X-ENS 2021, Приемен изпит, физика и химия · Юлм — Задача 4. Profils verticaux
ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2021 — FILIERE PC - Epreuve n° 7 — PHYSIQUE C (U) · 15 април 2021 г.
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JEUDI 15 AVRIL 2021, 08h00 - 14h00
Durée : 6 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve
L’eau dans l’atmosphère
Ce sujet comprend 22 pages numérotées de 1 à 22.
La présence d’eau dans l’atmosphère joue un rôle majeur dans le climat terrestre. L’eau est en effet le principal gaz à effet de serre de l’atmosphère terrestre. D’autre part, des effets thermiques importants sont associés aux changements de phase de l’eau. Enfin, les nuages modifient significativement l’albédo de l’atmosphère. Dans ce problème, nous étudierons uniquement des conséquences des deux premiers effets, et nous n’étudierons pas explicitement les nuages.
Le but de ce problème est de comprendre le profil vertical de température dans l’atmosphère, ainsi que son évolution avec la modification de la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Nous utiliserons des modèles très simplifiés, mais qui permettent de comprendre les mécanismes physiques en jeu, ainsi que de déterminer des valeurs numériques approchées.
Nous considérons pour simplifier tout au long de ce sujet que l’eau dans l’atmosphère est uniquement présente sous forme de vapeur et sous forme liquide : la présence de cristaux de glace est négligée.
Consignes :
Toutes les réponses doivent être justifiées de manière précise et concise. Il faut citer les lois physiques utilisées. Les réponses aux questions doivent être autant que possible appuyées sur les documents et des applications numériques
Lorsqu’un document est utilisé, il faut citer le numéro du document et expliquer comment l’information est extraite de celui-ci. Pour les textes, il faut mentionner les lignes où se trouvent les informations. Pour les courbes, il faut donner les valeurs lues sur les courbes avant d’utiliser ces valeurs dans les raisonnements.
Il faut définir les notations et les abréviations qui ne le sont pas dans l’énoncé.
Les calculatrices sont strictement interdites. Sauf mention contraire, les applications numériques doivent être effectuées avec 1 chiffre significatif.
Plan :
Des données sont fournies en partie 1. Il s’agit de représentations de fonctions utiles (partie 1.1), de données numériques (partie 1.2), et d’indications concernant l’identité thermodynamique (partie 1.3) et le rayonnement thermique (partie 1.4).
La courbe de saturation de l’eau est calculée en partie 2. Des documents utiles pour la suite sont présentés en partie 3. Les profils verticaux de température, pression, concentration sont étudiés en partie 4, en négligeant tout effet radiatif. La partie 5 discute des effets radiatifs, d’abord en négligeant la convection puis en étudiant le couplage entre les effets radiatifs et de convection.
Ces différentes parties ne sont pas indépendantes et il est vivement conseillé de traiter les questions dans l’ordre proposé. Cependant, le début de chacune des parties 4.1, 4.4, 5.1 et 5.2 est indépendant des questions précédentes.
Условие
Dans cette partie, nous étudions les profils verticaux dans l’atmosphère, notamment les profils de masse volumique, de concentrations des différentes espèces chimiques, de pression, de température. Les modèles présentés seront de complexité et de réalisme croissants.
Dans toute cette partie, nous ne prendrons pas en compte les transferts thermiques radiatifs dans la modélisation.
4.1 Atmosphère isotherme sèche
Nous considérons tout d’abord une atmosphère isotherme à . Nous considérons également qu’il s’agit d’une atmosphère sèche, c’est-à-dire sans vapeur d’eau ni eau liquide. Cette atmosphère est supposée à l’équilibre hydrostatique.
Nous considérons que les différents constituants de l’atmosphère sont des gaz parfaits, et qu’ils n’interagissent pas entre eux.
Q7 Justifier simplement que la gravité peut être considérée indépendante de , où est la verticale dirigée vers le haut.
Q8 Écrire l’équation qui traduit que le diazote est à l’équilibre hydrostatique.
Q9 En déduire la pression partielle de diazote en fonction de . Calculer numériquement la longueur caractéristique qui apparaît dans le résultat.
Q10 Exprimer de même la pression partielle dioxyde de carbone , et calculer numériquement la longueur caractéristique associée.
4.2 Profils de concentration
Dans les questions suivantes, nous discutons les résultats du modèle de la partie 4.1, en les comparant au cas de l’atmosphère terrestre.

Q11 Montrer que le profil de masse volumique de l’atmosphère standard (figure 4c) est raisonnablement en accord avec le profil du modèle de la partie 4.1.
Q12 En quoi le profil de la figure 6 est-il incompatible avec le résultat de la question Q10 ? La réponse doit être basée sur des arguments numériques quantitatifs.
Quelle hypothèse du modèle utilisé dans la question Q10 explique cette différence ? Quel est le phénomène physique qui est responsable de cette différence ?
Q13 Pourquoi la composition relative en eau n’est-elle pas indépendante de la hauteur ? Même question pour l’ozone.
Q14 Justifier simplement que la masse volumique de l’air sec (c’est-à-dire sans vapeur d’eau ni eau liquide) peut être considérée comme indépendante de dans la troposphère et la stratosphère.
Dans la suite, nous noterons cette masse volumique de l’air sec.
4.3 Atmosphère isentropique sèche
Nous considérons une atmosphère isentropique, c’est-à-dire que l’entropie massique ne dépend pas de l’altitude. Nous supposons également qu’il s’agit d’une atmosphère sèche, à l’équilibre hydrostatique, et que la température de surface est .
Q15 Montrer que l’enthalpie généralisée est constante.
Q16 En déduire une expression du gradient thermique défini par :
où l’indice d permet de préciser qu’il s’agit de la valeur pour une atmosphère isentropique sèche.
Calculer numériquement la valeur de ce gradient. Comment se compare t-elle à la valeur de l’atmosphère standard (figure 4a) ?
4.4 Stabilité d’une atmosphère sèche
Nous considérons une atmosphère sèche, avec une température de surface . Le profil de température est a priori quelconque. Le but de cette partie est de déterminer sous quelle condition ce profil est stable mécaniquement.
Nous considérons une parcelle de fluide, de dimension typique , initialement à la position et à la température . Nous supposons que cette parcelle de fluide monte de (fixer le signe permet uniquement de simplifier la discussion).
Q17 Proposer une estimation du temps nécessaire pour que la pression de la parcelle de fluide soit égale à celle de l’atmosphère environnante à l’altitude . Estimer le temps nécessaire pour que la température de la parcelle de fluide soit égale à celle de l’atmosphère environnante.
En déduire qu’il est pertinent dans le cas de l’atmosphère de considérer que la parcelle de fluide est à la même pression que le fluide environnant, mais que les transferts thermiques sont négligeables.
Q18 Justifier que la transformation subie par la parcelle de fluide est isentropique.
Calculer la masse volumique de la parcelle de fluide à l’altitude , en fonction de sa masse volumique lorsqu’elle se trouvait à l’altitude , de sa température à l’altitude et de sa température à l’altitude .
Q19 Effectuer un bilan des forces sur cette parcelle de fluide, et en déduire que l’atmosphère sèche est stable si le gradient thermique est inférieur à .
Q20 Est-ce que l’atmosphère standard est stable selon ce critère ?
4.5 Atmosphère isentropique saturée
Nous considérons de nouveau une atmosphère isentropique, avec une température de surface , à l’équilibre hydrostatique. Contrairement aux parties précédentes, nous supposons que l’atmosphère est saturée en eau, c’est-à-dire que la pression partielle de vapeur d’eau égale à la pression de vapeur saturante . Comme dans tout ce problème, nous considérons pour simplifier que l’eau est uniquement présente sous forme liquide et vapeur, c’est-à-dire que nous négligeons la présence d’eau sous forme solide.
Nous notons la masse totale d’une parcelle d’air, avec la masse d’air sec de cette parcelle, la masse de vapeur d’eau et la masse d’eau liquide. Nous notons , et . L’enthalpie massique de l’air sec est notée .

Q21 Exprimer l’enthalpie massique de la parcelle de fluide, en fonction notamment de , et .
Q22 Montrer que l’enthalpie généralisée, notée (voir question Q15), vérifie en première approximation :
où est la capacité thermique massique à pression constante de l’air sec. Les approximations effectuées doivent être justifiées, notamment par des applications numériques. Dans cette question, nous considérons que la température maximale est de .
Q23 En déduire une expression du gradient thermique en fonction notamment de et .
Q24 Le gradient thermique pour une atmosphère saturée est noté :
où l’indice note le caractère saturé de l’atmosphère.
Déduire des résultats précédents que l’on a toujours :
Expliquer qualitativement l’origine physique de cette inégalité (2 phrases maximum).
Q25 Pour insister sur le caractère saturé de l’atmosphère, nous notons la quantité à saturation.
Exprimer en fonction de , et de dérivées partielles que l’on précisera.
Q26 Montrer l’égalité suivante :
avec et .
Q27 Montrer que le gradient thermique pour une atmosphère isentropique saturée vaut :
Les valeurs numériques correspondant à cette équation sont présentées en figure 7.
Q28 Calculer numériquement pour . En déduire quel terme de l’équation (14) est responsable de la variation de avec la température.
Q29 Expliquer à partir de l’équation (14) le sens de variation de avec de la figure 7. Retrouver la valeur de pour les basses températures.
Q30 Par analogie avec la partie 4.4, donner le critère de stabilité d’une atmosphère saturée.
Q31 Comparer la valeur de à la valeur du gradient thermique de l’atmosphère standard. Commenter.
Решение
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Le corrigé officiel n’est pas disponible dans l’archive.
Références
[1] K. N. Liou, An Introduction to Atmospheric Radiation, Academic Press (2002)
[2] Geoffrey K. Vallis, Atmospheric and Oceanic Fluid Dynamics, Cambridge University Press (2017)
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[5] Jean-Louis Dufresne et Jacques Treiner, L’effet de serre atmosphérique : plus subtil qu’on ne le croit !, Bulletin de l’Union des Physiciens, volume 105, pages 821–840 (2011)
[6] Wenyi Zhong and Joanna D. Haigh, The greenhouse effect and carbon dioxide, Weather, volume 68, no. 4, pages 100–105 (2013)
[7] Stephen E. Schwartz, Ressource Letter GECC-1 : The Greenhouse Effect and Climate Change : Earth’s Natural Greenhouse Effect, American Journal of Physics, volume 86(8), pages 565–576 (2018)
[8] Stephen E. Schwartz, Ressource Letter GECC-2 : The Greenhouse Effect and Climate Change : The intensified Greenhouse Effect, American Journal of Physics, volume 86(9), pages 645–656 (2018)
[9] David Archer, Global Warming : Understanding the Forecast, John Wiley & Sons
[10] M. Diallo, B. Legras, E. Ray, A. Engel, and J. A. Añel, Global distribution of CO in the upper troposphere and stratosphere, Atmosopheric Chemistry and Physics, volume 17, pages 3861–3878 (2017)
[11] Changements climatiques 2014 : Rapport de synthèse. Contribution des Groupes de travail I, II et III au cinquième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [Sous la direction de l’équipe de rédaction principale, R.K. Pachauri et L.A. Meyer]. GIEC, Genève, Suisse https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/SYR_AR5_FINAL_full_fr.pdf
Fin du sujet
Оригинал в Архива: PC_2021_ulm.pdf