X-ENS 2019, Приемен изпит, физика и химия · Юлм — Задача 2. II. Détection par la méthode des vitesses radiales

ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2019 — FILIERE PC - Epreuve n° 7 — COMPOSITION DE PHYSIQUE C (U) · 24 април 2019 г.

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Le corrigé officiel ne figure pas dans l’archive : seul l’énoncé est publié.

Détection et caractérisation des exoplanètes

Le sujet comprend 18 pages numérotées de 1 à 18

Il y a trente ans, en 1989, était annoncée la première détection d’une exoplanète, c’est-à-dire une planète en orbite autour d’une étoile autre que le Soleil, en l’occurrence l’étoile γ\gammaCepA, sous-géante orange et membre principal d’un système binaire situé à quelques 45 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Céphée. Si l’existence de cette exoplanète ne fut confirmée définitivement qu’en 2002, on considère généralement que cette découverte fut la première du genre. À ce titre, cette planète fut choisie en 2014 pour recevoir un nom au terme du concours NameExoWorlds1^{1} organisé par l’Union Astronomique Internationale. En décembre 2015, elle fut baptisée Tadmor, autre nom de la cité de Palmyre (Syrie).

Cette découverte ouvrit la voie à une moisson toujours plus importante d’objets exoplanétaires, jalonnée par plusieurs détections notables :

– 1992 : première détection confirmée d’exoplanètes, autour du pulsar B1257+12 (Wolszczan et al.)
– 1995 : première planète confirmée autour d’une étoile de la séquence principale, c’est-à-dire semblable au Soleil, 51Peg b, ultérieurement nommée Dimidium (Mayor & Queloz)
– 1999 : détection d’un système composé de plusieurs planètes, en l’occurrence quatre, autour d’une étoile de la séquence principale, υ\upsilonAnd.
– 1999 : détection d’une exoplanète par la méthode des transits en sus de la méthode des vitesses radiales, HD209458 b, surnommée Osiris. Cet objet a également fourni la première détection d’une atmosphère exoplanétaire, en 2001.
– 2004 : observation d’une exoplanète par imagerie directe infrarouge, 2M1207 b, en orbite autour d’une naine brune (Chauvin et al.).
– 2006 : détection d’une exoplanète par effet de microlentille gravitationnelle, OGLE-2005-BLG-390L b.
– 2007 : découverte d’exoplanètes dans la zone d’habitabilité, c’est-à-dire potentiellement susceptibles de receler de l’eau sous forme liquide, dans le système Gliese581 (von Bloh et al.).
– 2008 : détection d’une signature de molécule organique, en l’occurrence du méthane, dans une atmosphère exoplanétaire, celle de HD189733 b.
– 2008 : mesure du mouvement orbital de plusieurs planètes du système HR8799 par imagerie directe.
– 2014 : détection de 715 exoplanètes, autour de 305 étoiles, par la mission spatiale Kepler.
– 2016 : découverte d’une exoplanète de masse comparable à la Terre, dans la zone d’habitabilité de Proxima Centauri, plus proche voisine du Soleil.
– 2017 : détection d’un système, TRAPPIST-1, composé de sept planètes de masses comparables à la Terre et situées dans la zone d’habitabilité de leur étoile.

Au 1er^{\text{er}} janvier 2019, on compte 2946 systèmes exoplanétaires confirmés, dont 650 multiples, pour un total de 3947 exoplanètes.

1^{1} http://nameexoworlds.iau.org

Nous allons nous intéresser dans ce problème à quelques uns des aspects de la physique mise en jeu pour la détection et la caractérisation des exoplanètes. L’information permettant de mettre en évidence ces exoplanètes étant de nature électromagnétique, la première partie introduit les grandeurs physiques utiles dans le traitement des questions de rayonnement. La deuxième partie traite de la méthode des vitesses radiales, qui a permis les premières découvertes. La troisième partie traite de la méthode des transits, mise à l’honneur par la mission spatiale Kepler. Si la problématique est commune aux différentes parties du problème, celles-ci sont néanmoins très largement indépendantes. On précise que dans tout le problème, les notations en gras représentent des vecteurs. En particulier, la notation rot a\mathbf{rot}\,\boldsymbol{a} désigne le vecteur rotationnel du vecteur a\boldsymbol{a}, la notation div a\mathrm{div}\,\boldsymbol{a} en désignant la divergence. La notation a∧b\boldsymbol{a}\wedge\boldsymbol{b} désigne le produit vectoriel des deux vecteurs a\boldsymbol{a} et b\boldsymbol{b}, et la notation a.b\boldsymbol{a}.\boldsymbol{b} leur produit scalaire. La calculatrice n’étant pas autorisée, on fera les applications numériques à la main, en utilisant les valeurs indiquées dans le formulaire ci-après. Pour certaines de ces applications, on pourra donner une estimation grossière. Les candidats sont invités à ne pas négliger ces questions.

Formulaire
Vitesse de la lumière dans le videcc==3,0×108 m s−13{,}0 \times 10^{8}\ \mathrm{m\,s^{-1}}
Constante de Planckhh==6,6×10−34 J s6{,}6 \times 10^{-34}\ \mathrm{J\,s}
Constante de Boltzmannkk==1,4×10−23 J K−11{,}4 \times 10^{-23}\ \mathrm{J\,K^{-1}}
Constante de la gravitationGG==6,7×10−11 m3 kg−1 s−26{,}7 \times 10^{-11}\ \mathrm{m^{3}\,kg^{-1}\,s^{-2}}
Charge élémentaireee==1,6×10−19 C1{,}6 \times 10^{-19}\ \mathrm{C}
Nombre d’AvogadroNA\mathcal{N}_A==6,0×1023 mol−16{,}0 \times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}
Masse de l’électronmem_e==9,1×10−31 kg9{,}1 \times 10^{-31}\ \mathrm{kg}
Masse du protonmpm_p==1,7×10−27 kg1{,}7 \times 10^{-27}\ \mathrm{kg}
Permittivité du videϵ0\epsilon_0==8,8×10−12 F m−18{,}8 \times 10^{-12}\ \mathrm{F\,m^{-1}}
Perméabilité du videμ0\mu_0==1,3×10−6 H m−11{,}3 \times 10^{-6}\ \mathrm{H\,m^{-1}}
Masse du SoleilM⊙M_{\odot}==2,0×1030 kg2{,}0 \times 10^{30}\ \mathrm{kg}
Rayon du SoleilR⊙R_{\odot}==7,0×108 m7{,}0 \times 10^{8}\ \mathrm{m}
Température de surface du SoleilT⊙T_{\odot}==5800 K5800\ \mathrm{K}
Rayon de la TerreRTR_T==6,4×106 m6{,}4 \times 10^{6}\ \mathrm{m}
Masse de la TerreMTM_T==6,0×1024 kg6{,}0 \times 10^{24}\ \mathrm{kg}
Distance moyenne Soleil-TerreDTD_T==1,5×1011 m=1 UA1{,}5 \times 10^{11}\ \mathrm{m} = 1\ \mathrm{UA} [unité astronomique]
Rayon de JupiterRJR_J==7,0×107 m7{,}0 \times 10^{7}\ \mathrm{m}
Masse de JupiterMJM_J==1,9×1027 kg1{,}9 \times 10^{27}\ \mathrm{kg}
Distance moyenne Soleil-JupiterDJD_J==7,8×1011 m7{,}8 \times 10^{11}\ \mathrm{m}
div (a∧b)=b.rot a−a.rot b∫0+∞x3ex−1 dx=π415\mathrm{div}\,(\boldsymbol{a}\wedge\boldsymbol{b}) = \boldsymbol{b}.\mathbf{rot}\,\boldsymbol{a} - \boldsymbol{a}.\mathbf{rot}\,\boldsymbol{b} \qquad\qquad \int_0^{+\infty} \frac{x^3}{e^x - 1}\,\mathrm{d}x = \frac{\pi^4}{15}

Условие

La première méthode fiable de détection des exoplanètes repose sur l’exploitation du fait que l’interaction gravitationnelle entre une étoile et une planète a non seulement un impact sur le mouvement de la planète, mais aussi, et réciproquement, sur le mouvement de l’étoile. C’est la mesure de ce mouvement stellaire, et plus précisément de la vitesse radiale de l’étoile, c’est-à-dire de la composante de sa vitesse projetée sur la ligne de visée la reliant à l’observateur, qui permet de détecter l’existence d’une planète en orbite autour de cette étoile. Dans cette partie, nous allons d’abord établir l’expression de cette vitesse radiale, en fonction des différents paramètres physiques du problème. Nous étudierons ensuite le principe de fonctionnement d’un instrument dédié à sa mesure.

II.1 - Réduction du problème de Kepler à deux corps

On considère le problème suivant, dit de Kepler : un système constitué d’une étoile EE, de masse MM, et d’une planète PP, de masse mm, toutes deux assimilées à des objets ponctuels, en interaction gravitationnelle. On fait l’hypothèse que ce système est isolé, et on se place dans un référentiel (R)(\mathcal{R}), supposé Galiléen, attaché à un observateur terrestre OO. On note RE=OE\boldsymbol{R_E} = \boldsymbol{OE} le rayon vecteur liant cet observateur à l’étoile, RP=OP\boldsymbol{R_P} = \boldsymbol{OP} celui le liant à la planète, et r=RP−RE\boldsymbol{r} = \boldsymbol{R_P} - \boldsymbol{R_E} le rayon vecteur liant l’étoile à la planète.

Q13. Écrire les équations du mouvement de chacun des deux corps dans (R)(\mathcal{R}).

Q14. On note CC le centre de masse du système. Déterminer son rayon vecteur RC=OC\boldsymbol{R_C} = \boldsymbol{OC} en fonction des paramètres du problème.

Q15. Montrer que le mouvement du centre de masse est rectiligne uniforme. Dans toute la suite du problème, on supposera, sans perte de généralité, que CC est fixe par rapport à OO, soit RC=Cte\boldsymbol{R_C} = \mathbf{C^{te}}. Le référentiel barycentrique (RC)(\mathcal{R}_C) est alors confondu avec (R)(\mathcal{R}).

Q16. Exprimer les vecteurs RE\boldsymbol{R_E} et RP\boldsymbol{R_P} en fonction de RC\boldsymbol{R_C}, r\boldsymbol{r}, et des masses mm et MM, puis les vecteurs position rE\boldsymbol{r_E} et rP\boldsymbol{r_P} des deux astres par rapport au centre de masse CC.

Q17. Montrer que le mouvement relatif de PP par rapport à EE obéit à l’équation

μd2rdt2=F,(10)\mu\frac{\mathrm{d}^2\boldsymbol{r}}{\mathrm{d}t^2} = \boldsymbol{F}, \qquad (10)

où μ=mM/(M+m)\mu = mM/(M+m) est la masse réduite, et où l’on explicitera l’expression de la force F\boldsymbol{F}. On pourra poser Mt=M+mM_{\mathrm{t}} = M + m pour désigner la masse totale du système. Une fois qu’on aura résolu le mouvement relatif décrit par l’équation (10), ce qu’on fera dans la partie II.2, comment s’en déduiront les trajectoires de EE et PP dans le référentiel (R)(\mathcal{R}) ? Pourquoi dit-on que l’on a ainsi réduit le problème de Kepler ?

II.2 - Résolution du mouvement relatif

On considère donc le mouvement r(t)\boldsymbol{r}(t), décrit par l’équation (10), d’une particule ponctuelle fictive XX de masse μ\mu, soumise à la force centrale F=F(r)er\boldsymbol{F} = F(r)\boldsymbol{e}_r, dans le référentiel (R)(\mathcal{R}). Le vecteur er\boldsymbol{e}_r est le vecteur unitaire radial dirigé vers l’extérieur du centre de force, et r=∣∣r∣∣r = ||\boldsymbol{r}||. On note v\boldsymbol{v} le vecteur vitesse de XX.

Q18. Montrer que la force F\boldsymbol{F} dérive d’une énergie potentielle

Ep(r)=−GμMtr.(11)\mathcal{E}_p(r) = -G\frac{\mu M_{\mathrm{t}}}{r}. \qquad (11)

Q19. Montrer que le moment cinétique L=r∧μv\boldsymbol{L} = \boldsymbol{r}\wedge\mu\boldsymbol{v} de XX par rapport au centre de force CC se conserve. Quelle conséquence peut-on en tirer quant à la trajectoire de XX ?

Q20. On prend comme coordonnées un système cylindrique (r,θ,z)(r, \theta, z) dans lequel l’axe CzCz est celui portant le moment cinétique, L=Lez\boldsymbol{L} = L\boldsymbol{e}_z. Exprimer LL en fonction de ces coordonnées.

Q21. Montrer que l’énergie mécanique E\mathcal{E} de XX, qui se conserve, peut se mettre sous la forme

E=μ2(drdt)2+Ep,eff(r),(12)\mathcal{E} = \frac{\mu}{2}\left(\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t}\right)^2 + \mathcal{E}_{p,\mathrm{eff}}(r), \qquad (12)

où Ep,eff(r)\mathcal{E}_{p,\mathrm{eff}}(r) est une énergie potentielle effective qu’on exprimera en fonction de Ep(r)\mathcal{E}_p(r), LL, μ\mu, et rr.

Q22. Représenter graphiquement l’énergie potentielle effective Ep,eff(r)\mathcal{E}_{p,\mathrm{eff}}(r). Discuter la nature des trajectoires en fonction de la valeur de E\mathcal{E}. En particulier, quelle est la condition sur E\mathcal{E} pour que la trajectoire de la particule XX soit bornée ? On se place dans ce cas de figure pour le reste du problème.

Q23. En posant u=1/ru = 1/r, montrer que les distances minimale rmin⁡r_{\min} (périastre) et maximale rmax⁡r_{\max} (apoastre) entre le centre de force CC et la particule fictive XX peuvent se mettre sous la forme

rmin⁡=p1+eetrmax⁡=p1−e.(13)r_{\min} = \frac{p}{1+e} \qquad \text{et} \qquad r_{\max} = \frac{p}{1-e}. \qquad (13)

On exprimera les paramètres pp et ee en fonction de GG, μ\mu, MtM_{\mathrm{t}}, LL et E\mathcal{E}. Quelles sont les bornes des valeurs possibles de ee ?

Q24. Montrer, à partir de l’équation énergétique (12), que si l’on considère la trajectoire de XX par le biais de u(θ)u(\theta) plutôt que par celui du couple {r(t),θ(t)}\{r(t), \theta(t)\}, on aboutit à une équation de la forme

E=A0(dudθ)2+A1u2+A2u.(14)\mathcal{E} = A_0\left(\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}\right)^2 + A_1 u^2 + A_2 u. \qquad (14)

On précisera les constantes A0A_0, A1A_1 et A2A_2 en fonction de LL, μ\mu, MtM_{\mathrm{t}} et GG. En déduire que uu obéit à une équation d’oscillateur harmonique. En posant comme condition “initiale” que XX passe au périastre lorsque θ=0\theta = 0, en déduire que la trajectoire a pour équation

r(θ)=p1+ecos⁡θ(15)r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta} \qquad (15)

qui est celle d’une ellipse. Les coefficients pp et ee sont respectivement le paramètre et l’excentricité de cette ellipse.

Q25. On se place désormais dans le cas d’un mouvement circulaire. Que vaut l’excentricité dans ce cas ? Calculer le rayon r0r_0 de cette trajectoire, en fonction de GG, μ\mu, MtM_{\mathrm{t}} et LL. Que peut-on dire du module de la vitesse de la particule fictive XX ? Calculer sa valeur v0v_0, en fonction des mêmes paramètres que r0r_0. Montrer que l’angle θ\theta évolue avec le temps selon θ(t)=θ0+ω0t\theta(t) = \theta_0 + \omega_0 t, en explicitant la pulsation ω0\omega_0.

Q26. À partir du système de coordonnées cylindriques (r,θ,z)(r, \theta, z) de la question Q20, on peut aussi définir un système de coordonnées cartésiennes (x,y,z)(x, y, z), tel que x=rcos⁡θx = r\cos\theta et y=rsin⁡θy = r\sin\theta. Exprimer le mouvement {x(t),y(t)}\{x(t), y(t)\} de la particule fictive en prenant comme origine des temps un instant où y(0)=0y(0) = 0 et x(0)>0x(0) > 0, afin de fixer θ0\theta_0. Montrer que ω02r03=GMt\omega_0^2 r_0^3 = GM_{\mathrm{t}}. Comment s’appelle cette relation ?

II.3 - Cinématique de l’étoile en présence d’une planète

À gauche : axes x [UA] et y [UA] gradués, origine C, graduation 1 sur chaque axe, dans un carré vide. À droite : observateur O relié par une ligne pointillée puis pleine au centre de masse C ; vecteur n selon la ligne de visée ; axe y incliné de l’angle i par rapport à la verticale, portant la planète P ; axe z ; l’étoile E (disque jaune) près de C.
Figure 3 – Gauche : Représentation du plan de la trajectoire - Droite : Définition de l’angle ii d’inclinaison du plan de la trajectoire par rapport à la ligne de visée. Le vecteur unitaire n\boldsymbol{n} définit la ligne de visée vers le centre de masse CC du système.
Graphique RV [m/s] (de −4 à 8) en fonction de Phase [days] (de 0 à 11) : points UVES (triangles), HARPS pre-2016 (carrés) et HARPS PRD (cercles) avec barres d’erreur, et courbe sinusoïdale ajustée d’amplitude environ 1,5 m/s, minimum vers 1 jour, maximum vers 6 jours.
Figure 4 – Mesures de la vitesse radiale de l’étoile Proxima Centauri avec les instruments HARPS et UVES de l’ESO. Les données (représentées par les cercles, carrés et triangles) ont été prises au cours de 16 ans d’observations, et compilées pour faire ressortir, par ajustement (courbe en traits pleins), le signal périodique associé à la présence d’une planète (Anglada-Escudé et al., 2016).

Q27. Maintenant que nous avons déterminé le mouvement de la particule fictive XX, on revient à la situation considérée initialement, pour laquelle une étoile EE de masse MM et une planète PP de masse mm sont en interaction gravitationnelle. On rappelle qu’on se place dans le cas d’un mouvement circulaire. En utilisant les résultats de Q16 et Q26, exprimer les lois du mouvement xP(t)x_P(t), yP(t)y_P(t), xE(t)x_E(t) et yE(t)y_E(t) des deux astres par rapport au centre de masse CC supposé fixe. On posera β=m/M<1\beta = m/M < 1.

Q28. Reproduire le schéma de gauche de la Fig. 3 et y tracer les trajectoires de la particule fictive XX et des deux astres EE et PP, dans le cas r0=1 UAr_0 = 1\ \mathrm{UA} et β=1/3\beta = 1/3. On représentera également les positions de XX, EE et PP à un instant donné.

Q29. Le plan CxyCxy des trajectoires de EE et PP forme un angle ii, compris entre −π/2-\pi/2 et π/2\pi/2, avec le plan du ciel (c’est-à-dire le plan perpendiculaire à la ligne de visée OCOC), comme indiqué sur le schéma de droite de la Fig. 3. Calculer la composante v∥=vE.nv_{\parallel} = \boldsymbol{v}_E.\boldsymbol{n} de la vitesse de l’étoile le long de la ligne de visée. Cette composante est appelée vitesse radiale.

Q30. Tracer l’allure de la vitesse radiale v∥(t)v_{\parallel}(t) en fonction du temps. C’est ce signal que l’on détecte par spectroscopie Doppler, comme on le verra dans la suite. Montrer que la mesure de l’amplitude KK et de la période T\mathcal{T} de la variation de cette vitesse radiale en fonction du temps permet de contraindre la masse mm de la planète en orbite autour de l’étoile, si l’on connaît la masse MM de cette dernière et l’angle ii de l’orbite planétaire. On fera apparaître la fonction de masse du système, définie par

f=(msin⁡i)3(M+m)2.(16)f = \frac{(m\sin i)^3}{(M+m)^2}. \qquad (16)

Q31. Simplifier le résultat obtenu dans le cas où la masse de la planète est très petite devant celle de l’étoile. Donner alors une estimation de la masse minimale m>m_{>} de la planète. Pour quelle inclinaison de l’orbite est-il plus facile de détecter la présence d’une planète en orbite autour de l’étoile ? Vaut-il mieux que l’étoile soit de faible masse ou de grande masse ?

Q32. La Fig. 4, tirée de Anglada-Escudé et al. (2016) représente les mesures de la vitesse radiale de l’étoile Proxima Centauri effectuées à l’aide de deux instruments, HARPS et UVES, de l’Observatoire Européen Austral (ESO), au Chili. Estimer la période T\mathcal{T} et l’amplitude KK du signal, et en déduire une estimation (grossière) de la masse minimale de la planète Proxima Centauri b. La masse de l’étoile Proxima Centauri est de 2,4×1029 kg2{,}4 \times 10^{29}\ \mathrm{kg}, soit 0,12 masse solaire.

II.4 - Principe de la spectroscopie Doppler

Le principe de la mesure des vitesses radiales des étoiles, et de leurs variations au cours du temps qui signalent la présence d’une planète, repose sur l’effet Doppler-Fizeau. Celui-ci stipule que la longueur d’onde λo\lambda_o d’un signal en provenance d’une source EE, telle que mesurée par un observateur OO, diffère de la longueur d’onde λ\lambda du signal dans le référentiel de la source si celle-ci est en mouvement par rapport à OO. En notant v∥v_{\parallel} la projection de la vitesse de la source sur la ligne de visée, on a

λoλ=c+v∥c−v∥(17)\frac{\lambda_o}{\lambda} = \sqrt{\frac{c + v_{\parallel}}{c - v_{\parallel}}} \qquad (17)

où cc est la célérité de l’onde (électromagnétique dans notre cas). La convention utilisée est que v∥>0v_{\parallel} > 0 si la source s’éloigne de l’observateur. On précise que la mesure des vitesses radiales v∥v_{\parallel} se fait en mesurant le décalage au cours du temps de raies spectrales en absorption dans le spectre de l’étoile.

Q33. Montrer que si la vitesse est faible (v∥≪cv_{\parallel} \ll c), alors le décalage en longueur d’onde δλ=λo−λ\delta\lambda = \lambda_o - \lambda vérifie

δλλ=v∥c.(18)\frac{\delta\lambda}{\lambda} = \frac{v_{\parallel}}{c}. \qquad (18)

On se placera dans cette approximation classique, c’est-à-dire non-relativiste, pour le reste du problème.

Q34. Citer un exemple de cet effet dans un autre domaine de la physique que l’électromagnétisme.

Les spectromètres sont de manière générale des instruments permettant de disperser, c’est-à-dire de séparer spatialement des vibrations lumineuses de différentes longueurs d’onde présentes dans un faisceau. Leur caractéristique fondamentale est le pouvoir de résolution

R=λΔλ,(19)\mathcal{R} = \frac{\lambda}{\Delta\lambda}, \qquad (19)

où Δλ\Delta\lambda est le plus petit écart entre longueurs d’onde qui puisse être distingué au voisinage de λ\lambda.

Q35. Étant donné un spectromètre dont le pouvoir de résolution est R\mathcal{R}, quelle doit être l’amplitude KK de la vitesse radiale de l’étoile pour détecter la présence d’une exoplanète ? Montrer que le pouvoir de résolution du spectromètre utilisé pour détecter la planète Proxima Centauri b (Fig. 4) doit satisfaire

R⩾cm>(M2T2πG)1/3.(20)\mathcal{R} \geqslant \frac{c}{m_{>}}\left(\frac{M^2\mathcal{T}}{2\pi G}\right)^{1/3}. \qquad (20)

L’instrument en question, HARPS (High Accuracy Radial velocity Planet Searcher), est un spectromètre à réseau de type échelle installé au foyer du télescope de 3,6 m de diamètre de l’ESO, à l’Observatoire de La Silla, au Chili. On discute dans la suite de cette partie du principe de cet instrument.

II.5 - Étude d’un réseau en réflexion

L’élément de base de l’instrument est un réseau de diffraction fonctionnant en réflexion, constitué de NN éléments répartis uniformément sur une longueur LL, comme indiqué sur la Fig. 5. On peut se les représenter comme des bandes réfléchissantes de largeur ϵ\epsilon, et on note aa le pas du réseau, avec a>ϵa > \epsilon. Il est éclairé sous une incidence θi\theta_i par une onde lumineuse plane, et on considère les rayons réfléchis avec un angle θr\theta_r. On commence par supposer que chaque élément du réseau est infiniment étroit (ϵ→0\epsilon \to 0), et que l’onde plane incidente est monochromatique, de pulsation ω\omega. Le champ électrique qui la caractérise peut alors être représenté en notation complexe par

Ei(r,t)=Eiei(ki.r−ωt).(21)\mathcal{E}_i\left(\boldsymbol{r}, t\right) = E_i e^{i(\boldsymbol{k}_i.\boldsymbol{r} - \omega t)}. \qquad (21)

On notera la convention utilisée ici pour la phase de l’onde, à savoir ki.r−ωt\boldsymbol{k}_i.\boldsymbol{r} - \omega t et non ωt−ki.r\omega t - \boldsymbol{k}_i.\boldsymbol{r}. On notera aussi que cette écriture (21) nous place dans l’approximation scalaire et on ignore donc tout effet lié à la polarisation. Le vecteur d’onde incident est ki=kni\boldsymbol{k}_i = k\boldsymbol{n}_i, avec k=(2π)/λk = (2\pi)/\lambda le nombre d’onde. Les différents éléments du réseau sont repérés par les vecteurs rp=paez\boldsymbol{r}_p = pa\boldsymbol{e}_z avec pp un entier variant de 0 à N−1N - 1.

Réseau horizontal de longueur L portant des éléments hachurés de largeur ϵ espacés du pas a ; deux rayons incidents rouges de direction n_i (avec un front d’onde en pointillés) frappent deux éléments et repartent selon n_r ; angles θ_i et θ_r mesurés par rapport à la normale en pointillés ; convention de signe « + » (flèche courbe) et vecteur e_z horizontal.
Figure 5 – Schéma d’un réseau en réflexion de pas aa. Les angles sont comptés algébriquement selon la convention indiquée. On a donc, dans le cas représenté ici, θi>0\theta_i > 0 et θr<0\theta_r < 0.
Graphique de R(κ) (de 0,0 à 1,0) en fonction de κ (abscisse sans valeurs) : cinq pics fins équidistants de hauteur 1, séparés par de petits lobes secondaires.
Figure 6 – Fonction réseau R(κ)\mathsf{R}(\kappa).

Q36. Montrer que le champ électrique incident sur l’élément pp s’écrit

Ei(rp,t)=Eieipφie−iωt,(22)\mathcal{E}_i\left(\boldsymbol{r}_p, t\right) = E_i e^{ip\varphi_i} e^{-i\omega t}, \qquad (22)

en exprimant le déphasage φi\varphi_i en fonction de aa, kk et θi\theta_i.

Q37. Chaque élément pp est la source d’une onde plane dans la direction nr\boldsymbol{n}_r, dont le champ électrique est

Er(p)(r,t)=ρ Ei(rp,t)eikr.(r−rp),(23)\mathcal{E}_r^{(p)}\left(\boldsymbol{r}, t\right) = \rho\,\mathcal{E}_i\left(\boldsymbol{r_p}, t\right) e^{i\boldsymbol{k}_r.(\boldsymbol{r} - \boldsymbol{r}_p)}, \qquad (23)

où le coefficient de réflexion complexe ρ\rho est supposé de module unité, ∣ρ∣=1|\rho| = 1. Le vecteur d’onde réfléchi est kr=knr\boldsymbol{k}_r = k\boldsymbol{n}_r, ce qui suppose que la réflexion se fait sans changement de la longueur d’onde. Montrer que cette onde peut se mettre sous la forme

Er(p)(r,t)=ρ Eieip(φi+φr)ei(kr.r−ωt),(24)\mathcal{E}_r^{(p)}\left(\boldsymbol{r}, t\right) = \rho\,E_i e^{ip(\varphi_i + \varphi_r)} e^{i(\boldsymbol{k}_r.\boldsymbol{r} - \omega t)}, \qquad (24)

en précisant l’expression du déphasage φr\varphi_r en fonction de aa, kk et θr\theta_r. Pour la suite on posera φ=φi+φr\varphi = \varphi_i + \varphi_r.

Q38. En déduire que l’onde réfléchie totale dans la direction θr\theta_r est aussi une onde plane progressive monochromatique, dont le champ électrique est représenté par

Er(r,t)=Erei(kr.r−ωt),(25)\mathcal{E}_r\left(\boldsymbol{r}, t\right) = E_r e^{i(\boldsymbol{k}_r.\boldsymbol{r} - \omega t)}, \qquad (25)

en explicitant l’amplitude complexe ErE_r en fonction de EiE_i, ρ\rho, φ\varphi et NN.

Q39. Montrer que l’interférence des ondes réfléchies par deux éléments adjacents pp et p+1p+1 est constructive si et seulement si θi\theta_i et θr\theta_r vérifient la relation

a(sin⁡θi+sin⁡θr)=qλ,(26)a\left(\sin\theta_i + \sin\theta_r\right) = q\lambda, \qquad (26)

où q∈Zq \in \mathbb{Z} est un entier relatif quelconque appelé ordre de diffraction. Cette relation constitue la formule des réseaux en réflexion. Dans ce cas, les interférences entre les NN ondes réfléchies sont bien évidemment toutes constructives.

Q40. Montrer que l’intensité lumineuse dans la direction θr\theta_r peut se mettre sous la forme

I(θr)=I0N2[sin⁡(Nπκa)Nsin⁡(πκa)]2=I0N2R(κ)avecκ=sin⁡θi+sin⁡θrλ,(27)I(\theta_r) = I_0 N^2\left[\frac{\sin\left(N\pi\kappa a\right)}{N\sin\left(\pi\kappa a\right)}\right]^2 = I_0 N^2\mathsf{R}(\kappa) \quad \text{avec} \quad \kappa = \frac{\sin\theta_i + \sin\theta_r}{\lambda}, \qquad (27)

où I0I_0 est une constante qu’on ne cherchera pas à calculer.

Q41. La fonction réseau R(κ)\mathsf{R}(\kappa) est représentée sur la Fig. 6 mais sans l’indication des valeurs des abscisses. Que valent l’écart Δκ\Delta\kappa entre deux pics consécutifs (où R(κ)=1\mathsf{R}(\kappa) = 1) et la largeur caractéristique δκ\delta\kappa de chacun de ces pics (calculée comme étant l’intervalle entre les premières annulations de part et d’autre du pic) ? On exprimera ces grandeurs en fonction de NN et aa.

Q42. On considère une lumière dont le spectre couvre l’intervalle [λb,λr][\lambda_b, \lambda_r], où les deux longueurs d’onde extrêmes correspondent au bleu et au rouge. Par exemple, la couverture spectrale de HARPS va de λb=378 nm\lambda_b = 378\ \mathrm{nm} à λr=691 nm\lambda_r = 691\ \mathrm{nm}. On suppose pour simplifier, dans toute la suite, que ce spectre est plat, c’est-à-dire que l’intensité est indépendante de λ\lambda. La lumière est-elle dispersée dans l’ordre q=0q = 0 ?

Q43. On pose yq(λ)=sin⁡θr(q,λ)y_q(\lambda) = \sin\theta_r(q, \lambda) où θr(q,λ)\theta_r(q, \lambda) est l’angle de réflexion de la composante de longueur d’onde λ\lambda dans l’ordre qq. Représenter graphiquement yq(λ)y_q(\lambda) pour quelques ordres successifs (q=0q = 0, q=1q = 1, q=2q = 2) et en déduire qu’on a un recouvrement des ordres qq et q+1q + 1 (en expliquant ce que cela signifie) si

qq+1>λbλr.(28)\frac{q}{q+1} > \frac{\lambda_b}{\lambda_r}. \qquad (28)

On pourra faire un schéma. À partir de quel ordre observe-t-on un recouvrement dans le cas de HARPS ?

Q44. En considérant que deux longueurs d’ondes proches λ\lambda et λ+Δλ\lambda + \Delta\lambda (avec Δλ≪λ\Delta\lambda \ll \lambda) sont distinguables dans l’ordre qq dès lors que le pic de diffraction de l’une correspond au premier zéro de l’autre, montrer que le pouvoir de résolution du réseau dans l’ordre qq est R=qN\mathcal{R} = qN. Comment doit-on alors choisir l’ordre qq dans lequel travailler ?

Q45. On tient maintenant compte de la largeur finie ϵ\epsilon de chacun des éléments. Justifier par analogie que le champ électrique associé à l’onde réfléchie par l’élément pp s’écrit maintenant sous la forme

Er(p)(r,t)=ρEieipφ ei(kr.r−ωt)∫−ϵ/2ϵ/2exp⁡[iξaφ]dξϵ.(29)\mathcal{E}_r^{(p)}\left(\boldsymbol{r}, t\right) = \rho E_i e^{ip\varphi}\, e^{i(\boldsymbol{k}_r.\boldsymbol{r} - \omega t)} \int_{-\epsilon/2}^{\epsilon/2} \exp\left[i\frac{\xi}{a}\varphi\right]\frac{\mathrm{d}\xi}{\epsilon}. \qquad (29)

Q46. En déduire que l’intensité lumineuse dans la direction θr\theta_r est alors donnée par

I(θr)=I0N2F(κ)R(κ)avecF(κ)=[sin⁡(πκϵ)πκϵ]2.(30)I(\theta_r) = I_0 N^2\mathsf{F}(\kappa)\mathsf{R}(\kappa) \quad \text{avec} \quad \mathsf{F}(\kappa) = \left[\frac{\sin\left(\pi\kappa\epsilon\right)}{\pi\kappa\epsilon}\right]^2. \qquad (30)

La fonction F\mathsf{F} correspond à la figure de diffraction d’un élément unique. Représenter la nouvelle distribution de l’intensité lumineuse en fonction de κ\kappa, en supposant, pour cet exemple, que ϵ=a/5\epsilon = a/5. Pour quel ordre de diffraction qq a-t-on une intensité maximale ? Quelle relation classique de l’optique géométrique retrouve-t-on alors ?

Q47. À quelle difficulté se heurte-t-on pour travailler à fort pouvoir de résolution ?

II.6 - Un réseau échelle “blazé”

Pour remédier à ce problème, les réseaux sont en pratique blazés pour présenter un maximum de luminosité dans un ordre q≠0q \neq 0. Pour ces réseaux, la forme du motif est celle représentée sur la Fig. 7. On appelle γ\gamma l’angle de blaze. On ne cherchera pas à calculer la forme de la nouvelle figure de diffraction Fγ(κ)\mathsf{F}_\gamma(\kappa) associée à ce motif individuel, et on admettra que son maximum correspond à la direction déterminée par la relation de l’optique géométrique retrouvée à la question Q46. On suppose également que l’angle d’incidence est grand, avec θi⩾γ\theta_i \geqslant \gamma.

Motif de réseau blazé : facette longue inclinée de l’angle γ par rapport au plan du réseau (pas a, vecteur e_z), avec une facette courte perpendiculaire ; faisceau incident rouge (bande rose) de direction n_i arrivant sur la facette courte ; rayons réfléchis bleus dont la direction n_r ; angles θ_i et θ_r mesurés par rapport à la normale au réseau en pointillés ; convention de signe « + ».
Figure 7 – Schéma d’un motif de réseau en réflexion blazé.
Faisceau polychromatique arrivant sur le réseau (en bas) et diffracté en rayons Rouge, Vert et Bleu vers une lentille inclinée (flèche double « Lentille ») qui les focalise sur une barrette CCD hachurée placée dans son plan focal à la distance f ; la coordonnée X le long de la CCD a son origine X = 0.
Figure 8 – Montage Réseau-Lentille-CCD

Q48. Déterminer l’angle θr,max⁡\theta_{r,\max} correspondant au maximum de luminosité de Fγ\mathsf{F}_\gamma, en fonction de θi\theta_i et γ\gamma.

Q49. Le réseau échelle de HARPS fonctionne dans la configuration de Littrow, pour laquelle l’incidence est normale sur les facettes courtes du motif du réseau. Que devient alors θr,max⁡\theta_{r,\max} ? En déduire l’expression de l’ordre qmax⁡(λ)q_{\max}(\lambda) de diffraction dans lequel se concentre le maximum d’émission, en fonction de aa, λ\lambda et γ\gamma. Inverser cette relation pour obtenir λmax⁡(q)\lambda_{\max}(q), longueur d’onde de la composante la plus intense dans un ordre qq donné.

Q50. HARPS présente un angle de blaze γ=75∘\gamma = 75^{\circ}, et contient 31,6 éléments individuels par millimètre. En déduire une estimation (grossière) des ordres qr=qmax⁡(λr)q_r = q_{\max}(\lambda_r) et qb=qmax⁡(λb)q_b = q_{\max}(\lambda_b) dans lesquels les longueurs d’ondes extrêmes présentent le maximum de luminosité.

Q51. En sortie du réseau, on place une lentille, de focale ff, comme indiqué sur la Fig. 8, et une barrette CCD qui sert de détecteur dans le plan focal de cette lentille. On précise qu’une barrette CCD est un ensemble de détecteurs ponctuels placés les uns à côté des autres sur une ligne, et repérés par une coordonnée XX. On place cette barrette de telle sorte que X=0X = 0 corresponde à θr=θr,max⁡\theta_r = \theta_{r,\max}. On pose θr=θr,max⁡+δθ\theta_r = \theta_{r,\max} + \delta\theta et on suppose que δθ≪1\delta\theta \ll 1. Quelle est la relation entre XX et δθ\delta\theta ?

Q52. Montrer que pour un ordre de diffraction qq donné, la position de la radiation de longueur d’onde λ\lambda sur le détecteur est donnée par

X(λ,q)=fcos⁡γ(qaλ−2sin⁡γ).(31)X(\lambda, q) = \frac{f}{\cos\gamma}\left(\frac{q}{a}\lambda - 2\sin\gamma\right). \qquad (31)

Représenter graphiquement X(λ,q)X(\lambda, q) en fonction de λ\lambda, pour quelques ordres qq.

À une position X=X0X = X_0 donnée sur le détecteur, ou - ce qui revient au même - dans une direction δθ0\delta\theta_0 donnée, on a donc une superposition d’un ensemble discret de composantes de longueurs d’onde λq\lambda_q, solutions de l’équation X(λq,q)=X0X(\lambda_q, q) = X_0. Pour les séparer, on dispose un second élément disperseur entre le réseau échelle et le détecteur. Ce second élément est typiquement un grism, c’est-à-dire un prisme auquel on accole un réseau de diffraction en transmission. Pour parvenir à séparer les ordres qui se recouvrent, on place ce grism de telle sorte qu’il disperse la lumière perpendiculairement à la direction XX. C’est ce qu’on appelle une dispersion croisée. On ne la traitera pas ici.

Решение

Внимание: Непълно решение

Le corrigé officiel ne figure pas dans l’archive.


Оригинал в Архива: PC_2019_ulm.pdf