X-ENS 2024, Приемен изпит, физика и химия · Юлм — Задача 3. $N$ particules interagissant par une force en $1/r^3$

ECOLES NORMALES SUPERIEURES · CONCOURS D’ADMISSION 2024 · FILIERE PC - Epreuve n° 7 · PHYSIQUE C (U) · 18 април 2024 г.

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Consignes

JEUDI 18 AVRIL 2024 — 08h00 - 14h00

Durée : 6 heures

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve

Début de l’épreuve

Ce sujet comporte 13 pages numérotées de 1 à 13.

Consignes et indications générales
  • On néglige la gravité dans tout le sujet.
  • Aucune question ne fait appel à la mécanique quantique.
  • La justification des réponses et des étapes de raisonnement est prise en compte dans la notation.
  • Pour les questions ouvertes appelant une justification ou une discussion, la longueur de la réponse attendue est entre quelques mots et quelques lignes (mais les réponses plus longues ne sont pas sanctionnées).
  • Il est parfois demandé de vérifier que l’on retrouve une expression déjà obtenue dans une question précédente, ce qui peut aider à détecter et corriger d’éventuelles erreurs.
Notations et conventions
  • (Oxyz)(Oxyz) est un repère orthonormé, fixe dans le référentiel du laboratoire considéré comme un référentiel galiléen. Les vecteurs unitaires associés sont notés (u⃗x,u⃗y,u⃗z)(\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z).
  • Élément de volume : dτ=dx dy dzd\tau = dx\,dy\,dz.
  • Norme d’un vecteur : A=∥A⃗∥A = \|\vec{A}\|.
  • f˙\dot{f} désigne la dérivée temporelle dfdt\dfrac{df}{dt} d’une fonction f(t)f(t), et f¨=d2fdt2\ddot{f} = \dfrac{d^2f}{dt^2}.
  • Pour une fonction f(r⃗)f(\vec{r}) qui ne dépend pas de la direction de r⃗\vec{r}, on pourra noter f(r)f(r) au lieu de f(r⃗)f(\vec{r}).
  • « Positif » signifie « supérieur ou égal à zéro ».
Formulaire

En coordonnées sphériques :

grad→ f=∂f∂r u⃗r+1r ∂f∂θ u⃗θ+1r sin⁡θ ∂f∂φ u⃗φ,div A⃗=1r2 ∂∂r(r2Ar)+1r sin⁡θ ∂∂θ(sin⁡θ  Aθ)+1r sin⁡θ ∂Aφ∂φ.\begin{aligned} \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, f &= \frac{\partial f}{\partial r}\,\vec{u}_r + \frac{1}{r}\,\frac{\partial f}{\partial \theta}\,\vec{u}_\theta + \frac{1}{r\,\sin\theta}\,\frac{\partial f}{\partial \varphi}\,\vec{u}_\varphi ,\\ \mathrm{div}\,\vec{A} &= \frac{1}{r^2}\,\frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 A_r\right) + \frac{1}{r\,\sin\theta}\,\frac{\partial}{\partial \theta}\left(\sin\theta\; A_\theta\right) + \frac{1}{r\,\sin\theta}\,\frac{\partial A_\varphi}{\partial \varphi} . \end{aligned}
div(f A⃗)=grad→ f⋅A⃗+f div A⃗\mathrm{div}\left(f\,\vec{A}\right) = \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, f \cdot \vec{A} + f\,\mathrm{div}\,\vec{A}
Données numériques

Masse molaire du lithium 6 : M(6Li)=6,02 g⋅mol−1M\left({}^{6}\mathrm{Li}\right) = 6{,}02\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}

Nombre d’Avogadro : NA=6,02×1023 mol−1\mathscr{N}_A = 6{,}02 \times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}

k=1,02×10−18 kg⋅s−2k = 1{,}02 \times 10^{-18}\ \mathrm{kg\cdot s^{-2}}

σ=60 μm\sigma = 60\ \mu\mathrm{m}

Увод

On appelle « système de particules en interaction » un système composé de NN particules interagissant entre elles. Il peut s’agir par exemple de molécules dans un gaz ou un liquide, d’électrons et d’ions dans un plasma, ou encore d’étoiles dans une galaxie.

D’ordinaire, ces systèmes ont les caractéristiques suivantes. Dès que N>2N > 2, il est impossible d’obtenir des résultats exacts sur l’évolution en fonction du temps des positions des NN particules par des calculs analytiques, c’est-à-dire sans utiliser de simulations numériques. Cependant, lorsque NN est grand, le comportement du système devient plus simple à décrire. Au bout d’un certain temps, le système atteint un état d’équilibre, décrit par la thermodynamique ou la statique des fluides. Ceci est vrai même si le système n’échange pas de chaleur avec son environnement. Pour décrire cet état d’équilibre aux échelles macroscopiques ou mésoscopiques, il suffit de connaître quelques fonctions qui relient entre elles des grandeurs thermodynamiques telles que la pression, la température ou l’énergie interne. La détermination de ces fonctions nécessite de construire des tableaux de données à partir de mesures expérimentales ou de simulations numériques (à la différence d’un gaz parfait, pour lequel ces fonctions ont des expressions connues). De plus, l’évolution d’un fluide en fonction du temps peut être décrite par la mécanique des fluides, qui fait intervenir quelques grandeurs supplémentaires telles que la viscosité dynamique. Ces grandeurs (appelées coefficients de transport) sont des fonctions des grandeurs thermodynamiques, et la détermination de ces fonctions nécessite là encore de construire des tableaux de données à partir d’expériences ou de simulations numériques.

Certains systèmes particuliers de particules en interaction possèdent des propriétés qui font exception à une ou plusieurs des caractéristiques énoncées dans le paragraphe précédent : on qualifiera de telles propriétés de propriétés extraordinaires.

Nous serons amenés à rencontrer de telles propriétés extraordinaires dans les parties 3 et 4. Alors que le système étudié en partie 3 n’a pas à ce jour de réalisation expérimentale, la partie 4 est reliée à des expériences actuelles avec des gaz froids. La partie 1 concerne la réalisation d’un piège optique pouvant servir dans ces expériences. Les parties suivantes sont indépendantes de la partie 1, à l’exception de deux questions où un lien avec la partie 1 sera indiqué dans l’énoncé. La partie 2 concerne un problème à une particule dont l’étude est utile pour les parties 3 et 4.

Условие

Dans cette partie, on considère NN particules ponctuelles de masse mm se déplaçant dans l’espace à trois dimensions. On note r⃗i\vec{r}_i le vecteur position de la particule ii, où l’entier ii est compris entre 1 et NN.

Les forces en jeu sont les suivantes :

  • Chaque particule est soumise à une force extérieure conservative. On note Uext(r⃗)U_{\mathrm{ext}}(\vec{r}) l’énergie potentielle associée, aussi appelée potentiel extérieur. La force extérieure subie par la particule ii est notée F⃗ext,i\vec{F}_{\mathrm{ext},i}.
  • Les particules interagissent entre elles. Chacune des NN particules exerce une force sur chacune des N−1N - 1 autres particules. La force d’interaction exercée par la particule jj sur la particule ii, notée F⃗j→i\vec{F}_{j\to i}, est supposée telle que
    • sa direction est celle de la droite joignant les particules ii et jj,
    • son sens correspond à une répulsion entre particules,
    • sa norme est inversement proportionnelle au cube de la distance entre les particules, soit ∥F⃗j→i∥=αrij3\|\vec{F}_{j\to i}\| = \dfrac{\alpha}{{r_{ij}}^3}, où α\alpha est un paramètre constant positif, et rijr_{ij} est la distance entre les particules ii et jj.

On note Si\mathscr{S}_i l’ensemble des entiers différents de ii compris entre 1 et NN, soit Si={1;2;… ;N}∖{i}\mathscr{S}_i = \{1; 2; \dots; N\} \setminus \{i\}.

Pour désigner la somme sur les entiers ii et jj compris entre 1 et NN tels que i≠ji \neq j, on utilise la notation concise ∑i≠j\displaystyle\sum_{i\neq j} au lieu de ∑i=1N∑j∈Si\displaystyle\sum_{i=1}^{N}\sum_{j\in\mathscr{S}_i}.

On note EcinE_{\mathrm{cin}} l’énergie cinétique totale du système constitué des NN particules. On définit les grandeurs

Eext=∑i=1NUext(r⃗i)E_{\mathrm{ext}} = \sum_{i=1}^{N} U_{\mathrm{ext}}(\vec{r}_i)
Eint=α4 ∑i≠j 1rij2.E_{\mathrm{int}} = \frac{\alpha}{4}\,\sum_{i\neq j}\,\frac{1}{{r_{ij}}^2} .

On admettra que E=Ecin+Eext+EintE = E_{\mathrm{cin}} + E_{\mathrm{ext}} + E_{\mathrm{int}} est une constante du mouvement (EE est l’énergie mécanique totale du système des NN particules).

3.1 Potentiel extérieur quelconque

Dans cette sous-partie, on ne fait aucune hypothèse concernant la forme du potentiel extérieur Uext(r⃗)U_{\mathrm{ext}}(\vec{r}).

14) Écrire l’expression reliant F⃗ext,i\vec{F}_{\mathrm{ext},i} à la fonction UextU_{\mathrm{ext}}.

15) Exprimer F⃗j→i\vec{F}_{j\to i} en fonction de r⃗i\vec{r}_i, r⃗j\vec{r}_j, rijr_{ij} et α\alpha.

On pose

G=∑i=1Nri2G = \sum_{i=1}^{N} r_i^2

où ri2=∥r⃗i∥2r_i^2 = \|\vec{r}_i\|^2.

16) Exprimer m G¨m\,\ddot{G} en fonction de Ecin+EintE_{\mathrm{cin}} + E_{\mathrm{int}} et de ∑i=1Nr⃗i⋅F⃗ext,i\displaystyle\sum_{i=1}^{N}\vec{r}_i\cdot\vec{F}_{\mathrm{ext},i}.

3.2 Potentiel extérieur harmonique

Dans cette sous-partie, on considère le cas d’un potentiel extérieur de la forme Uext(r⃗)=12 k r2U_{\mathrm{ext}}(\vec{r}) = \dfrac{1}{2}\,k\,r^2 avec kk une constante strictement positive. On pose ω=km\omega = \sqrt{\dfrac{k}{m}}.

17) Montrer que G(t)G(t) vérifie la même équation différentielle que celle obtenue pour g(t)g(t) à la question 8. En déduire l’expression de G(t)G(t) en fonction de tt, ω\omega, Ek\dfrac{E}{k}, et des grandeurs G0=G(t=0)G_0 = G(t = 0) et H0=G˙(t=0)H_0 = \dot{G}(t = 0).

18) Dans cette question on considère le cas où α=0\alpha = 0. En utilisant le résultat de la question 1b, exprimer G(t)G(t) en fonction de tt, de ω\omega, des r⃗i(0)\vec{r}_i(0) et des v⃗i(0)\vec{v}_i(0). Vérifier que cette expression de G(t)G(t) est équivalente à celle obtenue à la question 17.

19) Dans le cas où α\alpha est non nul, donner des raisons pour lesquelles le résultat trouvé pour G(t)G(t) à la question 17 est une propriété extraordinaire, dans le sens défini dans l’introduction du sujet.

3.3 Boîte sphérique

Dans cette sous-partie, on considère la situation suivante :

  • Les NN particules sont enfermées dans une boîte sphérique de rayon ℓ\ell centrée à l’origine. La paroi de la boîte est donc l’ensemble des points de vecteur position r⃗\vec{r} tel que r=ℓr = \ell (la paroi étant considérée comme infiniment fine, pour simplifier la discussion).
  • F⃗ext,i\vec{F}_{\mathrm{ext},i} est la force exercée par la paroi de la boîte sur la particule ii.
  • Le potentiel extérieur correspondant UextU_{\mathrm{ext}} vérifie les propriétés suivantes (on ne s’intéresse qu’à l’intérieur de la boîte, soit r<ℓr < \ell) :
    • (a) Uext(r⃗)=Uext(r)U_{\mathrm{ext}}(\vec{r}) = U_{\mathrm{ext}}(r) ne dépend pas de la direction de r⃗\vec{r}
    • (b) Uext(r)=0U_{\mathrm{ext}}(r) = 0 pour ℓ−r\ell - r supérieur à une certaine longueur ℓ∗\ell_* qui vérifie ℓ∗≪ℓ\ell_* \ll \ell
    • (c) Uext(r)U_{\mathrm{ext}}(r) est une fonction croissante et continue de rr
    • (d) Uext(r)⟶r→ℓ+∞U_{\mathrm{ext}}(r) \underset{r\to\ell}{\longrightarrow} +\infty.

20) Tracer l’allure de la fonction Uext(r)U_{\mathrm{ext}}(r).

Dans la suite, on note ⟨f⟩\langle f\rangle la moyenne temporelle sur une durée infiniment longue d’une grandeur dépendante du temps f(t)f(t), soit

⟨f⟩=lim⁡tmax⁡→∞ 1tmax⁡∫0tmax⁡f(t) dt.\langle f\rangle = \lim_{t_{\max}\to\infty}\ \frac{1}{t_{\max}}\int_0^{t_{\max}} f(t)\,dt .

Ainsi ⟨G¨⟩\left\langle \ddot{G}\right\rangle désigne la moyenne temporelle sur une durée infiniment longue de G¨(t)\ddot{G}(t).

21) a) Montrer que ∣G˙(t)∣⩽D|\dot{G}(t)| \leqslant D où DD est une quantité indépendante de tt dont on donnera l’expression.

b) En déduire que ⟨G¨⟩=0\left\langle \ddot{G}\right\rangle = 0.

Dans la suite, on considère une boîte de taille macroscopique contenant un grand nombre de particules. On admet que le système des NN particules peut être considéré comme un fluide à l’équilibre, et on note PP la pression du fluide au niveau de la paroi.

22) Justifier en quelques mots le fait que la valeur de PP est la même en tout point de la paroi.

23) Pourquoi peut-on considérer que ℓ∗≪ℓ\ell_* \ll \ell ? On attend une réponse brève, sans calcul ni estimation d’ordre de grandeur.

24) On note u⃗i\vec{u}_i le vecteur unitaire r⃗iri\dfrac{\vec{r}_i}{r_i}. Exprimer F⃗ext,i\vec{F}_{\mathrm{ext},i} en fonction de u⃗i\vec{u}_i et de Fext,i=∥F⃗ext,i∥F_{\mathrm{ext},i} = \|\vec{F}_{\mathrm{ext},i}\|.

25) On définit une surface Σ\Sigma et un volume R\mathcal{R} comme suit (voir figure 1) :

  • Σ\Sigma est une petite portion de la paroi. La forme de Σ\Sigma est approximativement un carré de côté ℓΣ\ell_\Sigma, avec ℓΣ≪ℓ\ell_\Sigma \ll \ell.
  • R\mathcal{R} est l’ensemble des points MM dont le vecteur position est de la forme OM→=u OM′→\overrightarrow{OM} = u\,\overrightarrow{OM'} avec M′∈ΣM' \in \Sigma et uu compris entre 0 et 1.

a) On note F⃗ext,R\vec{F}_{\mathrm{ext},\mathcal{R}} la force exercée par la paroi sur le fluide contenu dans R\mathcal{R}. Donner une expression approchée simple de F⃗ext,R\vec{F}_{\mathrm{ext},\mathcal{R}} faisant apparaître PP. Indiquer deux conditions sur ℓΣ\ell_\Sigma (en plus de ℓΣ≪ℓ\ell_\Sigma \ll \ell) pour que cette expression soit valable.

b) On note SR\mathscr{S}_{\mathcal{R}} l’ensemble des entiers ii appartenant à {1;2;… ;N}\{1; 2; \dots; N\} tels que la particule ii est située dans la région R\mathcal{R}. En utilisant le résultat obtenu à la question 25a, obtenir une expression approchée simple de ∑i∈SRFext,i\displaystyle\sum_{i\in\mathscr{S}_{\mathcal{R}}} F_{\mathrm{ext},i} faisant apparaître PP.

c) En déduire une expression approchée simple de ∑i=1NFext,i\displaystyle\sum_{i=1}^{N} F_{\mathrm{ext},i} faisant apparaître PP.

Cercle en tirets centré sur le point O ; en haut, un petit arc épais étiqueté Σ (étiquette cerclée reliée par une flèche) ; un secteur étroit hachuré, étiqueté R, relie O à cet arc.
Figure 1 – Vue en coupe dans un plan passant par l’origine OO, montrant l’intersection de ce plan avec la paroi de la boîte (cercle tireté), avec la surface Σ\Sigma (arc de cercle en trait continu épais), et avec le volume R\mathcal{R} (zone hachurée).

26) On identifie la moyenne temporelle ⟨Ecin+Eint⟩\langle E_{\mathrm{cin}} + E_{\mathrm{int}}\rangle avec l’énergie interne UU du fluide. Montrer que

U≈32 P V(3)U \approx \frac{3}{2}\,P\,V \qquad (3)

où VV est le volume de la boîte. On utilisera notamment les résultats des questions 16 et 25c.

27) Dans le cas où α=0\alpha = 0, montrer directement que U=32 P VU = \dfrac{3}{2}\,P\,V en utilisant des relations thermodynamiques connues et sans utiliser les résultats des questions précédentes.

Решение

Внимание: Непълно решение

В архива няма официално решение на тази задача.


Оригинал в Архива: PC_2024_ulm.pdf