X-ENS 2019, Приемен изпит, физика и химия · Юлм — Задача 2. II. Détection par la méthode des vitesses radiales
ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2019 — FILIERE PC - Epreuve n° 7 — COMPOSITION DE PHYSIQUE C (U) · 24 април 2019 г.
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Détection et caractérisation des exoplanètes
Le sujet comprend 18 pages numérotées de 1 à 18
Il y a trente ans, en 1989, était annoncée la première détection d’une exoplanète, c’est-à-dire une planète en orbite autour d’une étoile autre que le Soleil, en l’occurrence l’étoile CepA, sous-géante orange et membre principal d’un système binaire situé à quelques 45 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Céphée. Si l’existence de cette exoplanète ne fut confirmée définitivement qu’en 2002, on considère généralement que cette découverte fut la première du genre. À ce titre, cette planète fut choisie en 2014 pour recevoir un nom au terme du concours NameExoWorlds organisé par l’Union Astronomique Internationale. En décembre 2015, elle fut baptisée Tadmor, autre nom de la cité de Palmyre (Syrie).
Cette découverte ouvrit la voie à une moisson toujours plus importante d’objets exoplanétaires, jalonnée par plusieurs détections notables :
– 1992 : première détection confirmée d’exoplanètes, autour du pulsar B1257+12 (Wolszczan et al.)
– 1995 : première planète confirmée autour d’une étoile de la séquence principale, c’est-à-dire semblable au Soleil, 51Peg b, ultérieurement nommée Dimidium (Mayor & Queloz)
– 1999 : détection d’un système composé de plusieurs planètes, en l’occurrence quatre, autour d’une étoile de la séquence principale, And.
– 1999 : détection d’une exoplanète par la méthode des transits en sus de la méthode des vitesses radiales, HD209458 b, surnommée Osiris. Cet objet a également fourni la première détection d’une atmosphère exoplanétaire, en 2001.
– 2004 : observation d’une exoplanète par imagerie directe infrarouge, 2M1207 b, en orbite autour d’une naine brune (Chauvin et al.).
– 2006 : détection d’une exoplanète par effet de microlentille gravitationnelle, OGLE-2005-BLG-390L b.
– 2007 : découverte d’exoplanètes dans la zone d’habitabilité, c’est-à-dire potentiellement susceptibles de receler de l’eau sous forme liquide, dans le système Gliese581 (von Bloh et al.).
– 2008 : détection d’une signature de molécule organique, en l’occurrence du méthane, dans une atmosphère exoplanétaire, celle de HD189733 b.
– 2008 : mesure du mouvement orbital de plusieurs planètes du système HR8799 par imagerie directe.
– 2014 : détection de 715 exoplanètes, autour de 305 étoiles, par la mission spatiale Kepler.
– 2016 : découverte d’une exoplanète de masse comparable à la Terre, dans la zone d’habitabilité de Proxima Centauri, plus proche voisine du Soleil.
– 2017 : détection d’un système, TRAPPIST-1, composé de sept planètes de masses comparables à la Terre et situées dans la zone d’habitabilité de leur étoile.
Au 1 janvier 2019, on compte 2946 systèmes exoplanétaires confirmés, dont 650 multiples, pour un total de 3947 exoplanètes.
Nous allons nous intéresser dans ce problème à quelques uns des aspects de la physique mise en jeu pour la détection et la caractérisation des exoplanètes. L’information permettant de mettre en évidence ces exoplanètes étant de nature électromagnétique, la première partie introduit les grandeurs physiques utiles dans le traitement des questions de rayonnement. La deuxième partie traite de la méthode des vitesses radiales, qui a permis les premières découvertes. La troisième partie traite de la méthode des transits, mise à l’honneur par la mission spatiale Kepler. Si la problématique est commune aux différentes parties du problème, celles-ci sont néanmoins très largement indépendantes. On précise que dans tout le problème, les notations en gras représentent des vecteurs. En particulier, la notation désigne le vecteur rotationnel du vecteur , la notation en désignant la divergence. La notation désigne le produit vectoriel des deux vecteurs et , et la notation leur produit scalaire. La calculatrice n’étant pas autorisée, on fera les applications numériques à la main, en utilisant les valeurs indiquées dans le formulaire ci-après. Pour certaines de ces applications, on pourra donner une estimation grossière. Les candidats sont invités à ne pas négliger ces questions.
Formulaire
| Vitesse de la lumière dans le vide | |||
|---|---|---|---|
| Constante de Planck | |||
| Constante de Boltzmann | |||
| Constante de la gravitation | |||
| Charge élémentaire | |||
| Nombre d’Avogadro | |||
| Masse de l’électron | |||
| Masse du proton | |||
| Permittivité du vide | |||
| Perméabilité du vide | |||
| Masse du Soleil | |||
| Rayon du Soleil | |||
| Température de surface du Soleil | |||
| Rayon de la Terre | |||
| Masse de la Terre | |||
| Distance moyenne Soleil-Terre | [unité astronomique] | ||
| Rayon de Jupiter | |||
| Masse de Jupiter | |||
| Distance moyenne Soleil-Jupiter |
Условие
La première méthode fiable de détection des exoplanètes repose sur l’exploitation du fait que l’interaction gravitationnelle entre une étoile et une planète a non seulement un impact sur le mouvement de la planète, mais aussi, et réciproquement, sur le mouvement de l’étoile. C’est la mesure de ce mouvement stellaire, et plus précisément de la vitesse radiale de l’étoile, c’est-à-dire de la composante de sa vitesse projetée sur la ligne de visée la reliant à l’observateur, qui permet de détecter l’existence d’une planète en orbite autour de cette étoile. Dans cette partie, nous allons d’abord établir l’expression de cette vitesse radiale, en fonction des différents paramètres physiques du problème. Nous étudierons ensuite le principe de fonctionnement d’un instrument dédié à sa mesure.
II.1 - Réduction du problème de Kepler à deux corps
On considère le problème suivant, dit de Kepler : un système constitué d’une étoile , de masse , et d’une planète , de masse , toutes deux assimilées à des objets ponctuels, en interaction gravitationnelle. On fait l’hypothèse que ce système est isolé, et on se place dans un référentiel , supposé Galiléen, attaché à un observateur terrestre . On note le rayon vecteur liant cet observateur à l’étoile, celui le liant à la planète, et le rayon vecteur liant l’étoile à la planète.
Q13. Écrire les équations du mouvement de chacun des deux corps dans .
Q14. On note le centre de masse du système. Déterminer son rayon vecteur en fonction des paramètres du problème.
Q15. Montrer que le mouvement du centre de masse est rectiligne uniforme. Dans toute la suite du problème, on supposera, sans perte de généralité, que est fixe par rapport à , soit . Le référentiel barycentrique est alors confondu avec .
Q16. Exprimer les vecteurs et en fonction de , , et des masses et , puis les vecteurs position et des deux astres par rapport au centre de masse .
Q17. Montrer que le mouvement relatif de par rapport à obéit à l’équation
où est la masse réduite, et où l’on explicitera l’expression de la force . On pourra poser pour désigner la masse totale du système. Une fois qu’on aura résolu le mouvement relatif décrit par l’équation (10), ce qu’on fera dans la partie II.2, comment s’en déduiront les trajectoires de et dans le référentiel ? Pourquoi dit-on que l’on a ainsi réduit le problème de Kepler ?
II.2 - Résolution du mouvement relatif
On considère donc le mouvement , décrit par l’équation (10), d’une particule ponctuelle fictive de masse , soumise à la force centrale , dans le référentiel . Le vecteur est le vecteur unitaire radial dirigé vers l’extérieur du centre de force, et . On note le vecteur vitesse de .
Q18. Montrer que la force dérive d’une énergie potentielle
Q19. Montrer que le moment cinétique de par rapport au centre de force se conserve. Quelle conséquence peut-on en tirer quant à la trajectoire de ?
Q20. On prend comme coordonnées un système cylindrique dans lequel l’axe est celui portant le moment cinétique, . Exprimer en fonction de ces coordonnées.
Q21. Montrer que l’énergie mécanique de , qui se conserve, peut se mettre sous la forme
où est une énergie potentielle effective qu’on exprimera en fonction de , , , et .
Q22. Représenter graphiquement l’énergie potentielle effective . Discuter la nature des trajectoires en fonction de la valeur de . En particulier, quelle est la condition sur pour que la trajectoire de la particule soit bornée ? On se place dans ce cas de figure pour le reste du problème.
Q23. En posant , montrer que les distances minimale (périastre) et maximale (apoastre) entre le centre de force et la particule fictive peuvent se mettre sous la forme
On exprimera les paramètres et en fonction de , , , et . Quelles sont les bornes des valeurs possibles de ?
Q24. Montrer, à partir de l’équation énergétique (12), que si l’on considère la trajectoire de par le biais de plutôt que par celui du couple , on aboutit à une équation de la forme
On précisera les constantes , et en fonction de , , et . En déduire que obéit à une équation d’oscillateur harmonique. En posant comme condition “initiale” que passe au périastre lorsque , en déduire que la trajectoire a pour équation
qui est celle d’une ellipse. Les coefficients et sont respectivement le paramètre et l’excentricité de cette ellipse.
Q25. On se place désormais dans le cas d’un mouvement circulaire. Que vaut l’excentricité dans ce cas ? Calculer le rayon de cette trajectoire, en fonction de , , et . Que peut-on dire du module de la vitesse de la particule fictive ? Calculer sa valeur , en fonction des mêmes paramètres que . Montrer que l’angle évolue avec le temps selon , en explicitant la pulsation .
Q26. À partir du système de coordonnées cylindriques de la question Q20, on peut aussi définir un système de coordonnées cartésiennes , tel que et . Exprimer le mouvement de la particule fictive en prenant comme origine des temps un instant où et , afin de fixer . Montrer que . Comment s’appelle cette relation ?
II.3 - Cinématique de l’étoile en présence d’une planète
![À gauche : axes x [UA] et y [UA] gradués, origine C, graduation 1 sur chaque axe, dans un carré vide. À droite : observateur O relié par une ligne pointillée puis pleine au centre de masse C ; vecteur n selon la ligne de visée ; axe y incliné de l’angle i par rapport à la verticale, portant la planète P ; axe z ; l’étoile E (disque jaune) près de C.](https://pub-43290baaaff14857b5dd59610ea438c7.r2.dev/problems/x-ens-2019-pc-ulm/p2-fig1.png)
![Graphique RV [m/s] (de −4 à 8) en fonction de Phase [days] (de 0 à 11) : points UVES (triangles), HARPS pre-2016 (carrés) et HARPS PRD (cercles) avec barres d’erreur, et courbe sinusoïdale ajustée d’amplitude environ 1,5 m/s, minimum vers 1 jour, maximum vers 6 jours.](https://pub-43290baaaff14857b5dd59610ea438c7.r2.dev/problems/x-ens-2019-pc-ulm/p2-fig2.png)
Q27. Maintenant que nous avons déterminé le mouvement de la particule fictive , on revient à la situation considérée initialement, pour laquelle une étoile de masse et une planète de masse sont en interaction gravitationnelle. On rappelle qu’on se place dans le cas d’un mouvement circulaire. En utilisant les résultats de Q16 et Q26, exprimer les lois du mouvement , , et des deux astres par rapport au centre de masse supposé fixe. On posera .
Q28. Reproduire le schéma de gauche de la Fig. 3 et y tracer les trajectoires de la particule fictive et des deux astres et , dans le cas et . On représentera également les positions de , et à un instant donné.
Q29. Le plan des trajectoires de et forme un angle , compris entre et , avec le plan du ciel (c’est-à-dire le plan perpendiculaire à la ligne de visée ), comme indiqué sur le schéma de droite de la Fig. 3. Calculer la composante de la vitesse de l’étoile le long de la ligne de visée. Cette composante est appelée vitesse radiale.
Q30. Tracer l’allure de la vitesse radiale en fonction du temps. C’est ce signal que l’on détecte par spectroscopie Doppler, comme on le verra dans la suite. Montrer que la mesure de l’amplitude et de la période de la variation de cette vitesse radiale en fonction du temps permet de contraindre la masse de la planète en orbite autour de l’étoile, si l’on connaît la masse de cette dernière et l’angle de l’orbite planétaire. On fera apparaître la fonction de masse du système, définie par
Q31. Simplifier le résultat obtenu dans le cas où la masse de la planète est très petite devant celle de l’étoile. Donner alors une estimation de la masse minimale de la planète. Pour quelle inclinaison de l’orbite est-il plus facile de détecter la présence d’une planète en orbite autour de l’étoile ? Vaut-il mieux que l’étoile soit de faible masse ou de grande masse ?
Q32. La Fig. 4, tirée de Anglada-Escudé et al. (2016) représente les mesures de la vitesse radiale de l’étoile Proxima Centauri effectuées à l’aide de deux instruments, HARPS et UVES, de l’Observatoire Européen Austral (ESO), au Chili. Estimer la période et l’amplitude du signal, et en déduire une estimation (grossière) de la masse minimale de la planète Proxima Centauri b. La masse de l’étoile Proxima Centauri est de , soit 0,12 masse solaire.
II.4 - Principe de la spectroscopie Doppler
Le principe de la mesure des vitesses radiales des étoiles, et de leurs variations au cours du temps qui signalent la présence d’une planète, repose sur l’effet Doppler-Fizeau. Celui-ci stipule que la longueur d’onde d’un signal en provenance d’une source , telle que mesurée par un observateur , diffère de la longueur d’onde du signal dans le référentiel de la source si celle-ci est en mouvement par rapport à . En notant la projection de la vitesse de la source sur la ligne de visée, on a
où est la célérité de l’onde (électromagnétique dans notre cas). La convention utilisée est que si la source s’éloigne de l’observateur. On précise que la mesure des vitesses radiales se fait en mesurant le décalage au cours du temps de raies spectrales en absorption dans le spectre de l’étoile.
Q33. Montrer que si la vitesse est faible (), alors le décalage en longueur d’onde vérifie
On se placera dans cette approximation classique, c’est-à-dire non-relativiste, pour le reste du problème.
Q34. Citer un exemple de cet effet dans un autre domaine de la physique que l’électromagnétisme.
Les spectromètres sont de manière générale des instruments permettant de disperser, c’est-à-dire de séparer spatialement des vibrations lumineuses de différentes longueurs d’onde présentes dans un faisceau. Leur caractéristique fondamentale est le pouvoir de résolution
où est le plus petit écart entre longueurs d’onde qui puisse être distingué au voisinage de .
Q35. Étant donné un spectromètre dont le pouvoir de résolution est , quelle doit être l’amplitude de la vitesse radiale de l’étoile pour détecter la présence d’une exoplanète ? Montrer que le pouvoir de résolution du spectromètre utilisé pour détecter la planète Proxima Centauri b (Fig. 4) doit satisfaire
L’instrument en question, HARPS (High Accuracy Radial velocity Planet Searcher), est un spectromètre à réseau de type échelle installé au foyer du télescope de 3,6 m de diamètre de l’ESO, à l’Observatoire de La Silla, au Chili. On discute dans la suite de cette partie du principe de cet instrument.
II.5 - Étude d’un réseau en réflexion
L’élément de base de l’instrument est un réseau de diffraction fonctionnant en réflexion, constitué de éléments répartis uniformément sur une longueur , comme indiqué sur la Fig. 5. On peut se les représenter comme des bandes réfléchissantes de largeur , et on note le pas du réseau, avec . Il est éclairé sous une incidence par une onde lumineuse plane, et on considère les rayons réfléchis avec un angle . On commence par supposer que chaque élément du réseau est infiniment étroit (), et que l’onde plane incidente est monochromatique, de pulsation . Le champ électrique qui la caractérise peut alors être représenté en notation complexe par
On notera la convention utilisée ici pour la phase de l’onde, à savoir et non . On notera aussi que cette écriture (21) nous place dans l’approximation scalaire et on ignore donc tout effet lié à la polarisation. Le vecteur d’onde incident est , avec le nombre d’onde. Les différents éléments du réseau sont repérés par les vecteurs avec un entier variant de 0 à .


Q36. Montrer que le champ électrique incident sur l’élément s’écrit
en exprimant le déphasage en fonction de , et .
Q37. Chaque élément est la source d’une onde plane dans la direction , dont le champ électrique est
où le coefficient de réflexion complexe est supposé de module unité, . Le vecteur d’onde réfléchi est , ce qui suppose que la réflexion se fait sans changement de la longueur d’onde. Montrer que cette onde peut se mettre sous la forme
en précisant l’expression du déphasage en fonction de , et . Pour la suite on posera .
Q38. En déduire que l’onde réfléchie totale dans la direction est aussi une onde plane progressive monochromatique, dont le champ électrique est représenté par
en explicitant l’amplitude complexe en fonction de , , et .
Q39. Montrer que l’interférence des ondes réfléchies par deux éléments adjacents et est constructive si et seulement si et vérifient la relation
où est un entier relatif quelconque appelé ordre de diffraction. Cette relation constitue la formule des réseaux en réflexion. Dans ce cas, les interférences entre les ondes réfléchies sont bien évidemment toutes constructives.
Q40. Montrer que l’intensité lumineuse dans la direction peut se mettre sous la forme
où est une constante qu’on ne cherchera pas à calculer.
Q41. La fonction réseau est représentée sur la Fig. 6 mais sans l’indication des valeurs des abscisses. Que valent l’écart entre deux pics consécutifs (où ) et la largeur caractéristique de chacun de ces pics (calculée comme étant l’intervalle entre les premières annulations de part et d’autre du pic) ? On exprimera ces grandeurs en fonction de et .
Q42. On considère une lumière dont le spectre couvre l’intervalle , où les deux longueurs d’onde extrêmes correspondent au bleu et au rouge. Par exemple, la couverture spectrale de HARPS va de à . On suppose pour simplifier, dans toute la suite, que ce spectre est plat, c’est-à-dire que l’intensité est indépendante de . La lumière est-elle dispersée dans l’ordre ?
Q43. On pose où est l’angle de réflexion de la composante de longueur d’onde dans l’ordre . Représenter graphiquement pour quelques ordres successifs (, , ) et en déduire qu’on a un recouvrement des ordres et (en expliquant ce que cela signifie) si
On pourra faire un schéma. À partir de quel ordre observe-t-on un recouvrement dans le cas de HARPS ?
Q44. En considérant que deux longueurs d’ondes proches et (avec ) sont distinguables dans l’ordre dès lors que le pic de diffraction de l’une correspond au premier zéro de l’autre, montrer que le pouvoir de résolution du réseau dans l’ordre est . Comment doit-on alors choisir l’ordre dans lequel travailler ?
Q45. On tient maintenant compte de la largeur finie de chacun des éléments. Justifier par analogie que le champ électrique associé à l’onde réfléchie par l’élément s’écrit maintenant sous la forme
Q46. En déduire que l’intensité lumineuse dans la direction est alors donnée par
La fonction correspond à la figure de diffraction d’un élément unique. Représenter la nouvelle distribution de l’intensité lumineuse en fonction de , en supposant, pour cet exemple, que . Pour quel ordre de diffraction a-t-on une intensité maximale ? Quelle relation classique de l’optique géométrique retrouve-t-on alors ?
Q47. À quelle difficulté se heurte-t-on pour travailler à fort pouvoir de résolution ?
II.6 - Un réseau échelle “blazé”
Pour remédier à ce problème, les réseaux sont en pratique blazés pour présenter un maximum de luminosité dans un ordre . Pour ces réseaux, la forme du motif est celle représentée sur la Fig. 7. On appelle l’angle de blaze. On ne cherchera pas à calculer la forme de la nouvelle figure de diffraction associée à ce motif individuel, et on admettra que son maximum correspond à la direction déterminée par la relation de l’optique géométrique retrouvée à la question Q46. On suppose également que l’angle d’incidence est grand, avec .


Q48. Déterminer l’angle correspondant au maximum de luminosité de , en fonction de et .
Q49. Le réseau échelle de HARPS fonctionne dans la configuration de Littrow, pour laquelle l’incidence est normale sur les facettes courtes du motif du réseau. Que devient alors ? En déduire l’expression de l’ordre de diffraction dans lequel se concentre le maximum d’émission, en fonction de , et . Inverser cette relation pour obtenir , longueur d’onde de la composante la plus intense dans un ordre donné.
Q50. HARPS présente un angle de blaze , et contient 31,6 éléments individuels par millimètre. En déduire une estimation (grossière) des ordres et dans lesquels les longueurs d’ondes extrêmes présentent le maximum de luminosité.
Q51. En sortie du réseau, on place une lentille, de focale , comme indiqué sur la Fig. 8, et une barrette CCD qui sert de détecteur dans le plan focal de cette lentille. On précise qu’une barrette CCD est un ensemble de détecteurs ponctuels placés les uns à côté des autres sur une ligne, et repérés par une coordonnée . On place cette barrette de telle sorte que corresponde à . On pose et on suppose que . Quelle est la relation entre et ?
Q52. Montrer que pour un ordre de diffraction donné, la position de la radiation de longueur d’onde sur le détecteur est donnée par
Représenter graphiquement en fonction de , pour quelques ordres .
À une position donnée sur le détecteur, ou - ce qui revient au même - dans une direction donnée, on a donc une superposition d’un ensemble discret de composantes de longueurs d’onde , solutions de l’équation . Pour les séparer, on dispose un second élément disperseur entre le réseau échelle et le détecteur. Ce second élément est typiquement un grism, c’est-à-dire un prisme auquel on accole un réseau de diffraction en transmission. Pour parvenir à séparer les ordres qui se recouvrent, on place ce grism de telle sorte qu’il disperse la lumière perpendiculairement à la direction . C’est ce qu’on appelle une dispersion croisée. On ne la traitera pas ici.
Решение
Внимание: Непълно решение
Le corrigé officiel ne figure pas dans l’archive.
Оригинал в Архива: PC_2019_ulm.pdf