X-ENS 2025, Приемен изпит, физика и химия — Задача 2. I – Production de l’impulsion lumineuse

ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2025 — FILIERE PC - Epreuve n° 5 — PHYSIQUE B (XEULS) · 16 април 2025 г.

Consignes

MERCREDI 16 AVRIL 2025, 08h00 - 12h00

Durée : 4 heures

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve

Production et caractérisation d’impulsions laser attosecondes

On se contentera de réponses courtes, sauf lorsqu’il est demandé de justifier un résultat donné.

Les applications numériques seront données avec un seul chiffre significatif.

Les parties I, II et III peuvent être résolues de manière indépendante pour l’essentiel.

Условие

L’idée générale de la science attoseconde est d’éclairer un échantillon pendant une durée de l’ordre de TeT_e. Pour construire cette impulsion lumineuse, la première étape consiste, à partir d’un laser de fréquence ν\nu, à créer des harmoniques de fréquences multiples de ν\nu, dont la période soit inférieure à TeT_e.

Focalisation d’une impulsion laser

2. On utilise un laser de longueur d’onde λ=800 nm\lambda = 800\ \mathrm{nm}. Dans quel domaine du spectre électromagnétique se trouve-t-il ?

3. Calculer numériquement la période TT de l’onde émise par le laser, et le rang minimum des harmoniques de période inférieure à TeT_e.

Détaillons maintenant la méthode permettant de fabriquer ces harmoniques, qui consiste à focaliser une impulsion laser de très haute intensité sur de l’argon. On modélise le champ du laser comme un faisceau gaussien se propageant dans le vide suivant une direction zz. On rappelle les formules générales définissant le profil radial d’intensité d’un tel faisceau :

I(r,z)=I0(w0w(z))2exp⁡(−2r2w(z)2)w(z)=w01+(zzR)2zR=πw02λ.(1)\begin{aligned} I(r,z) &= I_0 \left(\frac{w_0}{w(z)}\right)^2 \exp\left(-\frac{2r^2}{w(z)^2}\right) \\ w(z) &= w_0\sqrt{1+\left(\frac{z}{z_R}\right)^2} \\ z_R &= \frac{\pi w_0^2}{\lambda}. \qquad (1) \end{aligned}

où rr désigne la distance à l’axe de propagation, w0w_0 le waist, zRz_R la longueur de Rayleigh, et I0=I(0,0)I_0 = I(0,0) le maximum d’intensité.

4. Le faisceau incident a un waist dont la valeur numérique est w0=4 mmw_0 = 4\ \mathrm{mm}. Déterminer l’ordre de grandeur de sa longueur de Rayleigh. Justifier que sur une longueur de l’ordre du mètre au voisinage de z=0z = 0, le faisceau peut être considéré comme étant cylindrique.

5. On focalise ce faisceau cylindrique au moyen d’une lentille mince de focale f=1 mf = 1\ \mathrm{m}, dont le plan est perpendiculaire à la direction de propagation zz. L’axe de la lentille et l’axe du faisceau sont identiques. Vérifier que les conditions de l’approximation de Gauss sont satisfaites.

6. On admet que le faisceau émergent est également un faisceau gaussien. Dessiner l’allure de ce faisceau. Exprimer la largeur de son waist, qu’on notera w0′w_0', en fonction de λ\lambda, ff et w0w_0. Estimer la valeur numérique de w0′w_0'.

7. Le laser délivre des impulsions d’énergie EL=1 mJ\mathcal{E}_L = 1\ \mathrm{mJ} pendant une durée TL=40 fsT_L = 40\ \mathrm{fs}. Déterminer l’ordre de grandeur littéral puis numérique de la puissance par unité de surface au foyer de la lentille, qu’on notera PLP_L.

8. Déterminer l’ordre de grandeur littéral de l’amplitude maximale E0E_0 du champ électrique de l’onde électromagnétique, qu’on exprimera en fonction de PLP_L, cc et de la perméabilité magnétique du vide μ0\mu_0.

9. Le flux énergétique surfacique que la Terre reçoit du Soleil au-dessus de l’atmosphère est celui d’une onde plane dont l’amplitude du champ électrique vaut 700 V⋅m−1700\ \mathrm{V\cdot m^{-1}}. En déduire, par un argument de proportionnalité, l’ordre de grandeur de E0E_0, défini à la question précédente.

10. On note IPI_P l’énergie d’ionisation de l’atome d’argon (IP>0I_P > 0). On rappelle que les énergies d’ionisation des atomes sont de l’ordre de 10 eV10\ \mathrm{eV}. Rappeler l’ordre de grandeur de la taille d’un atome. En déduire, par un argument dimensionnel, l’ordre de grandeur du champ électrique vu par un électron périphérique. Comment se compare-t-il au champ E0E_0 ?

Mouvement d’un électron dans le champ du laser et génération d’harmoniques

Graphique de x(t) en fonction de t/T (axe gradué de 0 à 1,3) pour quatre valeurs de t_i : t_i=0,26 T en tirets (arche la plus haute, retour vers 1,1), t_i=0,30 T en trait plein (retour vers 0,95), t_i=0,35 T en tirets-points (retour vers 0,8), t_i=0,40 T en pointillés (arche la plus basse, retour vers 0,7).
Figure 1
Courbe en cloche de E_c/U_p (axe des ordonnées de 0,0 à 3,0) en fonction de t_r/T (de 0,5 à 1,25), nulle à 0,5, maximale vers 3,2 pour t_r/T ≈ 0,95, puis retombant à zéro vers 1,25.
Figure 2
Spectre mesuré : intensité (unité arbitraire) en échelle logarithmique de 10^-8 à 10^0 en fonction de l’ordre de l’harmonique (5 à 35) ; des pics marqués par des lignes verticales en tirets aux ordres impairs, un plateau vers 10^-4 puis une coupure vers l’ordre 33–35. L’axe horizontal est intitulé « Ordre de l’hamonique ».
Figure 3

11. On assimile pour simplifier l’atome d’argon à un atome d’hydrogène, comme à la question 1. Lorsque l’atome est éclairé par le laser, l’électron voit le champ électrique du noyau et celui du laser. Pour étudier son mouvement dans la superposition de ces deux champs, nous considérons un modèle classique à une dimension, où l’électron se déplace sur un axe OxOx, OO étant la position du noyau, et xx la direction du champ électrique du laser, E⃗=−E0e⃗x\vec{E} = -E_0\vec{e}_x, où l’amplitude E0>0E_0 > 0 est supposée uniforme et constante. Exprimer l’énergie potentielle de l’électron, de charge −e-e, en fonction de q2q^2, eE0eE_0 et xx, et tracer l’allure de sa variation en fonction de xx.

12. L’électron est dans un état d’énergie mécanique −IP-I_P. Montrer que si E0E_0 dépasse une valeur dite de “saturation” et notée EsatE_{\mathrm{sat}}, l’électron échappe à l’attraction du noyau et part à l’infini. Exprimer EsatE_{\mathrm{sat}} en fonction de IPI_P, q2q^2 et ee.

13. Nommer l’effet quantique qui permet à l’électron de s’échapper, selon une certaine probabilité, même si E0<EsatE_0 < E_{\mathrm{sat}}.

14. On reprend le modèle unidimensionnel de la question 11, mais avec un champ extérieur qui varie au cours du temps selon E⃗(t)=−E0sin⁡ωt e⃗x\vec{E}(t) = -E_0\sin\omega t\,\vec{e}_x. Écrire l’équation du mouvement de l’électron dans la superposition des deux champs, sous la forme d’une équation différentielle pour x(t)x(t). On écrira séparément deux équations différentielles suivant que x(t)>0x(t) > 0 ou x(t)<0x(t) < 0.

15. On s’intéresse au mouvement forcé, défini comme une solution x(t)x(t) de cette équation qui soit périodique, et de même période T=2π/ωT = 2\pi/\omega que le champ électrique. Sans chercher à déterminer x(t)x(t), justifier succinctement que cette solution vérifie aussi x(t+T2)=−x(t)x(t+\frac{T}{2}) = -x(t).

16. Dans la décomposition de x(t)x(t) en série de Fourier, quelles sont les harmoniques compatibles avec cette condition ?

17. On s’intéresse aux trajectoires pour lesquelles l’électron s’échappe de l’atome. On reprend l’équation du mouvement déterminée à la question 14, dans laquelle on néglige désormais le champ du noyau. Déterminer la solution générale de cette équation.

18. Calculer l’énergie cinétique moyenne de l’électron, notée UPU_P, en régime sinusoïdal forcé où x(t)x(t) est périodique. On exprimera UPU_P en fonction de eE0eE_0, mm et ω\omega.

19. Intégrer l’équation du mouvement de la question 17 pour un électron partant de l’origine sans vitesse initiale à un temps tit_i.

20. Tracer sur un même graphique l’allure de la variation de xx en fonction de t/Tt/T pour ti=0t_i = 0, ti=T/4t_i = T/4 et ti=T/2t_i = T/2, pour t/Tt/T variant entre ti/Tt_i/T et 1,5.

21. La figure 1 donne l’allure de la variation de x(t)x(t) pour quatre autres valeurs de tit_i. On remarque que pour ces valeurs, l’électron revient en x=0x = 0 à un temps de retour qu’on notera trt_r. Écrire l’équation reliant trt_r à tit_i, sans chercher à la résoudre.

22. Lorsque l’électron revient au point de départ, il peut se recombiner avec le noyau. Ce modèle est connu sous le nom de “modèle en trois étapes” : l’électron est arraché de l’atome, puis fait une excursion dans le champ du laser, puis se recombine avec l’atome. L’énergie libérée dans la recombinaison est la somme de l’énergie d’ionisation, IPI_P, et de l’énergie cinétique Ec(tr)E_c(t_r) de l’électron à t=trt = t_r. Cette énergie est rayonnée sous forme d’un unique photon. Exprimer la pulsation de l’onde électromagnétique correspondant à ce photon.

23. Sur la figure 1, indiquer la courbe pour laquelle l’énergie cinétique Ec(tr)E_c(t_r) est maximale. Quelle est la courbe pour laquelle elle est minimale ?

24. Exprimer Ec(tr)E_c(t_r) en fonction de UPU_P, ωti\omega t_i et ωtr\omega t_r.

25. La figure 2 représente la variation de Ec(tr)E_c(t_r) en fonction de tr/Tt_r/T. Recopiez sommairement cette courbe sur votre copie et indiquez les valeurs de tit_i en différents points, en vous appuyant sur les résultats précédents.

26. La figure 3 représente, sur une échelle des ordonnées logarithmique, la variation de l’intensité de la lumière rayonnée lors de la recombinaison électron-noyau en fonction de la fréquence, cette dernière étant en unité de la fréquence du laser. Comment interprétez-vous l’allure de cette variation ? La condition de la question 3 est-elle vérifiée ? En utilisant le résultat de la question 22 et la figure 2, donner une expression approximative du rang maximal des harmoniques nmax⁡n_{\max} en fonction de UPU_P, IPI_P, ℏ\hbar et ω\omega.

Решение

Внимание: Непълно решение

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Оригинал в Архива: PC_2025.pdf