X-ENS 2025, Приемен изпит, физика и химия · Юлм — Задача 2.1. Travail des forces de Laplace et théorème de Maxwell
ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2025 — FILIERE PC - Epreuve n° 7 — PHYSIQUE C (U) · 17 април 2025 г.
Consignes
JEUDI 17 AVRIL 2025 — 08h00 - 14h00
Durée : 6 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve
Autour de l’énergie électromagnétique
Cette épreuve propose d’étudier l’énergie électromagnétique de distributions de charges et de courants. On essaiera notamment de déterminer l’énergie de telles distributions à partir des travaux nécessaires pour les mettre en place, et de relier les différentes formulations possibles de ces énergies. On s’interrogera également sur la signification physique de l’énergie propre de telles distributions, en lien avec les différents modèles microscopiques utilisés pour décrire ces distributions.
Le sujet est divisé en deux parties largement indépendantes l’une de l’autre, la première traitant de l’énergie de distributions de charges en électrostatique et la deuxième traitant de l’énergie de distributions de courants dans l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS). Ces deux parties ont cependant été pensées pour être effectuées dans l’ordre, et les candidats sont encouragés à procéder ainsi.
Tout résultat fourni dans l’énoncé peut être utilisé pour les questions ultérieures, même s’il n’a pas été démontré. Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il (elle) le signale lisiblement sur sa copie, propose la correction et poursuit l’épreuve en conséquence.
La plus grande importance doit être accordée à la qualité de la rédaction et de la présentation. Certaines questions, marquées par une étoile (*), requièrent une réflexion plus poussée de la part des candidats, sans être nécessairement plus calculatoires. Elles seront valorisées en conséquence, même si le raisonnement est inachevé. Les réponses doivent être clairement argumentées, en s’appuyant si nécessaire sur des schémas, tout en restant aussi concises que possible.
Ce sujet comporte 15 pages, numérotées de 1 à 15.
Formulaire — Analyse vectorielle et intégrales utiles
— On désigne par :
- le gradient d’un champ scalaire ,
- la divergence d’un champ vecteur ,
- le rotationnel d’un champ vecteur .
— Pour et des champs scalaire et vecteur quelconques :
- ,
- .
— Notant , le gradient de vaut :
— Pour , et des champs scalaire et vecteurs quelconques :
— Le produit mixte de trois vecteurs , et possède les propriétés suivantes :
— Dans tout le sujet, on note les éléments de volume dans les intégrales, où l’indice repère des éléments de volume sur lesquels l’intégration est effectuée. On repère similairement et les éléments de surface et de longueur, respectivement.
— On rappelle les formulations des intégrales sur tout l’espace en coordonnées cartésiennes , cylindriques , et sphériques :
— On a :
où l’intégrale est effectuée sur tout l’espace et est un vecteur unitaire quelconque, et
Symétries et propriétés à grande distance des champs E et B
On rappelle quelques propriétés des champs électrique et magnétique créés par des distributions de charges et de courants . On note également le potentiel électrique.
— Symétries des champs par rapport aux charges et courants :
- les plans de symétrie de et sont de symétrie pour et d’antisymétrie pour ,
- les plans d’antisymétrie de et sont d’antisymétrie pour et de symétrie pour .
— Soit un plan de symétrie du champ dans un repère cartésien , on a :
où et sont les composantes normale et tangentielle de par rapport à ce plan. Pour , on a , et est donc contenu dans le plan de symétrie.
— Soit un plan d’antisymétrie du champ dans un repère cartésien , on a :
où et sont les composantes normale et tangentielle de par rapport à ce plan. Pour , on a , et est donc perpendiculaire au plan de symétrie.
— On considère les champs à grande distance de distributions finies de charges et de courants, de charge totale . En électrostatique, magnétostatique, et dans l’Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires (ARQS), on a :
- si , et décroissent respectivement en et ,
- si , et décroissent respectivement au moins en et ,
- quelle que soit , décroît au moins en .
— Discontinuité des champs électriques et magnétiques :
- les champs ne sont pas définis sur une distribution surfacique de charges,
- les champs ne sont pas définis sur une distribution linéique de courants.
Constantes fondamentales
— Vitesse de la lumière
— Constante de Planck
— Permittivité diélectrique du vide
— Perméabilité magnétique du vide
— Masse de l’électron
— Charge élémentaire
On rappelle que .
Условие
Deuxième partie — Énergie magnétique
On étudie dans cette partie l’énergie de distributions de courants dans des circuits conducteurs non-magnétiques. Sauf mention contraire, on n’étudiera que des systèmes d’extension spatiale finie. Par convention, on considérera que l’énergie d’interaction magnétique entre deux systèmes d’extension spatiale finie tend vers zéro quand la distance entre ceux-ci tend vers l’infini.
Dans toute cette partie, on se place également dans l’approximation des Régimes Quasi-Stationnaire (ARQS) magnétique. Dans cette approximation, les équations de Maxwell prennent la forme suivante :
On a également
et l’on supposera que l’on peut décomposer toute distribution volumique de courants en une somme continue de distributions filiformes à courant constant.
On cherche à estimer l’énergie associée à une distribution de courants dans un champ magnétique. Pour ce faire, on commence par suivre le même raisonnement que dans le début de la partie précédente, en étudiant le travail reçu par un élément de circuit parcouru par un courant lorsqu’il est déplacé dans un champ magnétique.
31 On considère un circuit filiforme orienté , parcouru par un courant constant et déplacé dans un champ magnétique . On considère un élément de ce circuit, soumis à un déplacement . Montrer que le travail élémentaire de la force de Laplace sur cet élément pour ce déplacement vaut
32 À l’aide d’un schéma, identifier à un élément de surface . En déduire que le travail des forces de Laplace sur le circuit lors d’une translation élémentaire vaut
où est un flux infinitésimal de champ magnétique sur une surface que l’on représentera graphiquement. Préciser explicitement sur le schéma l’orientation des vecteurs .
33 On suppose que le circuit , parcouru par un courant constant , subit un déplacement entre une position initiale à et une position finale à . Si l’on ne fixe aucune contrainte sur le champ magnétique :
a) L’intégration sur cette trajectoire du travail élémentaire précédent peut-elle être exprimée uniquement à partir des positions initiale et finale du circuit ?
b) Peut-elle être exprimée sinon à partir de la donnée de la trajectoire géométrique du circuit entre ces deux positions ?
c) Qu’en est-il si l’intensité parcourant le circuit varie avec le temps ?
34 On suppose à présent que le circuit effectue un déplacement à courant toujours constant, mais dans un champ stationnaire. Montrer que le travail des forces de Laplace pour un déplacement fini correspond à
où est la variation de flux de à travers le circuit , entre ses configurations initiale et finale, notées et , et est un facteur numérique à déterminer. On s’appuiera en particulier sur un schéma où l’on fera apparaître clairement les différentes grandeurs introduites. Ce résultat constitue le théorème de Maxwell.
35 En déduire l’énergie potentielle d’interaction d’un circuit parcouru par un courant constant dans un champ stationnaire. Que peut-on en déduire sur les déplacements spontanés d’un circuit rigide à courant constant dans un champ magnétique stationnaire ? Cette conclusion est-elle valide a priori pour des circuits non-rigides ?
On va vérifier la validité du théorème de Maxwell sur des cas simples. On considère pour cela un solénoïde de longueur grande devant son rayon , et bobiné avec spires par unité de longueur, parcourues par un courant . On se place dans un repère cartésien tel que l’axe est l’axe de symétrie de révolution du solénoïde. Le champ magnétique que celui-ci génère peut être approximé dans la suite, sauf mention contraire explicite, par celui d’un solénoïde infiniment long. On rappelle que le champ magnétique créé par un tel solénoïde est nul à l’extérieur de celui-ci, et vaut en son intérieur :
On commence par étudier le travail que reçoit une spire rigide carrée, de côté , au cours de ses déplacements à l’intérieur du solénoïde. On suppose que cette spire, parcourue par un courant constant , est disposée initialement dans le plan , centrée sur l’axe de symétrie du solénoïde, et de telle façon que le flux magnétique du champ du solénoïde à travers cette spire soit positif. On considère deux trajectoires, en supposant que la spire reste à l’intérieur du solénoïde :
A1 : la spire subit une translation dans le plan .
A2 : la spire subit une rotation autour d’une droite passant par son centre et alignée avec l’axe , jusqu’à se trouver dans le plan .
36 Calculer le travail des forces de Laplace sur la spire dans le cas A1, et le comparer au travail prédit par le théorème de Maxwell.
37 Calculer le travail des forces de Laplace sur la spire dans le cas A2, et le comparer au travail prédit par le théorème de Maxwell. On pourra utiliser sans la redémontrer, mais en justifiant sa validité, l’expression
du couple subi par un dipôle magnétique dans un champ uniforme . On pourra également accompagner les calculs d’un schéma.
On considère à présent une variation du rayon du solénoïde introduit précédemment, tout en gardant fixes ses paramètres et . On souhaite calculer le travail qu’il reçoit sous sa propre action lors de cette déformation. Cela est rendu difficile par le fait que lorsqu’on évalue le travail reçu par chaque élément de circuit sous l’action du champ magnétique, il faut exclure l’effet du champ magnétique généré par cet élément de circuit lui-même.
Pour étudier ce problème, on va procéder de façon similaire à ce qui a été fait dans la section 1.4 pour l’étude du travail d’une sphère chargée sur elle-même. On considère donc un élément du solénoïde, de la forme d’un carré de centre , de côté négligeable devant , et que l’on peut considérer comme plan. On va alors calculer la force exercée par le reste du solénoïde sur cet élément, en supposant que le champ magnétique créé par est homogène sur , et peut donc être évalué en . On note et les champs créés par et , respectivement. On décrira les courants dans l’élément comme ceux d’un ensemble de fils parallèles d’épaisseur négligeable.
Par la suite, on pourra utiliser un jeu de coordonnées cylindriques où l’axe reste l’axe de symétrie de révolution du solénoïde.
38* En vous appuyant notamment sur des schémas clairs, faisant apparaître explicitement les différents éléments du raisonnement, calculer la valeur du champ magnétique créé par au point .
39 En déduire que le solénoïde exerce sur lui-même une force qui peut être décrite comme une force de pression, qui vaut sur un élément orienté vers l’extérieur :
où l’on exprimera en fonction des paramètres pertinents du système. Commenter le sens de cette force en fonction du signe du courant .
40 En déduire le travail reçu par le solénoïde sous sa propre action lorsqu’il passe de façon quasi-statique d’un rayon à un rayon . Comparer ce résultat à celui obtenu par le théorème de Maxwell. Si ceux-ci ne sont pas en accord, proposer une justification.
Решение
Внимание: Непълно решение
L’archive ne contient pas de corrigé officiel pour cette épreuve.
Оригинал в Архива: PC_2025_ulm.pdf