sous l’action de la force F⃗=−qℓL u⃗y\vec{F}=-q\ell L\,\vec{u}_y (voir figures (3) et (4)). Déduire de cette analogie l’expression de la raideur kk. On donnera cette expression en fonction de PP, RR, LL, ℓ\ell, hh et D=R (1−cos⁡θ)D=R\,(1-\cos\theta) (voir figure (6)). On supposera fM≪Df_M\ll D.

1.3 Analyse du système de contrôle–commande du gonflement du coussin ETFE.

Afin de maintenir le coussin ETFE dans un bon état de gonflement, en situation normale comme en situation dégradée, un système de contrôle–commande surveille et ajuste la quantité et la pression de l’air. En fonctionnement normal, cette régulation doit permettre de limiter l’effet de la dilatation thermique de l’air. En fonctionnement dégradé, par exemple lors d’un percement de la membrane, elle assure la sécurité des personnes situées sous la structure.

On étudie ici la régulation dans le cas d’un percement de la membrane ETFE. Celui-ci peut être dû à un endommagement du tissu ETFE ou à une mauvaise régulation de la purge en air. Cette partie propose tout d’abord l’étude temporelle d’une régulation sans intervention d’un système de pompage. Ensuite, elle étudie cette réponse avec système de pompage. On néglige la compressibilité de l’air, aussi on modélisera, dans les schémas, le “fluide” emprisonné dans le coussin ETFE comme un fluide incompressible.

Nous notons F(p)F(p) l’image, dans le domaine de Laplace, d’une fonction f(t)f(t).

1.3.1 Modèle sans groupe de pompage.

Le système de régulation de l’air est représenté schématiquement dans la figure (10). Le coussin est modélisé par un réservoir de section SS et de hauteur h=h(t)h=h(t) sur laquelle le contrôle est effectué. La hauteur consigne est notée hch_c. En bas du réservoir, une purge permet une vidange avec un débit d2(t)d_2(t). Le réservoir est rempli selon le débit d1(t)d_1(t) contrôlé par une vanne régulée de manière proportionnelle à la différence hc−hh_c-h, avec des conditions de limitation supérieure et inférieure, soit :

{d1(t)=0,hc<h(t),d1(t)=K (hc−h(t)),hℓ≤h(t)≤hc(K>0),d1(t)=D,h(t)<hℓouˋhℓ=hc−D/K(D>0).(30)\begin{cases}d_1(t)=0, & h_c<h(t),\\ d_1(t)=K\,(h_c-h(t)), & h_\ell\leq h(t)\leq h_c\quad(K>0),\\ d_1(t)=D, & h(t)<h_\ell\quad\text{où}\quad h_\ell=h_c-D/K\quad(D>0).\end{cases}\qquad (30)
Réservoir ouvert rempli de liquide dégradé en gris ; flotteur à la hauteur h(t) relié par une tige à une vanne conique sur le conduit d’arrivée d_1 en haut ; niveaux h_c (au-dessus) et h_ℓ (au-dessous) en pointillés ; sortie d_2 en bas à droite.
Figure 10 – Schéma du système de régulation du réservoir sans groupe de pompage.

21. Établir l’équation, en grandeurs de Laplace, décrivant ce dispositif de régulation pour hℓ≤h(t)≤hch_\ell\leq h(t)\leq h_c.

22. Représenter le schéma fonctionnel correspondant.

23. Le réservoir est initialement plein (h(0)=hch(0)=h_c). On étudie la réponse du système à un créneau de vidange défini par la séquence :

{d2(t)=2D,t∈[0,τ],d2(t)=0,t∉[0,τ].(33)\begin{cases}d_2(t)=2D, & t\in[0,\tau],\\ d_2(t)=0, & t\notin[0,\tau].\end{cases}\qquad (33)

où τ=S/K\tau=S/K représente le temps caractéristique du système. Exprimer la dépendance temporelle de l’évolution h=h(t)h=h(t) pour t∈[0,τ]t\in[0,\tau]. On précisera le temps T1T_1 pour lequel le débit maximal de remplissage est atteint ainsi que la hauteur d’eau minimale hmin⁡h_{\min}.

24. En déduire l’évolution temporelle de h(t)h(t) pour t∈[τ,+∞]t\in[\tau,+\infty]. On précisera le temps T2T_2 à partir duquel le débit de remplissage est inférieur au débit maximal.

25. Esquisser la courbe de la réponse temporelle à ce créneau de vidange. Donner les valeurs frontières pour S=2 m2S=2\ \mathrm{m^2}, K=2×10−3 m2⋅s−1K=2\times 10^{-3}\ \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}, hc=2 mh_c=2\ \mathrm{m} et D=2×10−3 m3⋅s−1D=2\times 10^{-3}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}}, avec ln⁡(2)≈0,7\ln(2)\approx 0{,}7.

1.3.2 Modèle avec groupe de pompage.

Le système inclut maintenant un groupe de pompage qui régule le débit de remplissage d1d_1 en fonction du niveau d’eau hh du réservoir. Ce groupe de pompage est composé d’un système électronique de mesure de la hauteur d’eau et d’un groupe motopompe. Le système électronique convertit la différence entre la hauteur d’eau h(t)h(t) et la hauteur consigne hch_c en un angle de rotation consigne θc\theta_c selon une relation intégratrice de constante B∈R+B\in\mathbb{R}^+ :

Θc(p)=Bp(Hc(p)−H(p))(43)\Theta_c(p)=\frac{B}{p}\left(H_c(p)-H(p)\right)\qquad (43)

Le groupe motopompe est composé de deux parties : un moteur et un système de pompage hydraulique. Le comportement du moteur est complexe et dépend notamment du couple résistant qu’oppose l’eau pompée. Ainsi, nous proposons un modèle simplifiée du fonctionnement du moteur résumé dans le schéma fonctionnel représenté figure (11). Dans ce modèle intervient le moment d’inertie JJ du rotor du moteur autour de son axe ainsi qu’une constante de “frottement” positive ff. Le couple résistant opposé par les frottements internes et l’eau pompée s’écrit alors fθ˙f\dot{\theta}. La régulation du moteur se fait en position pour un angle consigne θc\theta_c avec un contrôle proportionnel de coefficient A∈R+A\in\mathbb{R}^+.

Enfin, l’angle de rotation du moteur met en mouvement le système de pompage hydraulique qui assure un débit de remplissage du réservoir d1(t)d_1(t) proportionnel à la vitesse de rotation du groupe motopompe. Ainsi, le débit de remplissage du réservoir est donné par : d1(t)=Cθ˙(t)d_1(t)=C\dot{\theta}(t). La figure (12) représente le système étudié. Dans un premier temps, nous étudierons la régulation propre du groupe de pompage. Puis, nous l’intégrerons dans le système global de régulation du réservoir. Enfin, nous étudierons la réponse de ce système à une fuite de faible débit constant.

Schéma-bloc : entrée Θ_c(p) vers un comparateur (+, −), bloc A, second comparateur (−, −), bloc 1/(Jp²), sortie Θ(p) ; boucle interne de retour par le bloc fp vers le second comparateur ; boucle externe de retour unitaire de Θ(p) vers le premier comparateur.
Figure 11 – Schéma fonctionnel du groupe motopompe.
Groupe motopompe (cadre pointillé : pompe à hélice entraînée par l’angle θ d’un moteur recevant la consigne θ_c) alimentant par un conduit le réservoir avec le débit d_1 ; flotteur à la hauteur h(t) relié par un bras au capteur ; niveaux h_c et h_ℓ en pointillés ; sortie d_2 en bas à droite.
Figure 12 – Structure générale du dispositif de régulation du niveau hh avec groupe de pompage.

26. Exprimer la fonction de transfert T(p)=Θ(p)/Θc(p)T(p)=\Theta(p)/\Theta_c(p) du groupe de pompage dont le schéma fonctionnel est représenté figure (11).

27. Exprimer la fonction de transfert du système de régulation du réservoir définie par le rapport :

U(p)=Hc(p)−H(p)D2(p)(46)U(p)=\frac{H_c(p)-H(p)}{D_2(p)}\qquad (46)

28. Représenter le schéma fonctionnel du système global de régulation du niveau du réservoir en notation de Laplace.

29. Déterminer la limite pour t→∞t\to\infty de la hauteur hh en réponse à un échelon de débit de fuite tel que :

{d2(t)=0pourt∈ ]−∞,0[d2(t)=D>0pourt∈[0,+∞[(51)\begin{cases}d_2(t)=0 & \text{pour}\quad t\in\,]-\infty,0[\\ d_2(t)=D>0 & \text{pour}\quad t\in[0,+\infty[\end{cases}\qquad (51)

30. Commenter le résultat précédent. Proposer une modification simple du système de régulation afin que cette limite se fixe sur hch_c.

Решение

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