X-ENS 2023, Приемен изпит, физика и химия — Задача 7. I.2.5 Effet systématique dû à la gravité
ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI — ECOLES NORMALES SUPERIEURES — CONCOURS D’ADMISSION 2023 — FILIERE PC - Epreuve n° 5 — PHYSIQUE B (XEULS) — Mesure de la constante de structure fine · 19 април 2023 г.
Constantes fondamentales et autres valeurs numériques
Constantes fondamentales et autres valeurs numériques :
- célérité de la lumière dans le vide :
- permittivité diélectrique du vide :
- charge élémentaire :
- constante de Planck :
- constante de Planck réduite :
- constante de Boltzmann :
- masse atomique d’un atome de Rubidium 87 :
Увод
Ce sujet propose de s’intéresser à la mesure de la constante de structure fine , dont Richard Feynman, célèbre physicien du XX siècle, disait qu’elle est “l’un des plus grands mystères de la physique : un nombre magique qui nous parvient sans que l’homme puisse le comprendre.”
Cette constante, sans dimension, est directement reliée à l’interaction électromagnétique. Elle est donnée par la relation :
Une valeur approchée de est . La mesure la plus précise à ce jour donne :
soit une incertitude relative de l’ordre de . Ce sujet a pour but d’expliquer comment la constante de structure fine a pu être mesurée avec une telle précision.
Условие
Dans cette section, l’énergie potentielle d’un atome n’est plus considérée comme constante au cours de la trajectoire. On cherche à estimer l’effet de la gravité sur la mesure.
Il est essentiel, dans une mesure d’une telle exactitude, d’écarter toute source d’erreur possible. L’Éq. (14) montre que l’interféromètre est sensible à la variation de vitesse des atomes. L’accélération de la pesanteur induit une variation de vitesse au cours de la propagation des atomes, qui résulte en un décalage supplémentaire des franges. Nous allons estimer cet effet. L’accélération de la pesanteur est portée par l’axe et est dirigée dans le sens des décroissants.
14.a L’énergie potentielle d’un atome n’est pas constante au cours de la trajectoire. Montrer néanmoins que l’Éq. (14) reste valable lorsque le champ de pesanteur est uniforme.
14.b Exprimer les vitesses et le long des trajets ABCD et AB’C’D en prenant cette fois en compte l’effet de la pesanteur. En déduire le déphasage , et l’exprimer sous la forme
où et où est un terme à expliciter. On prend . Calculer , l’effet relatif du décalage des franges dû uniquement à la pesanteur et dû uniquement à la variation de vitesse . L’effet de la pesanteur est-il négligeable au vu de la sensibilité requise sur la mesure ?
14.c On effectue une mesure en accélérant les atomes vers le haut (), puis une autre en les accélérant vers le bas (). Expliquer comment ces deux mesures permettent de compenser le décalage des franges dû à la gravité.
On constate qu’il est important de compenser les erreurs associées à une mesure aussi précise. Dans la partie suivante, nous nous intéressons à la source principale d’erreur de la mesure de par interférométrie atomique, qui vient de la courbure du front d’onde des lasers utilisés pour modifier la vitesse des atomes.
Решение
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Pour aller plus loin
Pour aller plus loin :
Le Modèle standard est actuellement la théorie la plus aboutie pour décrire les particules élémentaires et trois des quatre interactions fondamentales de l’univers (interactions électromagnétique, forte et faible). En revanche, ce modèle n’inclut pas l’interaction gravitationnelle et ne permet ni de comprendre la “matière noire”, ni l’“énergie sombre”, ni les différences de proportion observées dans l’Univers entre matière et anti-matière. Les mesures extrêmement précises de certaines constantes fondamentales imposent des contraintes fortes sur les nouvelles théories candidates, et permettent d’écarter celles dont les prévisions sont incompatibles avec les résultats de la mesure.
Comme indiqué au début du sujet, la mesure la plus précise de a été effectuée par interférométrie atomique, et repose sur la mesure de la masse de l’atome de Rubidium 87.
La valeur de reportée en Éq. (3) est déterminée à partir d’une autre mesure : la valeur du “moment magnétique anomal” de l’électron¹, grandeur sans dimension notée . Cette grandeur peut être reliée théoriquement à par des calculs effectués dans le cadre du Modèle Standard :
Les dix premiers termes de cette série, et le terme , ont pu être calculés numériquement avec précision. La mesure de et l’inversion de l’équation précédente a pu conduire à la valeur de donnée par l’Éq. (3).
L’accord entre ces deux mesures de est à l’heure actuelle l’un des tests les plus robustes du Modèle Standard.
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¹ Le rapport du moment magnétique et du moment cinétique d’un électron est appelé “facteur de Landé”, noté . L’équation de Dirac, qui décrit les particules relativistes de spin 1/2, prédit que le facteur de Landé est égal à 2 pour l’électron. Expérimentalement, le facteur de Landé mesuré est légèrement différent de 2 (sa valeur expérimentale est très proche de ). Le moment magnétique anomal de l’électron est défini comme : .
Оригинал в Архива: PC_2023.pdf