X-ENS 2023, Приемен изпит, физика и химия — Задача 3. I.2.1 Transitions à un ou à deux photons et effet de recul
ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI — ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2023 — FILIERE PC - Epreuve n° 5 — PHYSIQUE B (XEULS) — Mesure de la constante de structure fine · 19 април 2023 г.
Constantes fondamentales et autres valeurs numériques
Constantes fondamentales et autres valeurs numériques :
- célérité de la lumière dans le vide :
- permittivité diélectrique du vide :
- charge élémentaire :
- constante de Planck :
- constante de Planck réduite :
- constante de Boltzmann :
- masse atomique d’un atome de Rubidium 87 :
Увод
Ce sujet propose de s’intéresser à la mesure de la constante de structure fine , dont Richard Feynman, célèbre physicien du XX siècle, disait qu’elle est “l’un des plus grands mystères de la physique : un nombre magique qui nous parvient sans que l’homme puisse le comprendre.”
Cette constante, sans dimension, est directement reliée à l’interaction électromagnétique. Elle est donnée par la relation :
Une valeur approchée de est . La mesure la plus précise à ce jour donne :
soit une incertitude relative de l’ordre de . Ce sujet a pour but d’expliquer comment la constante de structure fine a pu être mesurée avec une telle précision.
Условие
I.2 Mesure de la masse de l’atome de Rubidium 87
En mécanique quantique, un atome peut être décrit par une fonction d’onde dont l’évolution est donnée par l’équation de Schrödinger. De même qu’en interférométrie optique un faisceau lumineux est séparé en plusieurs sous-faisceaux, qui sont ensuite recombinés en sortie de l’interféromètre, l’interférométrie atomique consiste à “séparer spatialement” et à recombiner la fonction d’onde associée à un atome. Cette séparation de la fonction d’onde peut être effectuée à l’aide de séparatrices atomiques, qui sont des impulsions laser qui tirent profit de l’effet de recul associé à l’absorption ou l’émission d’un photon.
I.2.1 Transitions à un ou à deux photons et effet de recul
On considère un atome de Rubidium 87, de masse . L’énergie mécanique totale de l’atome, notée , peut être décomposée en trois parties : l’énergie cinétique et l’énergie potentielle de l’atome, et l’énergie mécanique des électrons (ou énergie électronique). L’énergie mécanique des électrons peut valoir , ou : on représente les états électroniques de l’atome sur la Fig. 1a. On prendra l’énergie potentielle constante dans ce qui suit, excepté dans la partie I.2.5. L’état est l’état fondamental, de durée de vie infinie. La durée de vie de l’état étant très grande devant celle de l’état , on la considère également comme infinie.
Un atome, initialement au repos dans le référentiel d’étude et dans l’état , absorbe un photon de quantité de mouvement et d’énergie (avec où ), et effectue une transition vers l’état d’énergie ( ou ).

4.a Usuellement, on néglige la variation de quantité de mouvement et la variation d’énergie cinétique lors de la transition (aussi appelée ”énergie de recul”). Quelle est alors l’énergie du photon nécessaire pour effectuer la transition ?
4.b On prend en compte l’“effet de recul”. Donner les relations de conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement lors du processus d’absorption du photon, en notant la variation de vitesse de l’atome (appelée “vitesse de recul”).
4.c À l’aide des deux relations précédentes, se ramener à une équation sur et montrer que . En déduire la variation de vitesse subie par l’atome lors de la transition. Effectuer l’application numérique pour pour chacune des transitions et .
4.d Comme nous le verrons plus loin, on tire profit de l’effet de recul en interférométrie atomique pour séparer la fonction d’onde : plus cet effet est important, mieux on sépare la fonction d’onde et meilleure est la sensibilité sur la mesure. Quels sont l’avantage et l’inconvénient associés à chaque transition ( ou ) pour transférer de la quantité de mouvement à un atome ?
Le “meilleur des deux mondes” peut être obtenu en effectuant des transitions à deux photons (ou transitions “Raman”). Le principe de telles transitions est présenté sur la Figure 1b : l’atome, initialement dans l’état , est plongé deux faisceaux lasers se propageant en sens opposés. L’atome absorbe un photon du premier laser, et émet un photon par émission stimulée par le deuxième laser. On note et les vecteurs d’ondes respectifs des deux lasers.
5. On fait l’approximation et on note alors et avec . Justifier que la variation de vitesse de l’atome est alors , où l’on précisera à quelle transition est associée la vitesse de recul . Donner la valeur numérique de , valeur que l’on retiendra pour la suite du problème.
Решение
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Pour aller plus loin
Pour aller plus loin :
Le Modèle standard est actuellement la théorie la plus aboutie pour décrire les particules élémentaires et trois des quatre interactions fondamentales de l’univers (interactions électromagnétique, forte et faible). En revanche, ce modèle n’inclut pas l’interaction gravitationnelle et ne permet ni de comprendre la “matière noire”, ni l’“énergie sombre”, ni les différences de proportion observées dans l’Univers entre matière et anti-matière. Les mesures extrêmement précises de certaines constantes fondamentales imposent des contraintes fortes sur les nouvelles théories candidates, et permettent d’écarter celles dont les prévisions sont incompatibles avec les résultats de la mesure.
Comme indiqué au début du sujet, la mesure la plus précise de a été effectuée par interférométrie atomique, et repose sur la mesure de la masse de l’atome de Rubidium 87.
La valeur de reportée en Éq. (3) est déterminée à partir d’une autre mesure : la valeur du “moment magnétique anomal” de l’électron¹, grandeur sans dimension notée . Cette grandeur peut être reliée théoriquement à par des calculs effectués dans le cadre du Modèle Standard :
Les dix premiers termes de cette série, et le terme , ont pu être calculés numériquement avec précision. La mesure de et l’inversion de l’équation précédente a pu conduire à la valeur de donnée par l’Éq. (3).
L’accord entre ces deux mesures de est à l’heure actuelle l’un des tests les plus robustes du Modèle Standard.
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¹ Le rapport du moment magnétique et du moment cinétique d’un électron est appelé “facteur de Landé”, noté . L’équation de Dirac, qui décrit les particules relativistes de spin 1/2, prédit que le facteur de Landé est égal à 2 pour l’électron. Expérimentalement, le facteur de Landé mesuré est légèrement différent de 2 (sa valeur expérimentale est très proche de ). Le moment magnétique anomal de l’électron est défini comme : .
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